Méditation du jour
S. Barnabé,

Apôtre - 11 juin

En toute chose, Dieu ne considère que notre avantage ”

Voulez-vous, Chrétiens, voulez-vous être persuadés que dans tout ce que Dieu permet, que dans tout ce qui vous arrive, Il n’a en vue que vos véritables avantages, que votre bonheur éternel ?

Faites un moment de réflexion sur tout ce qu’Il a fait pour vous.

Vous êtes maintenant dans l’affliction ;

  • songez que celui qui en est l’auteur est Celui même qui a voulu passer toute Sa vie dans les douleurs pour vous en épargner d’éternelles ;

  • que c’est Celui dont l’Ange est toujours à vos côtés, veillant par Son ordre sur toutes vos voies, et s’appliquant à détourner tout ce qui pourrait blesser votre corps ou souiller votre âme ;

  • songez que Celui qui vous expose à cette peine est Celui qui, sur nos autels, prie sans cesse et Se sacrifie mille fois le jour pour expier vos crimes et pour apaiser le courroux de Son Père à mesure que vous L’irritez ;

  • que c’est Celui qui vient à vous avec tant de bonté dans le Sacrement de l’Eucharistie, Celui qui n’a point de plus grand plaisir que de converser avec vous, que de S’unir à vous.

    Quelle ingratitude, après de si grandes marques d’amour, de se défier encore de Lui, de douter si c’est pour nous faire du bien ou pour nous nuire, qu’Il nous visite !


    (R.P. Jean-Baptiste Saint-Jure, s.j.)


  • Jeudi 20 août 2026
    S. Bernard,

    abbé et docteur de l’Église
    3e classe

    Temps après la Pentecôte



    Oraison - collecte
    Ô Dieu, qui  avez fait à Votre peuple la grâce d’avoir le bienheureux Bernard, pour ministre du salut éternel, faites, nous Vous en prions, que nous méritions d’avoir pour intercesseur dans les Cieux celui qui nous a donné sur terre la doctrine de vie. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
    Ainsi soit-il

    Vie du Saint du jour
    L’Église aime à célébrer après la fête de l’Assomption saint Bernard, le Docteur aux paroles de miel, Doctor mellifluus, dont le principal titre de gloire fut d’avoir chanté, avec une indicible tendresse et une ardente piété, dans ses prières, dans ses ouvrages et dans ses sermons, les grandeurs de Marie.


    Né en 1091, en Bourgogne, d’une noble famille, il sut, dès l’âge de vingt-deux ans, gagner à Jésus-Christ trente gentilshommes qui embrassèrent avec lui la vie monastique à Cîteaux.

    L’Ordre Cistercien, cette branche sortie du vieux tronc bénédictin, y acquit une vigueur nouvelle qui lui permit de couvrir de ses rejetons l’Europe entière. « Le juste fleurira comme le palmier, il se multipliera comme le cèdre du Liban ». Et dans le célèbre monastère que saint Bernard fonda, peu après, dans « le val d’Absinthe », sur la rive gauche de l’Aube, et dont il fut le premier Abbé, chaque jour, il répandait sur une communauté de 700 moines les trésors de doctrine et de sagesse que Dieu lui avait départis et qui rendent à jamais son nom immortel.


    Moine austère, grand orateur chrétien et savant docteur, il fut le flambeau, dont parle l’Évangile, qui éclaira le monde au XIIe siècle et lui imprima le caractère chrétien qui le distingue. Le Pape Eugène III, qui avait été formé par lui à la vie monastique, sollicite et reçoit ses conseils ; au Concile d’Étampes, il met fin à un schisme qui, en opposant Anaclet à Innocent II, troublait le clergé et le peuple de Rome.

    Il est consulté par Guillaume d’Aquitaine, par la duchesse de Lorraine, par la comtesse de Bretagne, par Henri fils du roi de France, par Pierre fils du roi de Portugal, par Louis VI, Louis VII, Conrad, Lothaire et par l’abbé de Saint-Denis. Il terrasse, au Concile de Laon, le célèbre docteur Abélard, et démasque avec sa puissante logique les erreurs d’Arnaud de Brescia et de Pierre de Bruys.

    Il s’attaque enfin à l’islamisme et, prêchant la seconde croisade à Vézelay, il soulève par son entraînante éloquence la vieille Europe tout entière.


    Saint Bernard mourut à Clairvaux le 20 août 1153, et son corps fut déposé aux pieds de l’autel de la Vierge.

    Il laissait après lui cent soixante monastères qu’il avait fondés en Europe et en Asie. Ses écrits, pleins d’une doctrine inspirée par la sagesse divine, le firent mettre au rang des Docteurs de l’Église universelle par Pie VIII.

     voir la grande vie du Saint


    Résolution pratique du jour
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    Aussi puissante que miséricordieuse  suite

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