S. Frumence
27 octobre
Monnaie en argent de 1 Birr du royaume d’Éthiopie

Diamètre : 4,0 cm ; poids : 27,98 g

Dans le Christianisme, le lion de Juda représente Jésus.
Dans le Christianisme, le lion de Juda représente Jésus.

2267

Saint Frumence était encore enfant, lorsque le philosophe romain Mérope, son oncle, l’emmena, lui et son frère Édèse, dans un voyage qu’il fit en Éthiopie. Son voyage achevé, il s’embarqua pour revenir dans sa patrie. Le navire qui le portait avec ses neveux s’arrêta dans un certain port pour y faire les provisions nécessaires à l’équipage. Les barbares du pays pillèrent le navire, passèrent au fil de l’épée tous ceux qui le montaient. Saint Frumence était alors assis sur le rivage, sous un arbre, avec son frère, et préparait sa leçon. Les barbares eurent pitié de leur innocence, de leur candeur et de leur beauté et les conduisirent à leur roi.

Le prince éthiopien s’intéressa à leur sort et prit un soin particulier de leur éducation ; il fit Édèse son échanson, et saint Frumence son trésorier et son secrétaire d’État. Étant près de mourrir, il leur donna la liberté ; mais la reine les pria de rester et de continuer à l’aider de leurs conseils jusqu’à ce que l’héritier du trône fût en âge de régner. Saint Frumence profita de son autorité pour disposer ce peuple à recevoir la connaissance de l’Évangile, et fit bâtir une église pour les réunions des nouveaux Chrétiens.

Quand le prince eut atteint sa majorité, saint Frumence résigna entre ses mains l’administration du royaume et lui demanda la permission de retourner dans sa patrie.

Arrivé à Alexandrie, il alla trouver saint Athanase, lui raconta son histoire, lui parla de la Chrétienté naissante de l’Éthiopie, des bonnes dispositions de ses habitants, et le supplia d’envoyer un évêque et des prêtres pour travailler à la conversion du peuple entier. Saint Athanase, plein de joie et d’admiration, lui dit : « Qui mieux que vous peut accomplir cette œuvre ? ». Il l’éleva promptement au sacerdoce et à l’épiscopat et l’envoya prêcher l’Évangile.

L’évêque fut accueilli avec bonté par le prince, qui se convertit et aida lui‑même saint Frumence à éclairer la nation entière. Saint Frumence fit bâtir de nombreuses églises. Ses miracles ne contribuèrent pas peu au succès de sa mission. Il eut à souffrir des menées des hérétiques ariens, qui cherchèrent à nuire à son apostolat ; mais il demeura toujours invincible champion de la Foi de Nicée et eut l’honneur d’être appelé par le grand Athanase : Père du salut.

Le saint évêque continua d’édifier l’Église d’Éthiopie par ses discours, ses vertus et ses miracles, jusqu’à sa mort. Il s’endormit pieusement dans le Seigneur, à l’âge d’environ cent ans. (IVe siècle).

Avers de la même monnaie
Ménélik II, roi d
Ménélik II, roi d'Éthiopie (1889-1913) né en 1844.

Jeudi 15 octobre 2026
Ste Thérèse de Jésus,

vierge
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Exaucez-nous, ô Dieu, qui êtes notre salut, et faites que, célébrant avec joie la fête de la bienheureuse Thérèse, Votre Vierge, nous soyons nourris du pain de sa céleste doctrine et formés aux sentiments d’une piété fervente. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Née à Avila, en Espagne, sainte Thérèse de Jésus fut, dès sa tendre enfance, dévorée du désir du martyre. À l’âge de dix-huit ans, elle entra au couvent de Sainte-Marie du Mont-Carmel, et se consacra au Christ qu’elle choisit pour époux.


Son cœur était si embrasé des flammes de l’Amour divin qu’elle écrivait : « Comme l’âme ravie sent dans ce corps sa captivité et la misère de la vie ! Elle se regarde comme une esclave vendue sur une terre étrangère, et ce qui lui est plus amer, c’est de voir de tous côtés cet amour passionné qu’on a pour cette vie et si peu de bannis qui gémissent comme elle, et demandent la fin de l’exil ».


Sur le conseil de Jésus elle prononça le vœu si difficile de faire toujours ce qu’elle jugerait être le plus parfait. Elle atteignit dans l’oraison le plus haut degré de la vie mystique.


« L’oraison la mieux faite et la plus agréable à Dieu, écrivait-elle, est celle qui laisse après elle de meilleurs effets s’annonçant par les œuvres, et non pas ces goûts qui n’aboutissent qu’à notre propre satisfaction ».


Et l’action de cette humble vierge qui convertit des milliers d’âmes, prouve assez le rôle prépondérant de la vie contemplative, qui provient de ce fait qu’on s’y adresse directement à Dieu, Auteur de tout bien.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Demandez à Dieu le feu de Son Amour ; L’aimer, c’est tout.

Méditation du jour
La croix nous fait chercher Dieu  suite

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