S. Émygde
5 août

On lit au Martyrologe romain de ce jour :


À Ascoli, en Picénum, saint Émygde, Évêque et Martyr. Ordonné Évêque par le Pape saint Marcel, et envoyé dans ce lieu pour y prêcher l’Évangile, il y confessa le Christ et reçut la couronne du martyre sous l’empereur Dioclétien.

2375

Saint Émygde naquit à Trèves, d’une famille illustre. À l’âge de 23 ans, malgré l’opposition de ses parents, il embrassa la religion de Jésus-Christ et la professa avec une inébranlable énergie jusqu’à la fin de sa vie. Méprisant tous les plaisirs de la terre, il s’appliqua tout entier au service de Dieu. Il brûlait d’une charité ardente et pour gagner des âmes à Jésus-Christ, il se rendit à Rome. Un habitant de l’île du Tibre lui offit l’hospitalité et il le récompensa en guérissant sa fille atteinte depuis cinq ans d’une maladie mortelle. Ce fut en lui donnant le baptême qu’il opéra ce prodige. Peu après, ayant rendu en présence du peuple la vue à un aveugle que ce miracle convertit, il fut arrêté et conduit au temple d’Esculape. Là il se déclara serviteur de Jésus-Christ, guérit en Son Nom un grand nombre de malades, détruisit les autels et jeta dans le Tibre la statue brisée du dieu. Trois mille infidèles se convertirent, le préfet averti entra en grande colère et proféra des menaces contre saint Émygde. Celui-ci averti par un Ange s’échappa et alla trouver le pape saint Marcellin (ou saint Marcel ?) qui l’ordonna évêque et l’envoya à Ascoli. Sur la route le Saint opéra grand nombre de prodiges et obtint de nombreuses conversions. Quand il entra dans Ascoli, les idoles firent entendre des gémissements lamentables et indiquèrent comme cause de leur douleur l’étranger qui venait d’arriver. Le peuple irrité se mit à sa recherche et le conduisit devant le préfet de la ville qui mit tout en œuvre pour lui faire adorer Jupiter. Il lui offrit même de lui donner sa fille en mariage. Saint Émygde refusa, convertit cette fille, et ayant fait sortir de l’eau d’un rocher la baptisa avec quinze cents autres personnes. Le préfet fit trancher la tête à l’évêque, dont on vit le corps se relever, prendre sa tête et marcher jusqu’à un oratoire l’espace de trois cents pas. Plus tard les reliques de saint Émygde furent transportées dans une église plus vaste et elles sont encore aujourd’hui l’objet d’un culte particulier pour les habitants d’Ascoli et pour beaucoup d’étrangers qui viennent les vénérer.


Mardi 25 août 2026
S. Louis,

roi et confesseur
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui d’une royauté terrestre, avez élevé saint Louis, Votre Confesseur, à la gloire du céleste Royaume ; nous Vous prions, daignez nous accorder, en considération de ses mérites et de son intercession, la grâce d’être associés à la gloire du Roi des rois, Jésus-Christ Votre Fils, qui, étant Dieu, vit et règne avec Vous, dans l’unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Louis IX, né en 1215 et devenu roi de France à l’âge de douze ans, fut très pieusement élevé par la reine Blanche, sa mère, qui lui apprit à préférer mourir plutôt que de commettre un péché mortel.

Il aimait à s’appeler Louis de Poissy, lieu où il avait été baptisé, pour marquer que son titre de Chrétien était son plus glorieux titre de noblesse. « Méprisant les délices du monde, il ne chercha à plaire qu’à Jésus-Christ, le vrai Roi » et fut, dit Bossuet, « le roi le plus saint et le plus juste qui ait jamais porté la couronne ».


Assidu aux Offices de l’Église, il les faisait célébrer solennellement dans son palais où il entendait quotidiennement deux Messes. À minuit il se réveillait pour les Matines et commençait par l’office de Prime sa royale journée.


Il introduisit dans sa chapelle la coutume de fléchir le genou à ces mots du Credo : Et Homo factus est et de se prosterner à l’endroit de la Passion où il est dit que Jésus-Christ expira. Ces deux pieuses pratiques ont été ensuite adoptées par l’Église.

« On me fait un crime de mon assiduité à la prière, disait-il, mais on ne dirait mot si les heures que j’y donne je les passais au jeu ou à la chasse ».

Sa piété ne l’empêcha jamais en effet de donner la plus grande partie de son temps aux affaires de son royaume.


À la suite d’une maladie il fit vœu d’entreprendre une croisade pour reconquérir Jérusalem. D’abord victorieux, il tomba ensuite entre les mains des Sarrasins. Lorsqu’on lui eut rendu la liberté, il demeura encore cinq ans en Orient pour y secourir les Chrétiens. Revenu en France, il s’appliqua à de nombreuses fondations pieuses et fit élever la Sainte Chapelle, comme insigne reliquaire de la sainte Couronne d’épines et de l’importante parcelle de la vraie Croix que lui avait offertes Baudouin II, empereur de Constantinople.


D’une grande austérité pour lui-même, et d’une grande charité pour les autres, il disait : « Mieux vaut pour un roi se ruiner en aumônes pour l’amour de Dieu qu’en faste et vaine gloire. »

« Souvent, dit Joinville, j’ai vu le bon roi après la Messe aller au bois de Vincennes, s’asseoir au pied d’un chêne et donner audience à tous ceux qui avaient à lui parler. »


Sergent du Christ, il portait continuellement la croix pour marquer que son vœu restait à accomplir. Il entreprit en 1270 une nouvelle croisade, mais une épidémie décima son armée en Afrique et l’atteignit lui-même. Les bras en croix et couché sur la cendre, il rendit à Dieu son âme en 1270, à l’heure même où le Christ mourut sur Sa Croix.


La veille de sa mort, on l’entendait répéter : « Nous irons à Jérusalem ». C’est dans la Jérusalem céleste, conquise par sa patience au milieu de ses adversités, qu’il devait régner avec le Roi des rois.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Faites consister votre dignité, à porter noblement votre titre de Catholique.


Méditation du jour
La Charité fraternelle au temps de saint Louis  suite

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