S. François (Stigmates de)
17 septembre
Sassetta, peinture sur bois, XVe siècle.
Saint François d
Saint François d'Assise reçoit les stigmates.

767

« Saint François, fidèle serviteur et ministre du Christ, deux ans avant de rendre son âme au Ciel, se trouvait dans un lieu élevé et à l’écart, sur le mont Alverne ; il avait commencé un jeûne de quarante jours en l’honneur de l’Archange saint Michel ; et, comblé avec plus d’effusion qu’à l’ordinaire des douceurs de la contemplation divine, animé d’une flamme plus ardente des célestes désirs, il éprouvait avec plus d’abondance les dons des communications d’en-Haut.

« Tandis que la vivacité des séraphiques élévations le portait à Dieu et qu’une tendre compassion l’élevait vers Celui qui dans l’excès de Sa charité S’est plu à être crucifié, un matin, vers la fête de l’Exaltation de la Sainte Croix, comme il priait au flanc de la montagne, il vit comme un séraphin ayant six ailes enflammées et éclatantes et qui descendait des hauteurs du Ciel. Dans son vol rapide ce séraphin, arrivant dans l’air près de l’homme de Dieu, lui apparaît non seulement ailé, mais crucifié ; il avait les pieds et les mains étendus et attachés à une croix ; ses ailes étaient merveilleusement disposées d’un côté et de l’autre, de telle manière qu’il en élevait deux au-dessus de sa tête, et qu’il en ouvrait deux pour voler et que les deux dernières voilaient son corps en l’enveloppant.

« À cette vue, saint François fut frappé de stupeur et se sentit saisi d’une joie mêlée de douleurs ; pendant que, dans la douce contemplation de cette apparition si admirable et si familière il éprouvait une allégresse excessive, l’aspect cruel du crucifix transperça son cœur d’un glaive de douleur.

« Il comprit, en effet, aux enseignements intérieurs de Celui qui lui apparaissait extérieurement que si l’infirmité de la passion ne s’accordait pas avec l’immortalité des esprits séraphiques, cependant une telle vision était offerte à ses sens afin que lui, l’ami du Christ, connût par avance qu’il devait se transformer tout entier en la ressemblance de Jésus crucifié, non pas par le martyre de sa chair, mais par la flamme de son esprit.

« Aussi, en disparaissant après ce secret et intime colloque, la vision enflamma intérieurement l’esprit de saint François d’une ardeur séraphique et marqua sa chair de traits conformes au divin crucifié, comme si de la vertu liquéfiante du feu il s’en était suivi une impression profonde.

« En effet, aussitôt se mirent à paraître sur ses pieds et ses mains les marques des clous, la trace de leur tête se montrant sur la partie antérieure et la trace des pointes sur la partie postérieure. Son côté droit, comme percé d’un coup de lance, était traversé d’une cicatrice rouge ; souvent le sang coulait de ces stigmates et teignait sa robe et ses vêtements.

« Lors donc que saint François, devenu un homme nouveau, fut entouré de l’éclat de ce miracle et eut reçu un privilège inouï dans les siècles précédents, à savoir celui des sacrés stigmates, il descendit de la montagne portant avez lui l’image de Jésus crucifié, non pas figurée sur des tables de pierre ou de bois par la main d’un artiste, mais imprimée sur ses membres de chair par le doigt du Dieu vivant.

« Et comme ce séraphique personnage savait qu’il est bon de cacher le secret du roi, il s’efforçait, dépositaire de ce royal secret, d’en dissimuler les marques. Mais il est de la gloire de Dieu de révéler les magnificences que Dieu accomplit Lui-même. Celui qui avait imprimé en secret les stigmates les fit connaître par des miracles, afin que leur puissance cachée et admirable se manifestât par l’éclat des prodiges.

« Aussi le pape Benoît XI voulut qu’une solennité annuelle célébrât cet événement si miraculeux, si authentiquement constaté et exalté par les louanges et les faveurs contenues dans les diplômes pontificaux. Et depuis, le souverain pontife Paul V l’étendit à toute l’Église pour animer dans les cœurs l’amour de Jésus crucifié. »

Légende [ce qui doit être lu] du deuxième nocturne du Bréviaire romain de saint Pie X. (Extrait de saint Bonaventure en sa Légende de saint François, chapitre XIII.)


Jeudi 21 juin 2018
S. Louis de Gonzague,

confesseur
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui distribuez les biens célestes, et qui avez réuni dans le jeune et angélique Louis, une merveilleuse innocence à la pratique de la mortification, faites, qu’en nous appuyant sur ses mérites et son intercession, si nous n’avons pas sa pureté, nous imitions au moins sa pénitence. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
L’Esprit-Saint, « distributeur des dons célestes », fit de Louis, jeune prince de la noble famille de Gonzague, un ange de la terre en réunissant en lui toutes les merveilles de l’innocence et de la mortification. Aussi l’Église lui applique-t-elle le verset du Psaume où l’humanité d’Adam avant sa chute et celle du Christ, sont déclarées à peine inférieures à la nature angélique.


Sa naissance à la vie céleste précéda en quelque sorte sa naissance à la vie naturelle, car il vint au monde au château de Castiglione en Italie, dans de si périlleuses circonstances qu’on se hâta de le baptiser. Encore enfant, tous ceux qui le portaient dans leurs bras croyaient tenir un Ange.


À l’âge de neuf ans, il fit à Florence, devant l’autel de !a bienheureuse Vierge, le vœu de virginité et durant toute sa vie, il pratiqua la plus sévère modestie dans les regards. Au milieu des séductions des cours princières, où l’envoya son père, toujours il garda si fidèlement sa première innocence qu’on l’aurait cru confirmé en grâce. Vers l’âge de onze ans, il reçut pour la première fois des mains de saint Charles Borromée le pain des Anges.


À seize ans il entra à Rome dans la Compagnie de Jésus, dont il est l’une des gloires. Il se distingua tellement par sa mortification et son amour divin qu’on le compare aux élus dans la condition où les fixera la résurrection générale. « Ils vivent comme des Anges », dit Jésus, parce que l’âme exercera un plein empire sur le corps qui participera de sa nature spirituelle.

À l’âge de vingt-deux ans (1591), revêtu de son innocence comme d’une robe nuptiale, sur laquelle brillaient les perles de ses larmes continuelles, il mourut victime de son dévouement pour les pestiférés et gravit la montagne sainte pour y prendre part au Banquet céleste où Dieu convie ceux dont le cœur est pur.


Recourons aux mérites et à l’intercession de saint Louis. Benoît XIII le donna comme modèle à la jeunesse, afin que ne l’ayant pas toujours imité dans son innocence, elle l’imite du moins dans sa pénitence.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Vivez dans une grande pureté de corps, de cœur et d’esprit.

Méditation du jour
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