S. Laurent Justinien
5 septembre

RÉSUMÉ :

Saint Laurent, né à Venise au XVe siècle, de l’illustre famille des Justiniani, préféra les rudes austérités du cloître à une glorieuse alliance que lui préparait sa mère.

Jetant les yeux sur le Christ en croix, il s’écria : « C’est Vous, Seigneur, qui êtes mon espérance et c’est en Vous que se trouvent la consolation et la force ».

Il entra alors chez les Chanoines de Saint-Georges-d’Alga.

Toute sa vie, il pratiqua la plus grande austérité et c’était principalement dans une oraison assidue que s’enflammaient son grand amour envers Dieu et son dévouement à l’égard du prochain.

Il fut appelé par Eugène IV à partager le sacerdoce du Christ dans toute sa plénitude. Il fut nommé Patriarche de Grado et en 1451 il devint le premier Patriarche de Venise.

Il mourut en 1455 en disant : « Je vais à Vous, ô bon Jésus ».

Saint Laurent Justinien, premier Patriarche de Venise.
Saint Laurent Justinien, premier Patriarche de Venise.

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Saint Laurent Justinien naquit à Venise en 1380, Urbain VI étant pape, Venceslas IV empereur et Charles VI roi de France, de parents distingués par leur noblesse. On remarqua en lui, dès son enfance, une docilité peu commune et une grandeur d’âme extraordinaire. Sa pieuse mère le grondait quelquefois pour le prémunir contre l’orgueil, le tenir dans l’humilité, et le porter à ce qu’il y avait de plus parfait. Il répondait alors qu’il tâcherait de mieux faire, et qu’il ne désirait rien tant que de devenir un Saint.

Une vision de la Sagesse éternelle le porta vers la vocation religieuse ; il s’y essaya d’abord par la pénitence, coucha sur le bois ou la terre nue, brisa son corps par les macérations, au point que sa mère en fut effrayée et fit tout pour le détourner de son dessein. Saint Laurent ne céda pas et s’enfuit chez les chanoines réguliers de Saint-Georges-d’Alga, où il prit l’habit.

Ses premiers pas dans la vie religieuse montrèrent en lui le modèle de tous ses frères : jamais de récréations qui ne fussent nécessaires, jamais de feu, jamais de boisson en dehors des repas, fort peu de nourriture, de sévères disciplines : c’était là sa règle. Quand, par une grande chaleur, on lui proposait de boire : « Si nous ne pouvons supporter la soif, disait-il, comment supporterons-nous le feu du purgatoire ? ».

Il dut subir une opération par le fer et par le feu ; aucune plainte ne sortit de sa bouche : « Allons, disait-il au chirurgien dont la main tremblait, coupez hardiment ; cela ne vaut pas les ongles de fer avec lesquels on déchirait les martyrs ».

« Allons quêter des mépris, disait-il à son compagnon de quête, lorsqu’il y avait quelque avanie à souffrir ; nous n’avons rien fait, si nous n’avons renoncé au monde ».

À un Frère qui se lamentait parce que le grenier de la Communauté avait brûlé : « Pourquoi donc, dit-il, avons-nous fait le vœu de pauvreté ? Cet incendie est une grâce de Dieu pour nous ! ».

Il ne célébrait jamais la sainte Messe sans larmes, et souvent il y était favorisé de ravissements. Ses vertus l’élevèrent d’abord aux fonctions de général de son Ordre, puis au Patriarcat de Venise, malgré ses supplications et ses larmes.

Il parut aussi admirable pontife qu’il avait été saint religieux ; son zèle lui attira des injures qu’il reçut avec joie ; sa charité le faisait bénir de tous les pauvres ; sa ponctualité ne laissait jamais attendre personne, sa bonté agréait tout le monde : il était regardé de tous comme un Ange sur la terre.

Après de longs travaux, il sentit sa fin prochaine : « Un Chrétien, dit-il après saint Martin, doit mourir sur la cendre et le cilice ». Quand tous pleuraient, il souriait à la mort et disait : « Seigneur Jésus, je m’en vais à Vous ! ». Son humilité lui faisait dire en soupirant : « La couronne est pour les braves, et non pour les lâches tels que moi ». Il expira le 8 janvier 1455, Callixte III étant pape, Frédéric III empereur d’Allemagne et Charles VII roi de France.


Dimanche 4 octobre 2026
19e dimanche après la Pentecôte
Solennité de Notre-Dame
du Très Saint Rosaire

2e classe
Temps après la Pentecôte

Mémoire de 19e dimanche après la Pentecôte


S. François d’Assise,

confesseur



Oraison - collecte
En France : Pour la solennité du Rosaire :


Ô Dieu, dont le Fils unique nous a ménagé le bienfait du salut éternel par Sa vie, Sa mort et Sa résurrection ; faites, nous Vous en prions, qu’honorant ces mystères au moyen du très saint Rosaire de la bienheureuse Vierge Marie, nous imitions ce qu’ils contiennent, et obtenions ce qu’ils promettent. Par le même Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-t-il.


et mémoire du 19e dimanche après la Pentecôte :


Nous Vous supplions, Seigneur, de gardez Votre famille par l’assistance continuelle de Votre bonté, afin que, par Votre protection, elle soit délivrée de toute adversité et qu’elle soit fervente dans la pratique des bonnes œuvres, pour la gloire de Votre Nom. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Né à Assise, en Ombrie, saint François fut suscité par Dieu pour travailler en même temps que saint Dominique au relèvement moral du monde, à une époque des plus troublées.

Appelé Jean à son baptême, il reçut le nom de François de son père, car ce fut après une heureuse tournée commerciale en France, qu’il trouva au retour son nouveau-né.


« Plus ce sublime insensé, dit de Montalembert, se cachait et s’avilissait pour se rendre digne, par l’humilité et le mépris des hommes, d’être le vaisseau de l’amour divin, plus, par un effet merveilleux de la grâce, les hommes se précipitèrent à sa suite ». Saint François eut bientôt des disciples qui se réduisirent à la même pauvreté que lui et partagèrent son ardeur pour la conversion des peuples.

« Mes frères, leur disait-il, prêchons la pénitence, plus par nos exemples que par nos paroles ». Il leur donna ensuite une Règle qui fut approuvée, en 1210, par Innocent III. L’année suivante, il obtint des Bénédictins la petite église de Notre-Dame-des-Anges appelée Portioncule et qui fut le berceau de son Ordre.


Cette nouvelle famille religieuse dont il enrichit l’Église, se multiplia avec une telle rapidité, qu’environ dix ans après sa naissance, il y eut jusqu’à cinq mille frères au chapitre général, tenu à Assise.


Voulant qu’ils se regardassent comme les plus petits parmi les religieux, saint François leur donna le nom de Frères Mineurs, et lui-même resta simple diacre toute sa vie. À côté de ce premier Ordre, il en fonda un second qui est l’Ordre des pauvres dames ou Clarisses, ainsi nommé de l’illustre vierge d’Assise, sainte Claire. Enfin, en 1221, il en institua un troisième appelé le « Tiers-Ordre de la pénitence » auquel les Papes, et spécialement Léon XIII, qui se faisait un honneur d’y appartenir, prodiguèrent les plus puissants encouragements et les plus riches faveurs.


Saint François envoya ses disciples en France, en Allemagne, en Espagne, en Afrique ; lui-même voulut aller en Palestine et au Maroc, mais la divine Providence l’arrêta en route. L’amour divin dont il était embrasé lui valut le surnom de Séraphique. L’Église a consacré une fête le 17 septembre à l’impression des Sacrés Stigmates sur le corps de saint François.


Le 4 octobre 1226, ce Saint rendit son âme à Dieu, alors qu’il achevait le dernier verset du Psaume CXLI :

« Tirez mon âme de sa prison, Seigneur, afin qu’elle aille chanter Vos louanges ».


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Apprenez de saint François l’amour de la pauvreté et l’amour de la Croix.

Méditation du jour
Approchons-nous avec confiance de la Mère de miséricorde  suite

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