N° 1514
ACTUALITÉS BRÛLANTES

Des éléments de ce numéro du Bulletin Dominical seront publiés ultérieurement.

2000

Dans le cadre des Enfers : fusillades de militaires, d’enfants, de mafiosi, affaires plus ou moins sordides comme ce comte Nantais accusé d’avoir assassiné sa femme et ses quatre enfants qu’il aurait enterrés avant de disparaître (actuellement, traces en Provence paraît-il, voir la semaine prochaine), et le reste qui fait la une habituelle des gazettes.


Il y a donc l’actualité française quelque peu pénible qui sert de cadre au renouvellement de l’occupant du Palais de l’Élysée. Champs Élysées, ou Élysée tout court, en grec : « lieu frappé par la foudre », lieu des Enfers de la mythologie grecque. Plus largement, plus rassurant (?) lieu des morts —plus ou moins héroïques ou vertueux dans leur genre— des Enfers de Virgile ou de l’Enfer de Dante par exemple. Mais il ne faut surtout pas croire que l’après-élection sera le Paradis ni même le Purgatoire ! Il faut s’attendre à de belles agitations…


Dans le cadre de la crise de l’Église : (qui n’est guère paradisiaque ces temps-ci…), c’est encore le monstre marin et sous-marin du Vatican-Écône-Loch Ness.


Après de longues années de tergiversations publicitaires et de bagarres plus ou moins intestines, on semble arriver au but des magiciens : ainsi ce titre dans l’édition internet du FIGARO-net du 14 avril : ROME ET ÉCÔNE SUR LE POINT DE SCELLER UN ACCORD.


Cela n’est pas encore réalisé, mais il semble bien que les échéances soient devenues impératives de part et d’autre : d’un côté la fin d’un règne romain dans lequel un JPIII a beaucoup investi et semble vouloir laisser sa marque du ralliement de toutes sortes de schismatiques ou d’hérétiques (luthériens, anglicans, intégristes…) ; de l’autre le noyau-dirigeant « d’Écône », c’est-à-dire la Fraternité sacerdotale S. Pie X fondée par Mgr Lefebvre, laquelle se voyant acculée dans les cordes, ne veut comme moyen de survie (toujours le syndrome du Pont de la rivière Kwaï) que le ralliement (presque) à tout prix.


Le journaliste du Figaro-net a des réflexions intéressantes :


« Et si un accord final est annoncé dans les jours qui viennent, l’essentiel du travail a déjà été fourni par ce pape.

« - Rétablissement en 2007 —comme rite « extraordinaire » [!] dans l’Église catholique— de la messe dite en latin, c’est-à-dire, selon le missel de Jean XXIII en vigueur avant le concile Vatican II.

« - Levée des excommunications, en 2009, qui frappaient les quatre évêques ordonnés par Mgr Lefebvre [pour survivre].

« - Lancement des discussions doctrinales entre le Saint-Siège et la fraternité Saint Pie X, la même année, à propos du concile Vatican II.

« L’échec apparent de ces dernières, il y a un an, avait donné l’impression d’un échec total de la négociation.

« Le désaccord doctrinal entre les lefebvristes et Rome à propos du concile Vatican II est effectivement abyssal. On avait simplement oublié que l’objet de ces échanges n’était pas de trouver un accord, mais d’établir la liste des différences et de leur pourquoi.

« C’est donc en parfaite connaissance de cause, et donc sans aucune ambiguïté, que Rome entend sceller cette unité retrouvée avec Ecône, fief des lefebvristes en Suisse. »

DÉSACCORD ABYSSAL ET UNITÉ RETROUVÉE !

2001

On peut toujours se dire qu’il s’agit de journalisme. Mais enfin, vu de Saturne, on veut bien admettre que sur la doctrine, les « lefebvristes » et la Rome actuelle soient en désaccord abyssal à condition de ne pas prendre pour totalement catholique la doctrine des premiers en particulier sur la notion d’Église, de Pape, d’Autorité, d’obéissance… ce qui fait beaucoup.


Mais peu importe la constatation, même officielle, puisqu’une seule chose compte : l’unité ! Autrefois, lorsqu’on parlait d’unité dans ce genre de débat, il était toujours précisé qu’il ne pouvait s’agir que d’unité dans la Vérité… Problématique dépassée ! Quid est veritas ! Voilà les nouveaux Ponce-Pilate (c’est de saison, car heureusement, après la Passion, il y a la Résurrection).

RENTREZ, ET FAITES CE QUE VOUS VOULEZ !

2002

Récemment, des Anglicans ont retrouvé l’unité avec Rome, tout en gardant leur folklore (car l’Église les a déclarés sans sacerdoce valide par l’autorité de Léon XIII). Que les intégristes retrouvent cette unité aux mêmes conditions n’est plus un problème. C’est ça l’Église ? C’est bien pourtant la nouvelle théologie et la nouvelle pratique depuis vaticandeux.


Il y a bien trente ans, avec un mien confrère, nous fûmes à Rome pour contacter quelques évêques à propos du document que notre petit groupe avait édité dans le cadre de notre « thèse de Cassiciacum » : la Lettre à quelques Évêques (voir Une démarche catholique, dans la collection Dossiers de Catholicité, éd. Saint-Herménégilde, Nice - 1984) (On peut nous commander cet ouvrage sur ce site).

Dans un bureau au cœur de la cité du Vatican, un prélat nous a invités sans ambages : « Rentrez dans l’Église [c’est-à-dire en fait : dans le système, car nous n’étions pas sortis de l’Église], et vous ferez ce que vous voudrez ! ». Hodie, quid novi ?

Pour nous aider à méditer

N’est-ce pas fouler aux pieds la majesté de l’Église, que de produire comme réformations et réparations nécessaires et saintes, ce qu’elle a tant abominé lorsqu’elle était en ses plus pures années, et qu’elle avait terrassé comme impiété, ruine et dégât de la vraie doctrine ? (Saint François de Sales, Les Controverses, Part. I, ch. II, art. 7).


Jeudi 18 juillet 2024
S. Camille de Lellis,

confesseur
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui avez fait don à saint Camille d’une charité extraordinaire pour aider les âmes dans la lutte suprême de l’agonie, nous Vous en supplions, par ses mérites, de répandre en nous l’esprit de Votre charité, afin que nous puissions à l’heure du trépas vaincre l’ennemi et parvenir à la céleste couronne. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire de sainte Symphorose et ses Sept Fils, martyrs :


Ô Dieu, qui nous faites la grâce d’honorer la naissance au Ciel de Vos saints Martyrs Symphorose et ses fils, accordez-nous de jouir de leur société dans l’éternité bienheureuse. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
L’Esprit-Saint, qui S’est manifesté de toutes façons dans l’âme des Saints dont le nom est apparu sur le Cycle liturgique depuis la fête de la Pentecôte, nous fait admirer aujourd’hui saint Camille, dont la charité eut spécialement pour objet Jésus dans le prochain.


Né en 1550, dans le royaume de Naples, de la noble famille des Lellis, saint Camillle entra chez les Capucins, mais une plaie qu’il avait à la jambe l’obligea par deux fois à en sortir. Dieu, en effet, le destinait à fonder une Congrégation de Clercs réguliers, consacrés au service des infirmes.


Il obtint du Siège apostolique l’approbation de son Institut. S’inspirant de l’exemple de Jésus qui est mort pour nous et qui a déclaré qu’il n’y avait pas de plus grande preuve d’amour que de donner sa vie pour les autres, les religieux s’y engagent à assister les malades, même atteints de la peste.


Saint Camille, de même que son Institut, reçut de Dieu la grâce toute spéciale d’aider victorieusement les âmes dans la lutte suprême de l’agonie, aussi le nom de ce Saint a-t-il été inséré par l’Église dans les Litanies des agonisants.


Saint Camille mourut à Rome le 14 juillet 1614. Léon XIII le proclama patron des hôpitaux et des malades et Pie XI l’indiqua comme protecteur des Sœurs hospitalières.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Aimez à visiter et à soigner les malades ; portez-leur secours et consolations.


Méditation du jour
La véritable aumône  suite

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