S. Pierre Gonzalez
15 avril

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Saint Pierre Gonzalez était Espagnol ; il vint au monde l’an 1190, Clément III étant pape, Frédéric Ier Barberousse empereur romain germanique et Alphonse IX roi de Léon. Nommé chanoine et bientôt doyen du chapitre d’Astorga, il était tout entier absorbé par des pensées de vaine gloire. Une grande humiliation le fit rentrer en lui-même : au jour même de son installation dans sa charge, son cheval, faisant un faux pas, le jeta dans la boue, au grands éclats de rire de la foule : « Puisque le monde se moque de moi, je me moquerai de lui à mon tour » s’écria saint Pierre Gonzalez, et peu après il entrait chez les Dominicains.

Après avoir fait son noviciat et ses études, à l’édification de tous ses frères, il remplit avec un zèle infatigable les deux ministères de la prédication et de la confession. Rien ne pouvait le retenir quand il s’agissait de travailler au salut du prochain : il quittait tout, l’étude, le repos, le boire, le manger, et volait à la conquête des âmes. Partout où il passait, il prêchait la pénitence, et la foule se précipitait sur son chemin pour recueillir les paroles de suavité qui sortaient de sa bouche.

Appelé à la cour de saint Ferdinand, il s’appliqua à la rendre chrétienne ; ses exemples donnaient à sa parole une grande autorité, car au milieu de la magnificence qui l’entourait, il vivait avec la même austérité que dans le cloître.

Quelques seigneurs licencieux résolurent de le perdre et gagnèrent à prix d’argent une courtisane pour le séduire. Saint Pierre Gonzalez, comprenant les intentions de la malheureuse femme, allume un grand feu et se place au milieu, enveloppé de son manteau. À la vue du prodige, la misérable tombe à genoux et se converti sincèrement ; les seigneurs qui l’avaient gagnée en firent autant.

Bientôt saint Pierre Gonzalez quitta la cour ; il se fit l’apôtre des campagnes et l’apôtre des matelots dans les villes maritimes. Un jour qu’il prêchait, le démon souleva un orage épouvantable, et la foule s’enfuyait déjà cherchant un abri, quand saint Pierre Gonzalez, par un grand signe de croix, divisa les nuages, de sorte qu’il ne tomba pas une goutte d’eau.

Saint Pierre Gonzalez, averti de sa mort prochaine, continua ses prédications jusqu’au dernier jour de sa vie, et rendit doucement son âme au Seigneur, en l’année 1246, Innocent IV étant pape, Frédéric II empereur des Romains et Ferdinand III le Saint roi de Castille et de Léon. On raconte qu’il délivra très souvent par miracle des matelots qui avaient imploré son secours dans le danger.


Lundi 4 mai 2026
Ste Monique,

veuve
3e classe

Temps Pascal



Oraison - collecte
Ô Dieu, consolateur des affligés et salut de ceux qui mettent en Vous leur espérance, Vous qui avez miséricordieusement agréé les pieuses larmes que répandait la bienheureuse Monique pour la conversion de son fils Augustin, donnez-nous, à la pieuse intercession de l’un et de l’autre, la grâce de déplorer nos péchés et d’en trouver le pardon en Votre indulgence. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Née en Afrique en 332, sainte Monique se maria à un païen qu’elle convertit par ses vertus. Devenue veuve, elle se dévoua à son fils Augustin, dont l’esprit était corrompu par l’erreur manichéenne et le cœur par les mœurs dissolues de Rome.


Nuit et jour elle pria et « le pleura avec plus de larmes que d’autres mères n’en répandent sur un cercueil » (Saint Augustin, Les Confessions). Elle était en effet avant tout pénétrée de la crainte de Dieu et savait que pour ne pas être rejetée dans la séparation dernière des bons et des méchants, l’âme doit se sacrifier. Et elle expia pour les fautes d’Augustin. « Eussiez-Vous pu, Seigneur, écrit celui-ci, mépriser le cœur contrit et humilié d’une veuve chaste et sobre ? Eussiez-Vous bien rejeté les pleurs de celle qui ne Vous demandait ni argent, ni aucune autre chose temporelle, mais seulement le salut de l’âme de son fils ? »


« Dieu agréa dans Sa miséricorde les larmes de la charité de la bienheureuse Monique », et ces deux âmes partagent maintenant la joie de Jésus ressuscité. Sainte Monique mourut à Ostie l’an 387.

 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Se rappeler ce que saint Augustin doit aux larmes de sainte Monique, sa mère. Nous rappeler ce que nous devons à ceux qui ont versé des larmes pour nous.

Méditation du jour
Si un verre d’eau aura sa récompense, qu’en sera-t-il des larmes versées pour le salut des âmes ?  suite

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