S. Cyriaque, S. Large et S. Smaragde
8 août

S. Cyriaque, Diacre de l’Église romaine sous les Papes saint Marcellin et saint Marcel, fut mis à mort l’an 303 de Jésus-Christ, pendant la persécution de Dioclétien. Il eut pour compagnons vingt-deux chrétiens, parmi lesquels saint Large et saint Smaragde. S. Cyriaque est l’un des "Quatorze Saints Auxiliaires".

Saint Cyriaque, conduit pour être décapité, rendant grâces à Dieu.
Saint Cyriaque, conduit pour être décapité, rendant grâces à Dieu.

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Saint Cyriaque, de famille patricienne, après avoir exercé les fonctions importantes de préfet de la Toscane, embrassa la religion chrétienne et donna tout son bien aux pauvres. Il fut ordonné Diacre sous le Pape saint Marcellin.

Surpris avec son collègue Largus, Diacre comme lui, pendant qu’il portait des vivres aux chrétiens persécutés qu’on occupait à la construction d’un monument de l’empire, il fut condamné au même supplice, ainsi que son compagnon, et ne put désormais soutenir les chrétiens, ses frères, que par la parole et par l’exemple. L’empereur, apprenant cela, les fit jeter dans un cachot obscur.

Cependant la fille du tyran Dioclétien fut possédée d’un démon qui la tourmenta avec violence et disait : « Cyriaque seul pourra me chasser ». On l’envoya chercher dans sa prison, avec Largus et un autre compagnon nommé Smaragdus. La jeune fille fut délivrée et reçut bientôt le Baptême à l’insu de son père. Saint Cyriaque, en reconnaissance, fut rendu à la liberté.

Or le démon chassé du corps de la fille de l’empereur s’était emparé de la fille du roi de Perse, qui s’écriait dans ses tortures que Cyriaque de Rome pouvait seul la délivrer. Saint Cyriaque, mandé par le roi persan, consentit à faire le voyage avec ses deux compagnons, espérant procurer la gloire de Jésus-Christ. La fille possédée fut guérie au Nom de Jésus-Christ et devint chrétienne.

Saint Cyriaque et ses amis demeurèrent quelque temps en Perse pour prêcher la Foi et affermir les nouveaux Chrétiens. De retour à Rome, ils profitèrent de leur liberté pour continuer à soulager les pauvres et les malheureux et à se rendre aux assemblées des Chrétiens.

Mais bientôt, pendant l’absence de Dioclétien, l’autre empereur, nommé Maximien, fit saisir les trois vaillants Chrétiens : « Adorez les dieux de l’empire, leur dit le juge. — Nous ne connaissons, répondit saint Cyriaque, que Jésus-Christ, Maître du ciel et de la terre, mort sur la Croix pour notre salut ». Aussitôt le bourreau reçoit l’ordre cruel de verser de la poix bouillante sur la tête du saint Diacre, qui remerciait Dieu et chantait : « Gloire à Vous, Seigneur, qui me jugez digne de souffrir pour Votre Nom ! — Qu’on l’étende sur le chevalet, reprit le juge, qu’on disloque ses membres et qu’on le frappe à coups de bâtons ! ». Pendant ce supplice, saint Cyriaque, souriant et paisible, les yeux élevés au ciel, murmurait cette prière : « Seigneur Jésus, gloire à Vous ! ayez pitié de moi, Votre indigne serviteur ; je Vous rends grâces, mon Dieu, qui me permettez de souffrir pour Votre Saint Nom ! ». Les invincibles Martyrs eurent la tête tranchée.


Mercredi 24 juin 2026
NATIVITÉ DE S. JEAN-BAPTISTE

précurseur du Messie
1re classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui nous avez rendu ce jour vénérable par la Nativité du bienheureux Jean, accordez à Votre peuple la grâce des joies spirituelles, et dirigez les âmes de tous les fidèles dans la voie du salut éternel. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
« Prophète du Très-Haut », saint Jean est figuré par Isaïe et Jérémie ; mieux qu’eux encore, il fut consacré dès le sein de sa mère pour annoncer Jésus et préparer les âmes à Sa venue.

L’Évangile nous retrace les prodiges qui marquèrent sa naissance. Zacharie impose à son enfant le nom que saint Gabriel lui a apporté du Ciel et qui signifie : Le Seigneur a fait grâce. Il recouvre aussitôt la voix et, rempli de l’Esprit-Saint, il prédit les grandeurs de son fils : « Il ira devant la face du Seigneur pour donner au peuple la connaissance du salut ».


L’Ange Gabriel avait annoncé à Zacharie que « beaucoup se réjouiraient de la naissance de saint Jean-Baptiste ». Ce ne furent pas seulement, en effet, « les voisins et les parents d’Élisabeth », qui fêtèrent cet événement, mais chaque année, au jour de l’anniversaire, l’Église toute entière convie ses enfants à partager cette sainte joie. Elle sait que la nativité « de ce Prophète du Très-Haut » en cette Noël d’été est intimement liée à l’avènement du Messie.


À partir de la fête de la Nativité de saint Jean, les jours décroissent, car le soleil ayant atteint le point culminant de sa course annuelle, se remet à descendre. Au contraire, la fête de la Nativité du Sauveur, dont celle-ci est le prélude, marque l’époque où le soleil recommence à monter sur son orbite.

Le Précurseur doit s’effacer devant Jésus qui est la vraie lumière des âmes. « Il faut qu’il croisse, dit saint Jean, et que je diminue ». Les solstices étaient l’occasion de fêtes païennes où l’on allumait des feux pour honorer l’astre qui nous donne la lumière. L’Église christianisa ces rites en y voyant un symbole de saint Jean qui était « une lampe ardente et brillante ». Aussi « encouragea-t-elle ce genre de manifestation qui correspondait si bien au caractère de la fête. Les feux de la Saint-Jean complétaient heureusement la solennité liturgique ; ils montraient unies dans une même pensée l’Église et la cité terrestre » (Dom Guéranger).


Le nom du Précurseur est inscrit au Canon de la Messe en tête de la 2e liste. On célébrait autrefois, au jour de sa fête, trois messes en son honneur, et nombreuses étaient les églises qui lui étaient dédiées. Les parents aimaient de même à donner son nom à leurs enfants. Paul diacre, moine du Mont-Cassin et ami de Charlemagne, avait composé en l’honneur de saint Jean-Baptiste l’hymne : « Ut queant laxis ».


Au XIIIe siècle, le moine bénédictin Guy d’Arezzo remarqua que les notes chantées sur les syllabes initiales formaient la série des six premiers degrés de la gamme. Il désigna chaque degré par la syllabe correspondante : (Ut, ré, mi, fa, sol, la, si) et facilita beaucoup par là l’étude des intervalles musicaux.

Ut queant laxis (do)

resonare fibris. (ré)

Mira gestorum (mi)

famuli tuorum. (fa)

Solve polluti (sol)

labii reatum. (la)

Sancte Johannes. (si)

« Afin que vos serviteurs puissent chanter à pleine voix les merveilles de vos œuvres, purifiez leurs lèvres souillées, ô saint Jean ».

Zacharie, faisant savoir qu’il voulait appeler son fils Jean, avait aussitôt retrouvé l’usage de la parole ; et voici qu’une hymne composée en l’honneur du Prophète dont la voix retentit au désert, devient l’instrument d’un nouveau progrès dans l’art musical.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Remerciez Dieu souvent des grâces de choix dont Il vous a prévenu dès votre apparition dans ce monde.

Méditation du jour
Le Précurseur reconnaissant le Sauveur du monde  suite

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