S. Ferdinand III
30 mai

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Saint Ferdinand III, né en 1199, (Innocent III étant Pape, Philippe de Souabe et Otton IV rivalisant ensemble pour la possession de l’empire romain germanique, Alphonse VIII de Castille et Alphonse IX de Léon rois dans leur provinces respectives et Philippe II Auguste roi de France), fut le premier roi qui réunit sur sa tête les doubles couronnes de Castille et de Léon. Sa mère, Bérengère, tante de saint Louis, lui avait assuré l’héritage de Castille ; à la mort d’Alphonse IX, son père, il y joignit Léon, mais ce fut moins un héritage qu’une conquête. La vie entière de Ferdinand, d’ailleurs, fut consacrée à guerroyer contre ses ennemis ; les plus dangereux étaient les Maures, et il tourna contre eux ses efforts, sachant qu’il travaillait à la fois pour la grandeur de ses États et pour la gloire de Dieu. En 1225, il entra en campagne, et dix ans plus tard il avait conquis le royaume de Cordoue sur les infidèles. Poursuivant ses succès, il s’empara de Jaën en 1245 et de Séville en 1248. Riche des dépouilles de l’Andalousie, il les consacra à la fondation de l’église métropolitaine de Tolède, un des joyaux de l’architecture religieuse de l’Espagne. Il préparait une expédition contre les Maures d’Afrique lorsqu’il fut atteint de la maladie qui devait l’emporter, le 30 mai 1252, (Innocent IV étant Pape, Conrad IV empereur romain germanique « de fait » puisque jamais couronné empereur, Alphonse X roi de Castille et de Léon unifiés et saint Louis roi de France), à Séville.

Ce prince s’attacha à faire respecter les lois et à remédier aux abus qui venaient à sa connaissance. Il sut choisir ses conseillers parmi les plus capables et les plus sages, témoin Rodrigue, archevêque de Tolède, qui fut son premier ministre. Il fonda beaucoup d’évêchés, bâtit un grand nombre d’églises, de monastères, d’hôpitaux, qu’il combla de largesses. Et pourtant, même pendant ses guerres les plus lointaines, il ne voulut jamais taxer ses sujets au delà des impôts ordinaires. Sa confiance en Dieu était sans bornes, et il réussit à inspirer de semblables sentiments à ses soldats. Il jeûnait strictement, portait un cilice en forme de croix, passait souvent la nuit en prière, surtout la veille d’un combat. Son armée marchait toujours précédée d’une image de la Vierge, et lui-même en portait une plus petite, qu’il attachait à l’arçon de sa selle : c’était une statuette appelée depuis Notre‑Dame des Batailles, et placée dans la cathédrale de Séville, devant la châsse où son corps est conservé.

Au témoignage de tous les historiens, saint Ferdinand III fut un des plus grands princes de son temps. « Uni par les liens du sang à notre saint Louis », dit l’un d’eux, « on aurait dit que les deux cousins avaient voulu rivaliser en vertus ; et si le malheur ne put jamais abattre la résignation et la constance du premier, la victoire et le bonheur ne parvinrent jamais à enorgueillir le second. [Saint] Ferdinand sut, comme [saint] Louis, mettre à profit l’esprit chevaleresque de son siècle, protégea le peuple contre la tyrannie des grands et fit rassembler toutes les lois de ses prédécesseurs en un code régulier ». Il aimait aussi les lettres, et on le regarde comme le fondateur de l’université de Salamanque, à laquelle il assigna de grands revenus. En 1671, Clément X admit au nombre des Saints ce roi, que le peuple admirait comme un héros. Il est un des patrons de l’Espagne.


Jeudi 17 septembre 2026
de la Férie
4e classe
Temps après la Pentecôte

Mémoire de l’Impression

des Sacrés Stigmates

sur le corps de saint François,

confesseur




Oraison - collecte
Nous Vous en prions, Seigneur, que Votre grâce nous prévienne et nous accompagne toujours, et qu’elle nous donne d’être sans cesse appliqués aux bonnes œuvres. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire de l’Impression des Sacrés Stigmates sur le corps de saint François :


Seigneur Jésus-Christ, qui, lorsque la charité se refroidissait dans ce monde, avez voulu, pour enflammer nos cœurs du feu de Votre amour, renouveler les sacrés stigmates de Votre passion dans la chair du bienheureux François, accordez-nous, s’il Vous plaît, que, par ses mérites et ses prières, nous portions continuellement la croix, et que nous fassions de dignes fruits de pénitence. Vous qui vivez et régnez avec Dieu le Père dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Deux ans avant sa mort, saint François d’Assise se retira sur le mont Alverne où il commença un jeûne de quarante jours en l’honneur de saint Michel Archange.

Or il advint qu’au milieu de sa méditation il vit comme un Séraphin qui avait six ailes aussi resplendissantes qu’enflammées et dont les pieds et les mains étaient cloués à une croix.


Sachant que l’état de souffrance est incompatible avec l’immortalité d’un esprit séraphique, il comprit alors qu’il deviendrait plus semblable à Jésus et porterait sa croix après Lui, non point par un martyre extérieur, mais par un mystique embrasement de l’amour divin.


Et pour que cet amour crucifié pût nous servir d’exemple à tous, cinq plaies semblables à celles de Jésus sur Sa croix se formèrent sur ses pieds, ses mains et son côté. De cette dernière le sang sortait avec abondance.


Cet événement fut si bien constaté dans la suite que Benoît XI voulut qu’on célébrât chaque année sa mémoire et Paul V, pour allumer au cœur des fidèles l’amour de Jésus en croix, étendit cette fête à l’Église entière.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Que la crainte des hommes ne vous fasse pas reculer en face du devoir.

Méditation du jour
La sanctification du dimanche  suite

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