S. Lazare de Constantinople
23 février

On lit au Martyrologe romain de ce jour :


À Constantinople, saint Lazare moine. Occupé à peindre les saintes images, il fut pour ce motif et par ordre de l’empereur iconoclaste Théophile, tourmenté par de cruels supplices, et on lui brûla la main avec un fer brûlant ; mais guéri par la puissance divine, il peignit de nouveau les saintes images qu’on avait grattées, et enfin il reposa en paix.

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Saint Lazare vivait au IXe siècle, sous l’empire de Théophile, grand fauteur des hérétiques surnommés Iconoclastes (briseurs d’images). Ce prince cruel, pour venir à bout de son dessein, déclara particulièrement la guerre à tous les peintres Chrétiens, qu’il résolut de faire mourir, s’ils ne crachaient eux-mêmes sur les saintes images et ne les foulaient aux pieds.

Notre Saint, qui excellait en l’art de peindre, était donc l’un de ceux qui furent arrêtés pour ce sujet. Dès que l’empereur l’eut vu, il s’efforca de le gagner par de belles paroles, afin qu’il se rangeât de son parti ; mais, voyant qu’il perdait son temps et sa peine, il eut recours à ses violences ordinaires, et fit tourmenter ce religieux avec tant de cruauté, que, ne le croyant plus en état de pouvoir vivre, il le fit jeter dans un cloaque. Mais, peu de temps après, le confesseur de Jésus-Christ, ayant recouvré quelque peu de force et de santé, recommença à travailler à ses ouvrages ordinaires et à peindre des images ; Théophile lui fit appliquer des lames de fer ardentes sur les paumes des mains, ce qui lui consuma toute la chair et le fit tomber demi-mort. Alors la divine Providence, qui voulait réserver ce bon peintre pour servir encore Son Église, permit que Théophile, gagné par les prières de sa femme, l’impératrice sainte Théodora, et de ses favoris, fît sortir notre Saint de prison. Étant délivré de la sorte, il se tint quelque temps caché à Constantinople, dans une église de saint Jean-Baptiste, que l’on appelait la Terrible ; là, ce pieux peintre, quoique estropié des mains, ne laissa pas de faire une image du saint précurseur ; elle a duré longtemps, et Dieu s’en est servi pour faire beaucoup de miracles.


Quelques années après, cet empereur mourut misérablement de dysenterie à la suite d’une bataille qu’il avait perdue contre les Sarrasins (842) ; et Michel III, son fils, lui succéda à l’empire. Ce prince ayant rétabli, par le soin de sa mère, le culte des saintes images, le religieux saint Lazare se remit plus que jamais à travailler à de beaux ouvrages, parmi lesquels on remarque une excellente image de Notre-Seigneur Jésus-Christ, qu’il posa sur une colonne d’airain. Supplié par la sainte impératrice Théodora de pardonner à son mari défunt et de prier Dieu pour son âme, pour qu’Il lui fît miséricorde, il lui répondit qu’il n’était plus temps de fléchir la justice de Dieu. Néanmoins, plusieurs auteurs rapportent que cette pieuse princesse sollicita instamment le Patriarche Méthodius, et les autres Évêques assemblés pour célébrer l’anniversaire d’une fête appelée Orthodoxie, de prier Dieu pour l’empereur son mari, et que les Prélats le firent avec une telle ferveur, qu’ils obtinrent de la miséricorde divine la rémission de tous ses crimes. On peut voir là-dessus Bollandus en la vie de sainte Théodora, au 11 de ce mois.


Michel, persuadé du mérite de notre Saint, l’an troisième de son empire, l’honora d’une célèbre ambassade d’obédience, vers le Pape Benoit III, nouvellement élu, et le chargea de lui présenter de sa part un livre des Évangiles, couvert d’or massif et enrichi de pierres précieuses ; un calice de semblable matière et plusieurs autres ornements d’église en étoffes fort rares : ce qui montre combien Dieu sait honorer Ses serviteurs, et quelle récompense Il donne, même dès ce monde, à ceux qui ont enduré quelque peine pour Sa gloire et pour la justice.


On ne sait rien des autres actions de saint Lazare, sinon qu’il passa le reste de sa vie dans un grand repos. Les Grecs, dans leur Ménologe, disent qu’il mourut en chemin, dans un second voyage qu’il fit à Rome. On n’en peut déterminer l’année : il est probable que ce fut vers l’an 870. Il est parlé, dans le Ménologe, au 17 octobre, d’une translation des reliques d’un saint Lazare, de la ville de Chitti à Constantinople, sous l’empereur Léon VI. Il y en a qui croient que ce sont les reliques de saint Lazare, frère de sainte Madeleine et de sainte Marthe de Béthanie, et non pas celles de notre Saint.


Le Martyrologe romain parle avec honneur de saint Lazare de Constantinople, le 23 février, comme aussi Zonate et Cédrène ; et le cardinal Baronius en ses Remarques, et aux 9e et 10e tomes de ses Annales.


Dimanche 4 octobre 2026
19e dimanche après la Pentecôte
Solennité de Notre-Dame
du Très Saint Rosaire

2e classe
Temps après la Pentecôte

Mémoire de 19e dimanche après la Pentecôte


S. François d’Assise,

confesseur



Oraison - collecte
En France : Pour la solennité du Rosaire :


Ô Dieu, dont le Fils unique nous a ménagé le bienfait du salut éternel par Sa vie, Sa mort et Sa résurrection ; faites, nous Vous en prions, qu’honorant ces mystères au moyen du très saint Rosaire de la bienheureuse Vierge Marie, nous imitions ce qu’ils contiennent, et obtenions ce qu’ils promettent. Par le même Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-t-il.


et mémoire du 19e dimanche après la Pentecôte :


Nous Vous supplions, Seigneur, de gardez Votre famille par l’assistance continuelle de Votre bonté, afin que, par Votre protection, elle soit délivrée de toute adversité et qu’elle soit fervente dans la pratique des bonnes œuvres, pour la gloire de Votre Nom. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Né à Assise, en Ombrie, saint François fut suscité par Dieu pour travailler en même temps que saint Dominique au relèvement moral du monde, à une époque des plus troublées.

Appelé Jean à son baptême, il reçut le nom de François de son père, car ce fut après une heureuse tournée commerciale en France, qu’il trouva au retour son nouveau-né.


« Plus ce sublime insensé, dit de Montalembert, se cachait et s’avilissait pour se rendre digne, par l’humilité et le mépris des hommes, d’être le vaisseau de l’amour divin, plus, par un effet merveilleux de la grâce, les hommes se précipitèrent à sa suite ». Saint François eut bientôt des disciples qui se réduisirent à la même pauvreté que lui et partagèrent son ardeur pour la conversion des peuples.

« Mes frères, leur disait-il, prêchons la pénitence, plus par nos exemples que par nos paroles ». Il leur donna ensuite une Règle qui fut approuvée, en 1210, par Innocent III. L’année suivante, il obtint des Bénédictins la petite église de Notre-Dame-des-Anges appelée Portioncule et qui fut le berceau de son Ordre.


Cette nouvelle famille religieuse dont il enrichit l’Église, se multiplia avec une telle rapidité, qu’environ dix ans après sa naissance, il y eut jusqu’à cinq mille frères au chapitre général, tenu à Assise.


Voulant qu’ils se regardassent comme les plus petits parmi les religieux, saint François leur donna le nom de Frères Mineurs, et lui-même resta simple diacre toute sa vie. À côté de ce premier Ordre, il en fonda un second qui est l’Ordre des pauvres dames ou Clarisses, ainsi nommé de l’illustre vierge d’Assise, sainte Claire. Enfin, en 1221, il en institua un troisième appelé le « Tiers-Ordre de la pénitence » auquel les Papes, et spécialement Léon XIII, qui se faisait un honneur d’y appartenir, prodiguèrent les plus puissants encouragements et les plus riches faveurs.


Saint François envoya ses disciples en France, en Allemagne, en Espagne, en Afrique ; lui-même voulut aller en Palestine et au Maroc, mais la divine Providence l’arrêta en route. L’amour divin dont il était embrasé lui valut le surnom de Séraphique. L’Église a consacré une fête le 17 septembre à l’impression des Sacrés Stigmates sur le corps de saint François.


Le 4 octobre 1226, ce Saint rendit son âme à Dieu, alors qu’il achevait le dernier verset du Psaume CXLI :

« Tirez mon âme de sa prison, Seigneur, afin qu’elle aille chanter Vos louanges ».


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Apprenez de saint François l’amour de la pauvreté et l’amour de la Croix.

Méditation du jour
Approchons-nous avec confiance de la Mère de miséricorde  suite

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