Méditation du jour
S. Barnabé,

Apôtre - 11 juin

En toute chose, Dieu ne considère que notre avantage ”

Voulez-vous, Chrétiens, voulez-vous être persuadés que dans tout ce que Dieu permet, que dans tout ce qui vous arrive, Il n’a en vue que vos véritables avantages, que votre bonheur éternel ?

Faites un moment de réflexion sur tout ce qu’Il a fait pour vous.

Vous êtes maintenant dans l’affliction ;

  • songez que celui qui en est l’auteur est Celui même qui a voulu passer toute Sa vie dans les douleurs pour vous en épargner d’éternelles ;

  • que c’est Celui dont l’Ange est toujours à vos côtés, veillant par Son ordre sur toutes vos voies, et s’appliquant à détourner tout ce qui pourrait blesser votre corps ou souiller votre âme ;

  • songez que Celui qui vous expose à cette peine est Celui qui, sur nos autels, prie sans cesse et Se sacrifie mille fois le jour pour expier vos crimes et pour apaiser le courroux de Son Père à mesure que vous L’irritez ;

  • que c’est Celui qui vient à vous avec tant de bonté dans le Sacrement de l’Eucharistie, Celui qui n’a point de plus grand plaisir que de converser avec vous, que de S’unir à vous.

    Quelle ingratitude, après de si grandes marques d’amour, de se défier encore de Lui, de douter si c’est pour nous faire du bien ou pour nous nuire, qu’Il nous visite !


    (R.P. Jean-Baptiste Saint-Jure, s.j.)


  • Lundi 4 mai 2026
    Ste Monique,

    veuve
    3e classe

    Temps Pascal



    Oraison - collecte
    Ô Dieu, consolateur des affligés et salut de ceux qui mettent en Vous leur espérance, Vous qui avez miséricordieusement agréé les pieuses larmes que répandait la bienheureuse Monique pour la conversion de son fils Augustin, donnez-nous, à la pieuse intercession de l’un et de l’autre, la grâce de déplorer nos péchés et d’en trouver le pardon en Votre indulgence. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
    Ainsi soit-il

    Vie du Saint du jour
    Née en Afrique en 332, sainte Monique se maria à un païen qu’elle convertit par ses vertus. Devenue veuve, elle se dévoua à son fils Augustin, dont l’esprit était corrompu par l’erreur manichéenne et le cœur par les mœurs dissolues de Rome.


    Nuit et jour elle pria et « le pleura avec plus de larmes que d’autres mères n’en répandent sur un cercueil » (Saint Augustin, Les Confessions). Elle était en effet avant tout pénétrée de la crainte de Dieu et savait que pour ne pas être rejetée dans la séparation dernière des bons et des méchants, l’âme doit se sacrifier. Et elle expia pour les fautes d’Augustin. « Eussiez-Vous pu, Seigneur, écrit celui-ci, mépriser le cœur contrit et humilié d’une veuve chaste et sobre ? Eussiez-Vous bien rejeté les pleurs de celle qui ne Vous demandait ni argent, ni aucune autre chose temporelle, mais seulement le salut de l’âme de son fils ? »


    « Dieu agréa dans Sa miséricorde les larmes de la charité de la bienheureuse Monique », et ces deux âmes partagent maintenant la joie de Jésus ressuscité. Sainte Monique mourut à Ostie l’an 387.

     voir la grande vie du Saint


    Résolution pratique du jour
    Se rappeler ce que saint Augustin doit aux larmes de sainte Monique, sa mère. Nous rappeler ce que nous devons à ceux qui ont versé des larmes pour nous.

    Méditation du jour
    Si un verre d’eau aura sa récompense, qu’en sera-t-il des larmes versées pour le salut des âmes ?  suite

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