Nativité de la Sainte Vierge
8 septembre

RÉSUMÉ :

Cette fête ancienne se célébrait à Rome dès le VIIe siècle, et le Pape Innocent IV, pour accomplir le vœu que les Cardinaux en avaient fait avant l’élection de son prédécesseur, y ajouta une octave au Ier Concile de Lyon, tenu en 1245.


C’est la date du 8 septembre qui a servi à fixer celle de la fête de l’Immaculée Conception, neuf mois auparavant (8 septembre - 8 décembre). Marie est inséparable de Jésus dans le plan divin, aussi la liturgie lui applique-t-elle ce que tous nos livres Saints disent de la Sagesse éternelle qui est le Verbe « par Lequel tout a été fait » (Jn, I, 3).


Comme le Christ, la Vierge préside en effet à toute l’œuvre de la création, c’est elle, avec son Fils, que Dieu eut surtout en vue en créant le monde.

D’après Domenico Ghirlandaio.

Peinture à fresque de l’église Santa Maria Novella (Florence).

Nativité de la Vierge.
Nativité de la Vierge.

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Tout est miracle dans l’histoire de la sainte Vierge ; sa naissance ne fait point exception, et, bien que pauvre et vulgaire aux yeux du monde, elle apparaît aux yeux de la Foi entourée des plus éclatantes merveilles.

Aussi est-ce avec raison que l’Église s’écrie en ce jour : « Votre naissance, ô Marie, Mère de Dieu, a rempli tout le monde de consolation et d’allégresse, parce que le Soleil de justice, Jésus-Christ, notre Dieu, est né de vous, Lui qui nous a tirés de la malédiction où nous étions plongés et nous a comblés de bénédictions ; Lui qui, ayant ruiné l’empire de la mort, nous a introduits dans la vie éternelle ».

Cette fête, en effet, doit être une réjouissance universelle ; ce n’est pas un heureux présage pour une ville ou pour un peuple, mais pour l’humanité tout entière. Saint Joachim et sainte Anne, ses parents, étaient de la race de David, de laquelle devait naître le Sauveur promis au monde ; mais ils étaient avancés en âge et n’avaient point d’enfants, donc nulle espérance humaine pour eux de donner naissance au Rédempteur attendu.

Dieu, qui aime à confondre les calculs des hommes et les prévisions naturelles, jugea autrement et renouvela pour saint Joachim et sainte Anne la merveille dont l’Ancien Testament nous rapporte plusieurs exemples. Les deux vieillards reçurent l’annonce des desseins de Dieu, et au temps marqué, après une pieuse attente, Marie paraissait au monde.

Toute pure, tout immaculée avait été sa conception, toute pure et toute privilégiée fut sa naissance. Quelle joie ce jour-là dans la maison de saint Joachim ! Quelles félicitations de la part des amies de la vertueuse sainte Anne ! Figurons-nous combien devait être ravissante cette enfant de bénédiction, sanctifiée dès le premier instant de sa vie, et dont les facultés n’avaient pas connu un seul instant le sommeil ni l’imperfection ! C’était bien la première des créatures que tous les Anges et tous les Saints eussent pu déjà saluer comme leur Reine et leur Maîtresse.

Salut dès votre naissance, ô toute pure, ô toute belle, ô pleine de grâce, ô bien-aimée, ô vous qui n’avez jamais connu et ne connaîtrez jamais la souillure, créature sans égale, monde tout à part, où Dieu S’est plu à multiplier Ses prodiges !

Les Saints ne tarissent pas d’éloges quand ils parlent de la naissance de Marie : « Avant la naissance de Marie, dit saint Pierre Damien, le monde était enseveli dans les ténèbres du péché ; avec elle paraît l’Aurore qui annonce le Soleil de justice ».

Parfaite dès sa naissance, Marie, nous disent les Saints, ne fit que croître chaque jour en vertus. Astre toujours progressant en lumière, si beau dès son apparition, qu’il devait être éblouissant au terme de sa course ! Quel bonheur pour les élus de contempler un jour au Ciel les merveilles opérées par Dieu en Marie !

Sainte Anne encore au lit et les admiratrices de la petite Sainte Vierge.
Sainte Anne encore au lit et les admiratrices de la petite Sainte Vierge.

Lundi 10 août 2026
S. Laurent,

diacre et martyr
2e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Nous Vous prions, Seigneur, d’éteindre en nous l’ardeur de nos vices, Vous qui avez donné au bienheureux Laurent la force de surmonter les flammes de ses tourments. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
La basilique de Saint-Laurent-hors-les-Murs, où reposent les restes du glorieux diacre, est la cinquième église patriarcale de Rome. Avec Saint-Jean-de-Latran, Saint-Pierre, Sainte-Marie-Majeure et Saint-Paul-hors-les-Murs, elle est, en effet, l’une des cinq basiliques majeures où seul le Pape célèbre au Maître-Autel, afin de montrer que sa juridiction s’étend sur toutes les Églises de Jérusalem, d’Alexandrie, d’Antioche et de Constantinople.

Rome possède encore sept autres sanctuaires dédiés à saint Laurent.


C’est dans ce sanctuaire que l’Église nous convie aujourd’hui à célébrer les louanges de Dieu, dont ce Saint fut, par son martyre, le glorieux témoin.

Saint Laurent était le premier des sept diacres attachés au service de l’Église romaine. Il avait pour charge d’assister le pontife dans la célébration des Saints Mystères, de distribuer l’Eucharistie aux fidèles et de s’occuper de l’administration des biens de l’Église pour en distribuer les revenus aux pauvres.


Arrêté par le préfet de Rome, en l’an 259, et sommé de lui remettre ses richesses, il lui présente une foule d’indigents, en lui disant « qu’ils sont les vrais trésors de l’Église, par le don inestimable de leur Foi, et parce qu’ils convertissent nos aumônes en trésors impérissables pour nous. On le déposa sur un lit de fer en forme de gril, sous lequel on plaça des charbons à demi allumés, afin de prolonger ses tortures et de rendre sa mort plus douloureuse.


« Les flammes n’ont pu vaincre la charité du Christ : et ce feu qui brûlait au dehors a été plus faible que celui qui, au dedans, embrasait le cœur du Martyr ». Aussi, disait-il à ses bourreaux : « Vous pouvez maintenant retourner mon corps ; il est assez rôti de ce côté-là ». Et quelque temps après : « Ma chair est maintenant rôtie, vous pouvez en manger ».


Il mourut en 259. Son nom est inscrit au Canon de la Messe parmi les martyrs de Rome (1re liste).

Récitons toujours, comme action de grâces, l’oraison de ce jour que l’Église a placée après le Cantique des trois enfants dans la fournaise. Elle nous fait demander à Dieu d’éteindre en nous les ardeurs de nos passions, comme Il a donné à saint Laurent, que le feu éprouva et qui fut trouvé pur, de triompher des flammes de son cruel martyre.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Demandez à Dieu une Foi vive comme celle des Martyrs.

Méditation du jour
Toute nuit s’illumine au flambeau de la Foi  suite

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