N° 1308
NOUVEAU : NOTRE SITE INTERNET

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« C’est parti ! » Le nom du site étant indiqué (pour ceux à qui cela aurait échappé, voici l’adresse : http://www.cassicia.com) et quelques annonces ayant été envoyées à différents amis et correspondants, « la toile » s’agite et les premières réactions arrivent… Elles sont bien favorables dans ce sens que l’appréciation générale est plutôt flatteuse (merci !…) concernant la présentation de l’ensemble. Certes : c’est le contenu qui doit être important et il y aura matière.

Mais les gourmands devront réfréner leur appétit : ce n’est que progressivement que nous alimenterons les rubriques à commencer par le calendrier pour chaque jour (ce qui n’est déjà pas rien…) : il faut vivre catholiquement au quotidien, et redécouvrir la nécessité de prendre un peu de recul par rapport à l’agitation du monde. C’est élémentaire pour tout Chrétien, c’est ce qu’on appelle « la vie intérieure ». Mais aussi, recul particulièrement par rapport aux difficultés rencontrées dans le cadre de la terrible crise de l’Église que nous subissons.

C’est qu’il faut au minimum faire le tri dans toutes les déclamations, prises de position, affirmations trop souvent gratuites, sans référence et sans connaissance ou compréhension de la doctrine et du « sentire cum Ecclesia ». Il y a aussi les agitations : parfois vibrionnesques, et même cette agitation, totalement désordonnée d’infimes particules —qui cherchent à se donner de l’importance— caractérisée par la désignation scientifique de « mouvement brownien ». Cela serait simplement drôle si ces agitations n’avaient pas de conséquences. Mais il y a justement les excitations conséquentes, les jugements abrupts comme téméraires, hélas communicatifs. La contagion aussi, d’une certaine forme de folie mentale : car le poisson (icqus), qui est l’un des signes du Chrétien, c’est bien connu, commence à pourrir par la tête.

À CASSICIACUM, OÙ NOUS NOUS REPOSÂMES…

« À Cassiciacum où nous nous reposâmes des tourmentes du siècle »

(S. Augustin, Les Confessions, Livre IX, chapitre 3). C’est précisément l’idée que le R.P. Guérard des Lauriers avait lorsque je lui ai parlé du projet de Revue et de son nom (qui naîtra en 1981 sous l’intitulé de « Cahiers de Cassiciacum »). Il s’agissait bien pour nous de prendre ce saint recul dans la prière et l’étude de la crise, de ses causes et des principes doctrinaux ainsi remis en cause. Voilà une indication que ne connaissaient que bien peu de « confidents »…

La semaine dernière, j’ai donné dans le Bulletin Dominical le « bandeau » de la première page (accueil) du site : composition du tableau de Ary Scheffer (1846), Français d’adoption, représentant saint Augustin et sainte Monique sa mère, dans l’attitude caractérisant l’ambiance de leur séjour à Cassiciacum, avec une vue de Rome.

JE M’ÉTONNE QUE VOUS DÉTOURNIEZ SI VITE…

Cette vue de Rome, c’est le Tibre qui coule dans Rome et conduit aux rives du Vatican dont on aperçoit la coupole de la basilique Saint-Pierre, dans la brume… C’est qu’il faut rester catholique romain sans pour autant recevoir « un autre évangile » que celui qui nous a été prêché, comme saint Paul le constatait déjà (Gal. I, 6) : « Je m’étonne que vous vous détourniez si vite de celui qui vous a appelés à la grâce du Christ, pour passer à un autre évangile. Non pas qu’il y en ait un autre ; mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent renverser l’Évangile du Christ. Mais si quelqu’un, fût-ce nous-mêmes ou un ange du Ciel, vous évangélisait autrement que nous vous avons évangélisés, qu’il soit anathème ! Je l’ai dit, et je le dis encore maintenant : Si quelqu’un vous annonçait un autre évangile que celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème ! »

Pour nous aider à méditer

L’on ne saurait aimer le commandement si l’on n’aime celui qui commande ; à mesure que nous aimons et estimons celui qui fait la loi, à mesure nous nous rendons exacts à l’observer. Les uns sont attachés à la loi par des chaînes de fer, et les autres par des chaînes d’or, (…) c’est-à-dire par amour ; ils aiment les commandements et les observent amoureusement. (S. François de Sales, Les vrais entretiens spirituels, XIV).

Notes tirées du sermon

« Le jardin de l’Église naissante était demeuré déjà quelque temps privé de l’eau vive, qui est comme celle d’une fontaine jaillissant à la vie éternelle (Jn, IV, 14), c’est-à-dire de la douce présence de son bon et aimable Seigneur ; la peur et la crainte de la persécution judaïque avaient terni les saintes fleurs, fané et mis en friche toutes ces pauvres plantes, et pouvait bien dire : “J’ai étendu mes mains vers Vous ; mon âme est en Votre présence comme une terre sans eau” (Ps. CXLII, 6) ; excepté le lys béni de la sacrée Vierge, sur laquelle, par une particulière influence du divin amour, la rosée céleste tombait toujours surabondamment.

« Tous ensemble faisaient prières pour impétrer la sainte rosée de l’Esprit consolateur, quand voici ce vent impétueux et ce bruit du ciel remplir de frayeur leurs craintifs courages, et leur faire jeter de plus en plus des soupirs de prières à la divine Majesté.

« Mais ce bruit, ce vent, cette impétuosité, au lieu de frayeur se changea en une douce pluie des grâces célestes, qui abreuva si à souhait leurs courages, que dès lors il ne se parla plus de sécheresse, ni d’aridité, ni de flétrissure ; car il leur arriva ce qui est dit de l’homme de bien par le saint roi David, lequel dit : “Comme un arbre qui est planté proche le courant des eaux, lequel donnera son fruit en son temps, et dont la feuille ne tombera point ; et toutes les choses qu’il fera prospèreront.” (Ps. I, 3) (…) »

« Les théologiens, non contents de savoir résolument que plus admirable a été la Majesté divine en la réformation qu’en la formation du monde, mais que plus est admirable la justification du simple et seul pêcheur, laquelle néanmoins se fait tous les jours en cent mille lieux du Christianisme. Non content de le savoir, ils demandent entre eux le pourquoi, afin de pouvoir rendre compte aux curieux de leurs dire, et de faire mieux connaître aux hommes la grâce que Dieu leur fait quand Il les appelle à pénitence. »

(S. François de Sales, Sermons, I).

Recommandation spirituelle de la semaine

Demander avec ferveur à être investi, envahi par l’Esprit Saint.


Vendredi 25 septembre 2026
des Quatre-Temps de septembre
2e classe
Temps après la Pentecôte

S. Firmin,

premier évêque d’Amiens et martyr


S. Nicolas de Flüe,

Patron céleste de la Suisse


voir Le Martyrologe #90-4




Oraison - collecte
Faites-nous la grâce, nous Vous en prions, Dieu tout-puissant, qu’en observant religieusement chaque année ces saintes pratiques, nous Vous soyons agréables, et dans nos corps et dans nos âmes. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Le père et la mère de saint Firmin, qui étaient des plus riches et des plus considérables de la ville de Pampelune, en Espagne, à la fin du Ier siècle, furent convertis à la Foi par saint Honestus, prêtre de Toulouse, et disciple de saint Saturnin.


Convaincus que de la première éducation dépend ordinairement le reste de la vie, ils mirent leur fils entre les mains de ce saint ecclésiastique, aussi distingué par sa science que par ses vertus, afin qu’il le formât de bonne heure à la piété.


Saint Honorat, successeur de saint Saturnin à Toulouse, sacre saint Firmin évêque pour évangéliser les païens.

L’évêque missionnaire parcourut les Gaules, puis fixa son siège à Amiens.

Ses succès lui obtiennent d’avoir la tête tranchée. C’était dans les premières années du IIe siècle.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Remerciez Dieu du don de la Foi, qu’Il vous a accordé de préférence à tant d’autres.

Méditation du jour
De l’amour fraternel  suite

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