Méditation du jour
Ste Julienne Falconieri,

vierge - 19 juin

Jésus,

ami véritable ”

R.P. Victor ALET, s.j., « La France et le Sacré-Cœur », 3e éd., p. 107, D. Dumoulin & Cie, Paris - 1889.
R.P. Victor ALET, s.j., « La France et le Sacré-Cœur », 3e éd., p. 107, D. Dumoulin & Cie, Paris - 1889.

« Heureux, dit l’Ecclésiastique,

« celui qui trouve

« un véritable ami. »

Or, est-il une amitié plus douce

et plus vraie

que celle qui s’établit entre le Cœur de Jésus

et le cœur de celui qui veut se donner à Lui ?

Avec quelle consolation

l’ami de Jésus

ne répétera-t-il pas,

au pied du Tabernacle,

ces belles invocations

qui semblent écrites sous la dictée

du Sauveur Lui-même :

« Cœur Eucharistique de Jésus,

« doux compagnon de notre exil, je Vous adore.

« Cœur Eucharistique de Jésus,

« Cœur solitaire, je Vous adore.

« Cœur Eucharistique de Jésus,

« Cœur humilié, je Vous adore.

« Cœur Eucharistique de Jésus,

« Cœur délaissé, je Vous adore.

« Cœur Eucharistique de Jésus,

« Cœur oublié, je Vous adore.

« Cœur Eucharistique de Jésus,

« Cœur méprisé, je Vous adore.

« Cœur Eucharistique de Jésus,

« Cœur outragé..., je Vous adore.

« Cœur Eucharistique de Jésus,

« Cœur suppliant qu’on L’aime..., je Vous adore.

« Cœur Eucharistique de Jésus,

« Cœur maître des secrets de l’union divine..., je Vous adore.

« Cœur Eucharistique de Jésus,

« ayez pitié de nous !

« Cœur Eucharistique de mon Jésus,

« dont le Sang est la vie de mon âme,

« que je ne vive plus, mais vivez Seul en moi.

« Ainsi soit-il. »

(Prière au Cœur Eucharistique de Jésus)


Samedi 24 juin 2017
NATIVITÉ DE S. JEAN-BAPTISTE

précurseur du Messie
1re classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui nous avez rendu ce jour vénérable par la Nativité du bienheureux Jean, accordez à Votre peuple la grâce des joies spirituelles, et dirigez les âmes de tous les fidèles dans la voie du salut éternel. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
« Prophète du Très-Haut », saint Jean est figuré par Isaïe et Jérémie ; mieux qu’eux encore, il fut consacré dès le sein de sa mère pour annoncer Jésus et préparer les âmes à Sa venue.

L’Évangile nous retrace les prodiges qui marquèrent sa naissance. Zacharie impose à son enfant le nom que saint Gabriel lui a apporté du Ciel et qui signifie : Le Seigneur a fait grâce. Il recouvre aussitôt la voix et, rempli de l’Esprit-Saint, il prédit les grandeurs de son fils : « Il ira devant la face du Seigneur pour donner au peuple la connaissance du salut ».


L’Ange Gabriel avait annoncé à Zacharie que « beaucoup se réjouiraient de la naissance de saint Jean-Baptiste ». Ce ne furent pas seulement, en effet, « les voisins et les parents d’Élisabeth », qui fêtèrent cet événement, mais chaque année, au jour de l’anniversaire, l’Église toute entière convie ses enfants à partager cette sainte joie. Elle sait que la nativité « de ce Prophète du Très-Haut » en cette Noël d’été est intimement liée à l’avènement du Messie.


À partir de la fête de la Nativité de saint Jean, les jours décroissent, car le soleil ayant atteint le point culminant de sa course annuelle, se remet à descendre. Au contraire, la fête de la Nativité du Sauveur, dont celle-ci est le prélude, marque l’époque où le soleil recommence à monter sur son orbite.

Le Précurseur doit s’effacer devant Jésus qui est la vraie lumière des âmes. « Il faut qu’il croisse, dit saint Jean, et que je diminue ». Les solstices étaient l’occasion de fêtes païennes où l’on allumait des feux pour honorer l’astre qui nous donne la lumière. L’Église christianisa ces rites en y voyant un symbole de saint Jean qui était « une lampe ardente et brillante ». Aussi « encouragea-t-elle ce genre de manifestation qui correspondait si bien au caractère de la fête. Les feux de la Saint-Jean complétaient heureusement la solennité liturgique ; ils montraient unies dans une même pensée l’Église et la cité terrestre » (Dom Guéranger).


Le nom du Précurseur est inscrit au Canon de la Messe en tête de la 2e liste. On célébrait autrefois, au jour de sa fête, trois messes en son honneur, et nombreuses étaient les églises qui lui étaient dédiées. Les parents aimaient de même à donner son nom à leurs enfants. Paul diacre, moine du Mont-Cassin et ami de Charlemagne, avait composé en l’honneur de saint Jean-Baptiste l’hymne : « Ut queant laxis ».


Au XIIIe siècle, le moine bénédictin Guy d’Arezzo remarqua que les notes chantées sur les syllabes initiales formaient la série des six premiers degrés de la gamme. Il désigna chaque degré par la syllabe correspondante : (Ut, ré, mi, fa, sol, la, si) et facilita beaucoup par là l’étude des intervalles musicaux.

Ut queant laxis (do)

resonare fibris. (ré)

Mira gestorum (mi)

famuli tuorum. (fa)

Solve polluti (sol)

labii reatum. (la)

Sancte Johannes. (si)

« Afin que vos serviteurs puissent chanter à pleine voix les merveilles de vos œuvres, purifiez leurs lèvres souillées, ô saint Jean ».

Zacharie, faisant savoir qu’il voulait appeler son fils Jean, avait aussitôt retrouvé l’usage de la parole ; et voici qu’une hymne composée en l’honneur du Prophète dont la voix retentit au désert, devient l’instrument d’un nouveau progrès dans l’art musical.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Remerciez Dieu souvent des grâces de choix dont Il vous a prévenu dès votre apparition dans ce monde.

Méditation du jour
Le Précurseur reconnaissant le Sauveur du monde  suite

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