S. Bernardin de Sienne
20 mai

RÉSUMÉ :

En cette époque de l’année où Jésus par Son triomphe a réalisé Son nom de Sauveur, le Cycle liturgique nous fait célébrer la fête de saint Bernardin qui fut embrasé « du très ardent amour de ce divin Nom ».

Issu d’une noble famille de Sienne, Bernardin renonça à tous ses biens. Il garda intacte sa chasteté, malgré les dangers auxquels l’exposait la rare beauté de ses traits. L’Église lui applique ces paroles de nos Saints Livres : « Il a pu violer le Commandement de Dieu, et il ne l’a point violé ». « Ne mettant point son espérance dans l’argent et les trésors » il quitta tout pour suivre le Christ , et entra dans l’Ordre de saint François dont il est l’une des gloires.

Parcourant les villes et les villages, il prêchait partout le Nom de Jésus et opérait de la sorte de nombreux miracles. Saint Pierre Célestin lui apparut pour l’avertir de sa fin prochaine qui survint la veille de l’Ascension, en l’an 1444.

Demandons à Dieu, par l’intercession et les mérites de saint Bernardin, de nous donner un grand amour pour le Nom de Jésus et de répandre par là en nous la flamme de Sa divine Charité.

La grande vénération de saint Bernardin pour la Sainte Vierge.
La grande vénération de saint Bernardin pour la Sainte Vierge.

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Le principal caractère de la vie de ce grand Saint, c’est son amour extraordinaire pour la très Sainte Vierge, dont il fut toujours l’enfant chéri. Né le 8 septembre, jour de la Nativité de Marie, c’était l’an 1380, Urbain VI étant pape à Rome, Clément VII pape à Avignon, Wenceslas empereur et Charles VI roi de France, saint Bernardin fut privé, tout jeune, de ses nobles et pieux parents ; mais il trouva dans une de ses tantes une véritable mère, qui le conduisit, par ses leçons et ses exemples, dans le chemin de la vertu.

Voyant un jour cette femme refuser de donner à un pauvre, il lui dit : « Pour l’amour de Dieu, donnez à ce pauvre ; autrement je ne prendrai rien aujourd’hui ». Sa pureté était si grande, que le moindre mot inconvenant l’affligeait profondément : « Silence, disaient les étudiants quand ils le voyaient apparaître au milieu de leurs conversations trop libres, silence, voici Bernardin ! ».

À dix-sept ans, il entra dans une confrérie de gardes-malades, et soigna pendant quatre ans, dans un hôpital, avec un dévouement et une douceur rares, toutes les infirmités humaines. Se traitant lui-même avec la dernière dureté, il ne songeait qu’aux besoins des autres ; il parut surtout héroïque dans une peste où il s’imposa mille fatigues et brava mille fois la mort.

Timbre-poste émis par la Principauté de Monaco en 1975.
Sur le même modèle, chaque année pendant une décennie,
émission en l’honneur de la Croix-Rouge monégasque formant une série homogène des Saints charitables.
Saint Bernardin de Sienne ensevelissant les victimes de la peste.
Saint Bernardin de Sienne ensevelissant les victimes de la peste.

1718

L’inspiration du Ciel le conduisit alors chez les Franciscains qui le lancèrent bientôt dans la prédication. Grâce à la bonté de sa Mère céleste, sa voix faible et presque éteinte devint inopinément claire et sonore ; saint Bernardin fut un apôtre aussi brillant par son éloquence que par sa science, et opéra en Italie de merveilleux fruits de salut. Nul ne pouvait résister aux accents de sa parole enflammée.

Faisant un jour l’éloge de la Sainte Vierge, il lui appliqua cette parole de l’Apocalypse : « Un grand signe est apparu au Ciel ». Au même instant, une étoile d’une admirable clarté apparut au-dessus de sa tête.

Une autre fois, parlant en italien, il fut parfaitement compris par des auditeurs grecs qui ne connaissaient que leur langue maternelle. Un jour, un pauvre lépreux lui demanda l’aumône ; saint Bernardin, qui ne portait jamais d’argent, lui donna ses souliers ; mais à peine le malheureux les eut-il chaussés, qu’il se sentit soulagé et vit disparaître peu à peu toute trace de sa terrible maladie.

Saint Bernardin, allant prêcher, devait traverser une rivière et ne pouvait obtenir le passage de la part d’un batelier cupide auquel il n’avait rien à donner. Confiant en Celui pour qui il travaillait, il étendit son manteau sur les eaux, et, montant sur ce frêle esquif, passa la rivière.

C’est à saint Bernardin de Sienne que remonte la dévotion au saint Nom de Jésus ; il ne pouvait prononcer ce Nom sans éprouver des transports extraordinaires. Peu de Saints ont tracé un sillon aussi profond dans l’Église et gagné tant d’âmes à Dieu. Il mourut à soixante-quatre ans, la veille de l’Ascension de l’année 1444, Eugène IV étant pape, Frédéric III empereur et Charles VII roi de France.


Jeudi 15 janvier 2026
S. Paul,

premier ermite
3e classe

Temps après l’Épiphanie



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui nous réjouissez par la solennité annuelle du bienheureux Paul, Votre Confesseur, accordez-nous aussi, dans Votre bonté, la grâce d’imiter sur la terre les actions de celui dont nous célébrons la naissance au Ciel. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire de saint Maur, abbé :


Nous Vous en prions, Seigneur, que l’intercession du bienheureux Maur, Abbé, nous recommande auprès de Vous, afin que nous obtenions, par son patronage, ce que nous ne pouvons espérer de nos mérites. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Saint Paul, père des Ermites, eut pour historien saint Jérôme. Orphelin à l’âge de quinze ans, il abandonna ses biens et se retira dans le désert où un palmier verdoyant, symbole de ses vertus, lui fournit sa nourriture et son vêtement.

Il méditait dans la solitude la Science des sciences qui est de connaître Jésus-Christ et le Père que le Christ révèle aux humbles. Il vécut de la sorte jusqu’à l’âge de 113 ans, goûtant dans l’exercice héroïque de l’oraison et de la pénitence, la suavité du joug du Seigneur.


Le grand saint Antoine du désert vint le visiter peu avant sa mort et saint Paul lui demanda, comme dernière faveur, de dormir son dernier sommeil enveloppé dans le manteau de saint Athanase, l’invincible défenseur de la divinité du Christ. Il attestait par là qu’il mourrait dans la communion de ce Saint et que toute sa vie de pénitence avait servi à soutenir ceux qui luttaient contre l’hérésie arienne.

Cette mort eut lieu vers 342.


En ce Temps après l’Épiphanie, consacré à la manifestation de la divinité de Jésus, pénétrons-nous, avec saint Paul, Ermite, de cette conviction que la vie chrétienne consiste à reconnaître le Christ comme Fils de Dieu et à nous sanctifier en rendant nôtre Sa sainteté divine.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Ne vous contentez pas d’admirer les Saints, suivez leurs traces.

Méditation du jour
La famille des enfants de Dieu  suite

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