N° 1291
L’Enfant-Jésus d’Autriche

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Du courrier commence à parvenir du bureau de poste provisoire du hameau autrichien de Christkindl (Bulletin Dominical N° 1288). Pour l’année prochaine, si Dieu veut, je ferai le point du fonctionnement de ce bureau selon les éléments recueillis dans les différentes réponses.

Voici, sur une carte postale préparée par l’un de nos lecteurs et qui lui est revenue, un timbre de Noël et une vignette spéciale du bureau de poste collés et oblitérés de Christkindl.

Joyeux Noël encore à chacun !

Notre-Dame de Pontmain (17 janvier)

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Il y a des petites paroisses qui retiennent l’attention de l’Histoire par quelque événement sortant de l’ordinaire. Ce qui ne veut pas dire qu’une vie paroissiale ordinaire soit ou doive être médiocre.

Ainsi en est-il de la paroisse de Pontmain illustrée par l’Apparition de la Sainte Vierge en cette nuit du 17 au 18 janvier 1871.

Terrible hiver pour la France : Paris tenue par les Communards est assiégée par les Prussiens, une grande partie de la France est occupée, il ne reste aucun espoir humain d’arrêter l’invasion. Le soir du 17 janvier, l’armée de l’Ouest bat en retraite, le général Prussien annonce : « En ce moment, mes troupes sont à Laval » prêtes à l’investir. Or, Laval est à 52 km de Pontmain où règne l’angoisse. Trente-huit hommes ou jeunes gens étaient partis à la guerre. Monsieur le Curé les y avait préparés par la confession et la communion. Après la Messe qu’il célébra pour eux le jour du départ, il les avait bénis, consacrés à la Sainte Vierge, et leur avait promis qu’ils reviendraient tous ; mais on était sans nouvelles de la plupart d’entre eux.

La Mère de la Sainte Espérance

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L’angoisse est telle que personne n’avait eu le courage d’entonner le cantique habituel « Mère de l’Espérance » l’avant-veille après Vêpres. Mais Monsieur l’Abbé Guérin avait su trouver dans son cœur les paroles de foi et de confiance qui ranimèrent le courage : la prière et les chants s’étaient finalement élevés comme de coutume.

Puisque toutes les espérances et les consolations humaines semblaient perdues, ne fallait-il pas se tourner plus que jamais vers Dieu ?

C’était Son heure. Dieu allait « Se laisser toucher » par l’intervention de Sa Mère à qui l’on recourait de toutes parts. Ce soir-là, Notre-Dame se manifestait dans le ciel étoilé de Pontmain : « Mais priez mes enfants, Dieu vous exaucera en peu de tempsl Mon Fils Se laisse toucher ».

La nuit même, un contre-ordre du commandement prussien arrivait empêchant la prise de Laval, et l’armée prussienne reflua définitivement. Tous les hommes de Pontmain enrôlés revinrent dans les mois qui suivirent.

La note de lecture du Frère Didier

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« Les Rois : Voilà encore une tradition qui a la vie dure ; en dépit d’un arrêté paru en 1794, disant notamment : “ Il a été rapporté au comité révolutionnaire qu’il y a quelques pâtissiers qui se permettent de fabriquer et vendre encore des ‘gâteaux des rois’. Considérant que, ce faisant, ces pâtissiers ne sauraient avoir que des intentions liberticides ; considérant que quelques particuliers ont commandé de ces gâteaux, sans doute dans l’intention suspecte de garder l’usage superstitieux de la fête des ci-devant rois, il faudra découvrir et suspendre les pâtissiers délinquants et les orgies dans lesquelles on oserait fêter l’ombre des tyrans... ”.

« Les pâtissiers tournèrent la difficulté en substituant provisoirement aux “galettes des rois” les “galettes de la liberté”, ornées d’un bonnet phrygien en guise de couronne. La formule la plus classique est celle de la galette en pâte feuilletée, mais de nombreuses provinces ont leur spécialité. » (Citronnelle, Comment réussir la pâtisserie, p. 176, Gautier-Languereau, Paris - 1964)

Pour nous aider à méditer

Plût à Dieu que Son Fils bien-aimé fût appelé à toutes les noces comme Il fut à celles de Cana : le vin des consolations et bénédictions n’y manqueraient jamais. (S. François de Sales, Introduction à la vie dévote, III, chap. 38).

Notes tirées du sermon

« Parmi les nombreuses sollicitudes que Nous impose continuellement notre ministère pastoral, cet élément essentiel de la société et de l’Église, qui s’appelle la famille, est pour Nous un objet de préoccupation constante. Et en pensant aux dommages que lui causent ou peuvent lui causer aujourd’hui le désir exagéré de bien-être matériel, qui fuit la responsabilité et le sacrifice; les agitations de la vie quotidienne, qui font oublier les intérêts spirituels supérieurs ; les exigences du travail pour tous, qui désagrège le noyau central de la, famille, en dispersant ses éléments ; la tendance à rompre les limites mêmes imposées par la nature à la modestie et à la pudeur, qui veut transformer la femme en quelque chose de fort différent de cette chose sacrée qu’est une mère ; les principes faux et dissolvants, qui voudraient réduire ce qui est un sacrement à une futile union capricieuse, temporaire et occasionnelle ; et l’esprit excessif d’indépendance qui ne peut supporter aucun frein ni aucune autorité. Nous tournons spontanément les yeux vers la famille de Nazareth et, une fois de plus en suivant les traces de nos illustres prédécesseurs, Nous la proposons au monde «pour que tous puissent trouver en elle un motif et une invitation à l’exercice de toutes les vertus”. » (Pie XII, Allocution, 9 mai 1957).

« J’exhorte surtout les mariés à l’amour mutuel que le Saint-Esprit leur recommande tant dans l’Écriture. Ô mariés, ce n’est rien de dire : aimez-vous l’un l’autre de l’amour naturel, car les paires de tourterelles font bien cela ; ni de dire, aimez-vous d’un amour humain, car les païens ont bien pratiqué cet amour-là ; mais je vous dis, après le grand Apôtre : “Maris, aimez vos femmes comme Jésus-Christ aime Son l’Église” ; ô femmes, aimez vos maris comme l’Église aime son Sauveur. Ce fut Dieu qui amena Ève à notre premier père Adam et la lui donna à femme : c’est aussi Dieu, mes amis, qui de Sa main invisible a fait le nœud du sacré lien de votre mariage, et qui vous a donnés les uns aux autres ; pourquoi donc ne vous chérissez-vous pas d’un amour tout saint, tout sacré, tout divin ? » (S. François de Sales, Vie dévote).

Recommandation spirituelle de la semaine

Prier et méditer devant une image de la Sainte Famille (à la crèche par exemple).


Dimanche 25 février 2018
2e dimanche de Carême
1re classe
Temps du Carême


S. Tharaise, confesseur,

Patriarche de Constantinople




Oraison - collecte
Ô Dieu, qui voyez que nous n’avons de nous-mêmes aucune force, gardez-nous au dedans comme au dehors, afin que notre corps soit préservé de toute adversité, et notre âme purifiée de toute pensée mauvaise. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
On lit au Martyrologe romain de ce jour :


« À Constantinople, saint Tharaise évêque, célèbre par son érudition et sa piété. On a la lettre que le pape Adrien Ier lui écrivit pour la défense des saintes images. »


Saint Tharaise s’endormit dans le Seigneur le 25 février 806, à l’heure où on chantait à Vêpres ce verset : « Inclinez-Vous, Seigneur, écoutez ma prière ». Léon III étant Pape, Nicéphore Ier empereur à Constantinople et Charlemagne partageant son empire entre ses trois fils.

 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Sachez employer à propos, selon l’inspiration de la grâce, la modération et la fermeté.

Méditation du jour
Cherchons à consoler Jésus-Christ  suite

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