S. Jean l’Aumônier
9 avril

2341

Saint Jean, surnommé l’Aumônier à cause de ses aumônes extraordinaires, naquit dans l’île de Chypre ; il s’engagea de bonne heure dans les liens du mariage et perdit son épouse et ses enfants. Libre de tous liens, il distribua sa fortune aux pauvres et ne s’occupa plus que des exercices de la piété chrétienne.

Sa réputation de sainteté lui valut d’être choisi pour Patriarche d’Alexandrie, l’an 608. Son premier soin, dans cette éminente dignité, fut de se procurer une liste exacte des pauvres, qu’il appelait ses maîtres et ses seigneurs, parce que Jésus-Christ leur a donné le pouvoir d’ouvrir les portes du Ciel. Il s’en trouva sept mille cinq cents : il les prit sous sa protection et se chargea de pourvoir à leurs besoins.

Il employait deux jours de la semaine à terminer les différents, à consoler les affligés, à soulager les malheureux. Un homme qu’il avait soulagé lui témoignant sa reconnaissance, il l’interrompit en disant : « Mon frère, je n’ai point encore répandu mon sang pour vous, ainsi que Jésus-Christ, mon Sauveur et mon Dieu, me l’ordonne ». Sa charité franchit les bornes du diocèse d’Alexandrie, et il ne put assurément y suffire sans miracles. Saint Jean ne se rebutait point de donner deux et trois fois au mêmes personnes qui le sollicitaient. Un jour, quelqu’un, pour l’éprouver, se présenta trois fois de suite sous différents costumes pauvres ; le Patriarche, averti, n’en donna pas moins toujours, disant : « C’est peut-être Jésus-Christ déguisé en mendiant qui veut éprouver ma charité ». Si l’on était tenté de s’étonner de tant de libéralités, il faudrait se rappeler que la terre et tous ses biens sont au Seigneur.

Au reste, un fait de sa jeunesse explique tout. Il avait quinze ans, quand la Miséricorde lui apparut une nuit, sous la forme d’une Vierge, et lui dit : « Je suis la première des filles du grand Roi ; si tu veux m’épouser, je te donnerai accès auprès de Lui, car je Lui suis familière ; c’est moi qui L’ai fait descendre du Ciel sur la terre pour sauver les hommes ». Pour éprouver la réalité de la vision, il donna, le lendemain matin, son habit à un pauvre qui passait, et aussitôt un inconnu vint lui présenter un sac de cent pièces d’or. Depuis ce temps, quand il faisait quelque aumône, il se disait toujours : « Je vais voir si Jésus-Christ accomplira Sa promesse en me donnant cent pour un ». Il fit cette épreuve tant de fois, qu’à la fin il ne disait plus ces paroles, mais ressentait toujours l’effet de la promesse divine. Bien que saint Jean donnât par fortes sommes, par grandes quantités, il recevait toujours bien davantage. Autant il était libéral pour les autres, autant il était pauvre et dur pour lui-même.

Sa vie est pleine de mille traits merveilleux de charité. Saint Jean mourut vers l’an 619, Boniface V étant Pape, Héraclius empereur de Constantinople et Clotaire II roi des Francs.


Mardi 20 janvier 2026
S. Fabien, pape et S. Sébastien,

martyrs
3e classe

Temps après l’Épiphanie



Oraison - collecte
Dieu tout-puissant, regardez notre infirmité, et parce que nous sommes accablés sous le poids de notre action propre, faites que nous soyons protégés par la glorieuse intercession de Vos saints Martyrs Fabien et Sébastien. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Les deux grands martyrs romains, saint Fabien et saint Sébastien, manifestèrent par leur courage, le premier en l’an 250 sous la persécution de Dèce, le second en 284 sous celle de Dioclétien, la puissance divine du Christ « qui opéra en eux des prodiges ». Les anciens Martyrologes unissent leurs noms.


L’apparition du Saint-Esprit, sous la forme d’une colombe, avait attesté la divinité de Jésus au jour de Son Baptême. Ce fut une colombe aussi, qui planant au-dessus de saint Fabien, le désigna au choix de l’Église, comme vicaire de Jésus-Christ.


Saint Sébastien, officier de la maison impériale, et chef d’une cohorte, soutenait le courage de ses frères d’armes au milieu des tourments que leur attirait leur Foi. Dioclétien le fit percer de flèches. Saint Sébastien, échappé à la mort, reparut devant l’empereur et lui reprocha ses crimes. Il fut condamné à mourir sous les verges.

Comme les Martyrs dont nous parle l’Épître, ces deux Saints « furent trouvés parfaits dans le témoignage qu’ils rendirent de leur Foi en Jésus-Christ », car « c’est pour la cause du Fils de l’homme qu’ils furent persécutés ».

On signale de nombreuses guérisons opérées par saint Sébastien ou plutôt par la vertu du Christ qui était en lui.


Recourons dans notre faiblesse à la puissante protection de ces glorieux martyrs.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Faites naître et grandir en vous un zèle ardent pour la sanctification de votre prochain.

Méditation du jour
Nous pouvons compter sur Dieu  suite

|Qui sommes-nous ?| Effectuer un don| Contacts| |