Notre-Dame du Perpétuel Secours
27 juin
Origines de la Sainte Image de

Notre-Dame du Perpétuel secours

  • Origines de la Sainte Image de Notre-Dame du Perpétuel secours.

  • Explication des traits caractéristiques de la sainte Image.

  • Titre donné à la sainte Image.

  • Méditation du jour sur le sens de « perpétuel secours ».

  • Litanies de Notre-Dame du Perpétuel Secours : Venez à mon secours, ô charitable Mère !


RÉSUMÉ :

On vénère sous ce titre glorieux, en l’Église de saint Matthieu sur l’Esquilin, à Rome, une image miraculeuse de la Sainte Vierge Marie connue depuis le XIIe siècle, et qui, après avoir été durant six siècles, l’objet d’un culte populaire, se perdit au cours des vicissitudes que connut la ville sainte pendant la première moitié du XIXe siècle. Le tableau fut retrouvé d’une manière providentielle en 1866 ; et le Pape Pie IX, grand serviteur de Marie, réinstaura son culte séculaire, par une fête liturgique.

La Congrégation du Très Saint Rédempteur prit à cœur de donner une rapide extension à cette dévotion très populaire sur laquelle Marie semble, d’une manière toute particulière, répandre ses faveurs.

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La Sainte Image, que nous vénérons sous le nom de Notre-Dame du Perpétuel Secours est originaire de l’île de Crète, où elle fut peinte par un artiste inconnu, probablement au XIVe siècle.

Un marchand apporta à Rome ce chef-d’œuvre de l’art byzantin, comptant bien le conserver pour sa dévotion privée. Mais la Très Sainte Vierge fit connaître sa volonté de livrer l’Image sainte au culte public. Il fallut s’exécuter ! C’était en 1499, Alexandre VI étant pape et Louis XII roi de France. Le jour même où le clergé en grande procession vint chercher le tableau pour le transférer dans l’église Saint-Matthieu, une infirme placée sur le parcours obtint miraculeusement sa guérison.

Depuis lors, la piété des Romains entoura de vénération la sainte Madone et pendant trois siècles le culte de Notre-Dame du Perpétuel Secours se continua sans interruption dans l’église Saint-Matthieu.

Mais la Révolution abattit cette église. L’image miraculeuse disparut. En fait, elle ne fut heureusement pas détruite, mais fut recueillie et quasi délaissée dans une sacristie. Les Pères Rédemptoristes, ayant élevé leur maison généralice et leur église dédiée à saint Alphonse de Liguori (leur fondateur) sur l’emplacement de l’église Saint-Matthieu, le Pape Pie IX prescrivit de leur remettre l’Image miraculeuse dont le transfert solennel fut, cette fois encore, l’occasion d’une guérison merveilleuse.

Se considérant comme mandatés pour cela par le Souverain Pontife, les Rédemptoristes ont pris à cœur d’assurer une diffusion mondiale au culte de Notre-Dame du Perpétuel Secours, choisie par eux comme patronne permanente de leurs missions. Et leur zèle a trouvé un écho enthousiaste sur les deux continents. Ce sont surtout les nations latines et le monde anglo‑saxon qui rivalisent d’hommages rendus à la chère Madone. Mais d’autres peuples également, au Tonkin, en Chine et ailleurs, se laissent gagner rapidement par les charmes populaires de la Sainte Image.

Un tel culte, c’est évident, n’aurait pas prospéré sous toutes les latitudes, si les fidèles n’avaient pas constaté, par le nombre prodigieux et le caractère souvent miraculeux des faveurs obtenues, que la Vierge Marie aime à être invoquée sous le nom de Mère du Perpétuel Secours.

EXPLICATION DES TRAITS CARACTÉRISTIQUES DE LA SAINTE IMAGE

C’est une scène symbolique que ce tableau nous dépeint. Jésus-Enfant a vu d’avance tous les tourments de Sa vie et de Sa mort, représentés par les insignes de Sa Passion (la croix, la lance, l’éponge piquée au sommet d’un roseau) que portent, à droite et à gauche, saint Michel et saint Gabriel. Effrayé par cette vision terrible, Il S’est réfugié dans les bras de Sa Mère : de Ses petites mains tremblantes, Il serre la main forte et calme de Marie. Détail touchant, dans le mouvement de Sa frayeur, Il a laissé échapper la sandale de Son pied droit.

Tandis que Jésus arrête Ses yeux épouvantés sur l’apparition, le regard de Marie, empreint d’une douce tristesse et d’une compatissante affection, se fixe sur nous et semble nous dire : « Voyez combien terrible est la vocation de mon Fils. Il n’est venu au monde que pour racheter les hommes par Sa Passion et Sa Mort. Que du moins Ses souffrances ne soient pas perdues pour vous. C’est mon désir le plus cher de vous aider à sauver vos âmes par les mérites de mon Fils. Venez à Moi, je serai votre Perpétuel Secours ».

Le regard triste et doux de la Madone, tel qu’on peut l’admirer avec émotion sur le Tableau original vénéré à Rome, est l’œuvre d’un artiste de première valeur. La majesté orientale de la Vierge Mère est tempérée par son expression de bonté attirante.

TITRE DONNÉ À LA SAINTE IMAGE

Une antique peinture italo-byzantine, procédant manifestement de la même inspiration que notre Sainte Image est vénérée en Italie sous le nom de « Vierge à la vision terrible ».

Les orientaux, chez qui notre Madone est très répandue, la considèrent comme une Vierge douloureuse. Ils l’appellent Strastnaïa : Mater dolorosa.

Pour nous elle est la MÈRE DU PERPÉTUEL SECOURS. C’est le titre qui a prévalu dans l’Église latine et qui caractérise parfaitement le rôle spirituel de Marie dans l’acquisition et la répartition des grâces de la Rédemption. Elle est mère et mère toujours secourable. Elle seule mérite pareille qualification. Les interventions bienfaisantes des autres mères ne sont pas continues. Si ce n’est pas leur cœur qui manque de bonté, c’est leur bras qui manque de puissance. Que de fois nos mamans ont gémi de ne pas pouvoir faire de miracles à notre avantage ! Que de fois aussi elles n’ont pas même su que nous avions besoin de leur aide !

Seule la Vierge Marie est une Mère perpétuellement secourable, parce que toujours au courant de nos prières, de nos nécessités, toujours assez puissante sur le Cœur de son Fils pour intercéder avec succès en notre faveur.

Confiance en Notre-Dame du Perpétuel Secours ! Que nul n’hésite à se recommander à elle ! Celui qui s’approche avec piété de son Image sainte est sûr de ne pas partir les mains vides.

Imprimatur : Verdun, le 11 février 1948.

Max. Huard, vic. gén.

Permis d’imprimer, Paris 2 février 1948. J. de Saint-Martin, c.ss.r.


Litanies de Notre-Dame du Perpétuel Secours
Venez à mon secours, ô charitable Mère !

Dimanche 25 octobre 2026
FÊTE DU CHRIST ROI,
dernier dimanche d'octobre

1re classe
Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
La fête du Christ Roi est une fête du Seigneur ; on n’y fait pas mémoire du dimanche.


Dieu tout-puissant et éternel, qui avez voulu restaurer tout dans la Personne de Votre Fils bien-aimé, le Roi de l’univers : accordez dans Votre bonté, que toutes les familles des nations, qui vivent en désaccord à cause de la blessure du péché, se soumettent à Son très doux pouvoir. Lui qui vit et règne avec Vous, dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
En instituant la fête du Christ Roi, le Pape Pie XI a voulu proclamer solennellement la royauté sociale de notre Seigneur Jésus-Christ sur le monde.

Roi des âmes et des consciences, des intelligences et des volontés, le Christ est aussi le Roi des familles et des cités, des peuples et des nations, le Roi de l’univers entier.

Comme Pie XI l’a montré dans son encyclique Quas primas du 11 décembre 1925, le laïcisme est la négation radicale de cette royauté du Christ ; en organisant la vie sociale comme si Dieu n’existait pas, il engendre l’apostasie des masses et conduit la société à sa ruine.

Toute la Messe et l’Office de la fête du Christ Roi sont une proclamation solennelle de la royauté universelle du Christ contre le laïcisme de notre temps.

La Messe commence par une des plus belles visions de l’Apocalypse, où l’Agneau de Dieu, immolé mais désormais dans la gloire, est acclamé par la foule innombrable des Anges et des Saints.

Fixée au dernier dimanche d’octobre, vers la fin du cycle liturgique et juste la veille de la Toussaint, la fête du Christ Roi se présente comme le couronnement de tous les mystères du Christ et comme l’anticipation dans le temps de la Royauté éternelle qu’Il exerce sur tous les Élus dans la gloire du Ciel.

La grande réalité du Christianisme, c’est le Christ ressuscité régnant dans tout l’éclat de Sa victoire au milieu des Élus qui sont Sa conquête.


Pour saint Chrysanthe et sainte Darie :


On lit au début du Martyrologe Romain de ce jour :


À Rome, le triomphe de saint Chrysanthe et de sainte Darie son épouse, martyrs ; après plusieurs supplices qu’ils endurèrent pour Jésus-Christ sous le préfet Célerin, ils furent condamnés par l’empereur Numérien, à être jetés dans une sablonnière sur la voie Salaria, où on les ensevelit tout vivants sous un amas de terre et de pierres.

C’était en l’an 284.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Le « Christ-Roi » signifie l’Évangile plus étudié, mieux pratiqué au foyer, pour en faire, dans la vie intérieure et extérieure, le code par excellence, mais un code obligatoire. (R.P. Mateo Crawley)

Méditation du jour
Il faut que Jésus-Christ règne  suite

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