S. Jean-Gabriel Perboyre
11 septembre

RÉSUMÉ :

Missionnaire lazariste en Chine, le Père Jean-Gabriel Perboyre était originaire du Quercy. Après avoir fait ses études ecclésiastiques à Montauban, puis à Paris, il avait été successivement professeur de dogme au séminaire de Saint-Flour, supérieur de la même maison, enfin Maître des novices de son Ordre à la maison mère de Paris.

C’est de là qu’en 1835 il partit pour la Chine, en un temps de persécutions qui rendaient la tâche des missionnaires extrêmement dangereuse. Après quatre ans d’un apostolat héroïque, il fut arrêté en 1839 à Tcha-Yuen-Keou, dans la province de Houpé. Il fut étranglé sur une croix à Ou-Tch’ang-fou, chef-lieu de la province, le 11 septembre 1840.

Son corps, acheté aux persécuteurs par les Chrétiens, fut ramené à Paris. Le Père Jean-Gabriel Perboyre fut béatifié par Léon XIII en 1889.

Les Lazaristes et les Filles de la Charité le fêtent le 7 novembre.

1504

Le bienheureux Jean-Gabriel Perboyre, naquit au diocèse de Cahors. Dès l’âge le plus tendre, il se fit remarquer par sa piété. Au petit séminaire, il fut aimé et vénéré de tous ses condisciples, qui le surnommèrent le petit Jésus. En rhétorique se décida sa voca-tion: « Je veux être missionnaire, » dit-il dès lors. Il entra chez les Pères Lazaristes de Montauban.

« Depuis bien des années, dit un des novices confiés plus tard à ses soins, j’avais désiré rencontrer un Saint ; en voyant M. Perboyre, il me sembla que Dieu avait exaucé mes désirs. J’avais dit plusieurs fois : « Vous verrez que M. Perboyre sera canonisé ». Lui seul ne se doutait pas des sentiments qu’il inspirait, et il s’appelait « la balayure de la maison ». Ses deux maximes étaient : « On ne fait du bien dans les âmes que par la prière… Dans tout ce que vous faites, ne travaillez que pour plaire à Dieu ; sans cela vous perdriez votre temps et vos peines ».

Le bienheureux Jean-Gabriel était remarquable par une tendre piété envers le saint Sacrement, il y revenait sans cesse et passait des heures entières en adoration : « Je ne suis jamais plus content, disait-il, que quand j’ai offert le saint sacrifice ». Son action de grâces durait ordinairement une demi-heure.

Envoyé dans les missions de Chine, M. Perboyre se surpassa lui-même. Après quatre ans d’apostolat, trahi comme son Maître, il subit les plus cruels supplices. L’athlète de la foi, digne de Jésus-Christ, ne profère pas un cri de douleur ; les assistants ne cachent pas leur étonnement et peuvent à peine retenir leurs larmes : « Foulez aux pieds votre Dieu et je vous rends la liberté, lui crie le mandarin. — Oh ! répond le martyr, comment pourrais-je faire cette injure à mon Sauveur ? ». Et, saisissant le crucifix, il le colle à ses lèvres. Après neuf mois d’une horrible prison, il fut étranglé sur un gibet en forme de croix. C’était le 11 semptembre 1840, Grégoire XVI étant pape, François II empereur d’Autriche, Louis Philippe roi des Français.


Lundi 5 octobre 2026
de la Férie
4e classe
Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Nous Vous supplions, Seigneur, de gardez Votre famille par l’assistance continuelle de Votre bonté, afin que, par Votre protection, elle soit délivrée de toute adversité et qu’elle soit fervente dans la pratique des bonnes œuvres, pour la gloire de Votre Nom. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire de saint Placide et ses Compagnons, martyrs :


Ô Dieu qui nous faites la grâce d’honorer la naissance au Ciel de Vos saints Martyrs Placide et ses Compagnons, accordez-nous de jouir de leur société dans l’éternité bienheureuse. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
La sainteté de saint Benoît dans sa grotte de Subiaco attira bientôt autour de lui de nombreux disciples, parmi lesquels les deux plus grands furent saint Maur, l’apôtre de l’Ordre Bénédictin en France, et saint Placide.


Confiés tous deux au saint Patriarche, le premier à douze ans et le second dès l’âge de sept ans, par leurs parents qui appartenaient aux plus illustres familles patriciennes de Rome, ils firent, sous la direction d’un tel maître, les plus rapides progrès dans la sainteté.


Saint Benoît avait une prédilection toute spéciale pour le jeune Placide, et de même que le Sauveur choisissait quelques-uns de Ses disciples pour être témoins de Ses miracles, il aimait à se faire accompagner de ce pieux enfant lorsque Dieu lui donnait d’en opérer.

Un jour que puisant de l’eau dans le lac de Subiaco, saint Placide y était tombé et que les flots l’emportaient loin de la rive, l’homme de Dieu envoya saint Maur qui en marchant miraculeusement sur l’eau, le délivra.

Ayant suivi saint Benoît au Mont-Cassin avec saint Maur, il y fut l’un des plus fermes soutiens du grand Patriarche des Moines d’Occident.


Aujourd’hui l’Office et la Messe célèbrent la mémoire de plusieurs Chrétiens qui furent mis à mort en Sicile vers 541 par des pirates sarrasins. D’après une pieuse tradition ces martyrs étaient saint Placide, sa sœur et les moines que saint Benoît avait envoyés avec lui.

 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Si vous n’avez pas bien servi Dieu depuis votre enfance, réparez le temps perdu.

Méditation du jour
Que chacun ait confiance en l’ « Ave Maria »  suite

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