S. Cyriaque, S. Large et S. Smaragde
8 août

S. Cyriaque, Diacre de l’Église romaine sous les Papes saint Marcellin et saint Marcel, fut mis à mort l’an 303 de Jésus-Christ, pendant la persécution de Dioclétien. Il eut pour compagnons vingt-deux chrétiens, parmi lesquels saint Large et saint Smaragde. S. Cyriaque est l’un des "Quatorze Saints Auxiliaires".

Saint Cyriaque, conduit pour être décapité, rendant grâces à Dieu.
Saint Cyriaque, conduit pour être décapité, rendant grâces à Dieu.

629

Saint Cyriaque, de famille patricienne, après avoir exercé les fonctions importantes de préfet de la Toscane, embrassa la religion chrétienne et donna tout son bien aux pauvres. Il fut ordonné Diacre sous le Pape saint Marcellin.

Surpris avec son collègue Largus, Diacre comme lui, pendant qu’il portait des vivres aux chrétiens persécutés qu’on occupait à la construction d’un monument de l’empire, il fut condamné au même supplice, ainsi que son compagnon, et ne put désormais soutenir les chrétiens, ses frères, que par la parole et par l’exemple. L’empereur, apprenant cela, les fit jeter dans un cachot obscur.

Cependant la fille du tyran Dioclétien fut possédée d’un démon qui la tourmenta avec violence et disait : « Cyriaque seul pourra me chasser ». On l’envoya chercher dans sa prison, avec Largus et un autre compagnon nommé Smaragdus. La jeune fille fut délivrée et reçut bientôt le Baptême à l’insu de son père. Saint Cyriaque, en reconnaissance, fut rendu à la liberté.

Or le démon chassé du corps de la fille de l’empereur s’était emparé de la fille du roi de Perse, qui s’écriait dans ses tortures que Cyriaque de Rome pouvait seul la délivrer. Saint Cyriaque, mandé par le roi persan, consentit à faire le voyage avec ses deux compagnons, espérant procurer la gloire de Jésus-Christ. La fille possédée fut guérie au Nom de Jésus-Christ et devint chrétienne.

Saint Cyriaque et ses amis demeurèrent quelque temps en Perse pour prêcher la Foi et affermir les nouveaux Chrétiens. De retour à Rome, ils profitèrent de leur liberté pour continuer à soulager les pauvres et les malheureux et à se rendre aux assemblées des Chrétiens.

Mais bientôt, pendant l’absence de Dioclétien, l’autre empereur, nommé Maximien, fit saisir les trois vaillants Chrétiens : « Adorez les dieux de l’empire, leur dit le juge. — Nous ne connaissons, répondit saint Cyriaque, que Jésus-Christ, Maître du ciel et de la terre, mort sur la Croix pour notre salut ». Aussitôt le bourreau reçoit l’ordre cruel de verser de la poix bouillante sur la tête du saint Diacre, qui remerciait Dieu et chantait : « Gloire à Vous, Seigneur, qui me jugez digne de souffrir pour Votre Nom ! — Qu’on l’étende sur le chevalet, reprit le juge, qu’on disloque ses membres et qu’on le frappe à coups de bâtons ! ». Pendant ce supplice, saint Cyriaque, souriant et paisible, les yeux élevés au ciel, murmurait cette prière : « Seigneur Jésus, gloire à Vous ! ayez pitié de moi, Votre indigne serviteur ; je Vous rends grâces, mon Dieu, qui me permettez de souffrir pour Votre Saint Nom ! ». Les invincibles Martyrs eurent la tête tranchée.


Lundi 2 mars 2026
de la deuxième semaine de Carême
3e classe
Temps du Carême



Oraison - collecte
Daignez faire, ô Dieu tout-puissant, que Vos fidèles, qui, pour mortifier leur chair, observent l’abstinence, jeûnent aussi du péché, en pratiquant la justice. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
À treize ans, Henri de Saüssen ou Suzo, né d’une illustre famille de Souabe, entrait dans l’Ordre des frères Prêcheurs.


Vainqueur des tentations du démon, épris de la sagesse éternelle, tendrement dévoué à la Sainte Vierge, qui lui apparut un matin lorsqu’il disait : « Ave maris stella », le bienheureux Henri était un modèle de dévotion envers le Très Saint Sacrement ; il passait de longues heures en méditation devant les autels de Marie, redoublait ses prières et ses austérités durant le temps des folies du carnaval, et reçut de Notre-Seigneur et de Son auguste mère les plus douces consolations.


Dans une de ses extases, un Ange le revêtit d’une épée et d’une armure, afin « qu’il servit Dieu comme un généreux chevalier ».


Tourmenté par la persécution et par la calomnie, il triompha à force de patience et d’abandon en la Providence, et enfin, le 25 janvier 1365, « rassasié de la vie et brûlant des désirs du Ciel », il mourut à Ulm, en un couvent de son Ordre.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Appliquez-vous à une tendre et journalière dévotion pour l’aimable Nom de Jésus qui veut dire Sauveur.

Méditation du jour
Marchez en Ma présence et soyez parfait  suite

|Qui sommes-nous ?| Effectuer un don| Contacts| |