S. Elphège
19 avril

2320

Saint Elphège sortait d’une famille distinguée. Né en 954, Agapet II étant Pape, Othon Ier roi de Germanie, Edred roi d’Angleterre et Lothaire roi des Francs, il reçut une excellente éducation et ne tarda pas, malgré la voix de la chair et du sang, à quitter le monde pour la solitude, puis ensuite dans le cloître, à la demande de bons religieux qui voulurent se mettre sous sa direction. Le saint abbé exigea que la règle fut observée à la lettre, et Dieu vint à son aide par un miracle, pour soumettre à sa ferme conduite plusieurs moines récalcitrants.

Son mérite le fit placer bientôt, malgré les réclamations de son humilité, sur le siège épiscopal de Winchester, et plus tard sur le siège archiépiscopal de Cantorbéry, où il succéda à saint Dunstan. Sa vie resta celle d’un moine. Il se levait régulièrement à minuit, et priait longtemps pieds nus. Ses grandes austérités n’enlevaient rien à la douceur de son caractère ; ses aumônes étaient abondantes, sa charité sans bornes.

Saint Elphège, pendant une irruption des Danois en Angleterre, se dévoua pour le salut de son peuple. Il alla trouver les barbares, et après avoir traité avec eux du rachat des captifs, il leur annonça l’Évangile. Un bon nombre se convertirent à sa parole ; mais les autres, plus furieux, s’avancèrent jusqu’à Cantorbéry pour l’assiéger.

Le saint pontife voulut être à son poste. Durant le siège, il ne cessa d’exhorter ses brebis à s’armer de courage contre tous les événements et à défendre leur Foi jusqu’à la mort.

Dieu permit que la ville cédât à la force ; les assiégés furent passés en masse au fil de l’épée. Saint Elphège courut sur le théâtre du massacre, espérant apaiser les vainqueurs : « Épargnez ces innocents, s’écria-t-il. Quelle gloire y a-t-il à répandre leur sang ? Tournez contre moi toute votre indignation ; je me la suis méritée en rachetant vos prisonniers ». Les Danois farouches, irrités de cette sainte liberté, se saisissent de lui, l’accablent de mauvais traitements, incendient devant lui sa cathédrale, égorgent ses moines et le jettent en prison.

Il y était depuis sept mois, quand l’armée des barbares fut décimée par une maladie épidémique. Leur fureur était passée ; ils comprirent que c’était le châtiment de leur cruauté et coururent à la prison de l’archevêque, le conjurant de prier pour eux. Les prières du saint firent cesser le fléau ; mais, n’ayant point d’or pour sa rançon, il fut remis en prison par ces cupides barbares. Saint Elphège leur prédit alors les châtiments de Dieu ; ils se jetèrent sur lui, le renversèrent à coups de haches et l’écrasèrent de pierres. Pendant son supplice, il pria pour les auteurs de sa mort ; un Danois, qu’il avait baptisé, se crut humain de le délivrer en lui fendant la tête, le 19 avril 1012, Serge IV étant Pape, saint Henri II empereur du saint empire, Ethelred II roi d’Angleterre et Robert II Le Pieux roi de France.


Vendredi 6 février 2026
S. Tite,

évêque et confesseur
3e classe

Temps de la Septuagésime

Mémoire de Ste Dorothée,

vierge et martyre


S. Vaast,

1er évêque d’Arras et confesseur,

patron de la ville d’Arras


S. Amand, né près de Nantes,

évêque et confesseur,


voir Le Martyrologe #90-4


1er vendredi du mois


Oraison - collecte
Ô Dieu, qui avez orné des vertus apostoliques le bienheureux Tite, Votre Confesseur et Pontife, accordez-nous, par ses mérites et par son intercession, que, vivant justement et pieusement en ce monde, nous méritions de parvenir à la céleste Patrie. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire de sainte Dorothée, vierge et martyre :


Que la bienheureuse Dorothée Vierge et Martyre, nous Vous en prions, Seigneur, implore pour nous Votre miséricorde, elle qui Vous a toujours été agréable, et par le mérite de sa chasteté, et par la profession qu’elle a faite d’une force d’âme dont Vous êtes la source. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Comme le divin Semeur dont nous parle l’Évangile de la Sexagésime, saint Tite, disciple bien-aimé de saint Paul, « endura les fatigues de nombreux et lointains voyages sur terre et sur mer pour aller jeter la semence de la divine parole chez des nations répandues en diverses contrées et parlant différentes langues ».


Aussi l’Église nous déclare-t-elle que « Dieu l’avait orné des vertus d’un apôtre » et qu’il fut l’un « des ouvriers que le Maître de la moisson envoya pour faire la moisson ».


Employé par saint Paul dans des circonstances importantes, il aborda avec lui en Crête et fut désigné par l’Apôtre comme Évêque de cette île. C’est là qu’il reçut de son maître une lettre insérée dans le Nouveau Testament et dont nous trouvons des extraits à l’Épître de certaines Messes.


Aujourd’hui nous y lisons, comme l’avait déjà dit le Christ, que l’Évêque est un « intendant de Dieu » et que « Jésus est le Sauveur qui S’est donné afin de nous racheter ».

Saint Tite mourut à l’âge de 94 ans, vers l’an 105, et son nom est comblé de louanges par saint Jean Chrysostôme et par saint Jérôme.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Gardez votre cœur pur ; vous deviendrez capable des plus grands sacrifices.

Méditation du jour
La psalmodie n’honore Dieu que si elle procède de lèvres pures  suite

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