N° 1281
Début de restitution

1

Le grotesque semble prendre le dessus dans cette affaire municipale qui de la mesquinerie passe à la pure méchanceté et mauvaise foi manifestée.

Connexion des vertus et unité d’être

2

Il faut bien l’admettre en saine Philosophie : il y a connexion entre les différentes activités humaines, comme il y a interaction entre les vertus, les unes entraînant les autres, les autres stimulant les unes. C’est qu’il y a unité d’être, avec un principe (princeps, voir Bulletin Dominical N° 1275) qui unifie les parties distinctes, comme le corps et l’âme qui sont bien dissemblables mais tellement unis que leur séparation c’est la mort au sens le plus strict. En Dieu nous trouvons cette unité parfaite malgré la distinction des trois Personnes divines.

Car Dieu qui est Un, est aussi Être, Bien, Vrai, Beau qui sont la même chose (pardon) sous divers aspects. Il y a aussi ce que nous attribuons de parfait à Dieu, ces qualités que nous connaissons ici-bas, mais de façon si imparfaite : ainsi, la miséricorde (que nous pratiquons bien peu) qui est si parfaite en Dieu que certains osent dire qu’il ne saurait y avoir d’enfer. Et puis la justice, si misérable sur terre dans tant de situations et de pays, que nous n’avons aucune peine à attribuer à Dieu une justice absolument parfaite. Mais quand il s’agit d’une application concrète de celle-ci nous concernant quelque peu, nous préférons oublier cet attribut divin pour ne parler que de Sa bonté…

Application à la décadence des Arts

3

La dégringolade entropique depuis la Renaissance se poursuivit, on le sait (on devrait finir par le savoir…), par la Réforme protestante avant d’aboutir —via le prétendu « siècle des lumières »— à la Révolution dite française.

S’il y a eu des réactions aussi nécessaires que salutaires, elles furent tellement combattues, méprisées, calomniées, que malgré le Concile de Trente, celui du Vatican (le premier, en 1870), malgré les saint Pie V, bienheureux Innocent XI, Grégoire XVI, Pie IX, saint Pie X et autres Pie XII, l’enfer —dont l’un des hiérarques est le prince de ce monde— a continué ses ravages puisque la plupart des hommes de l’Occident chrétien se laissaient entraîner par le choix fou de l’apostasie des nations, des sociétés et de celle des individus.

Ainsi, tout ce qui pouvait contribuer aux progrès de la Religion et au Bien commun des hommes était gangrené par cet esprit moderne comme on peut le remarquer très particulièrement dans les arts.

Histoires parallèles : orgue et protestantisme ?

4

Ainsi, l’art naturaliste de la renaissance conduisit au baroque et au romantisme. L’art pictural et décoratif navigua de conserve avec la musique (ne parlons pas de la littérature…). On le voit spécialement dans ce qui touchait au culte. La « technique » se développa d’une manière étonnante et exceptionnelle : il faut voir le réalisme des stucs, des colonnes « en marbre » qui ne sont que du bois magnifiquement peint, le réalisme des personnages comme des scènes décrites (bibliques ou de l’Histoire de l’Église). Du coup, ce qui est de soi invisible est devenu si concret qu’on en rajoute à plaisir sans doute pour « faire plus… naturel ». Les pauvres Anges sont devenus joufflus, fessus et même gourmands à faire se pâmer de satisfaction les braves mères de familles nombreuses attendant leur prochain bambin ! Comment trouver ou retrouver le spirituel et le surnaturel dans ces débauches de formes et de couleurs ?

Pour la musique sacrée on passe de la pureté dérivée du chant grégorien au foisonnement, au théâtral puis à l’hypertechnicité, certes très admirable mais peu surnaturelle surtout lorsqu’elle est mise au service du culte protestant, ce pourquoi l’Église a fini par l’écarter de nos églises et de nos cérémonies. Mais hélas sans que cela soit vraiment compris. Alors il y a les retours en arrière qui sont plus souvent du néo-puritanisme protestant que du retour à la surnaturelle simplicité.

Je donnerai la semaine prochaine un exemple caractéristique avec les orgues de l’Abbaye d’Ottobeuren (Bulletin Dominical N° 1279-1280).

Pour nous aider à méditer

La simplicité n’est autre chose qu’un acte de charité pur et simple qui n’a qu’une seule fin, qui est d’acquérir l’amour de Dieu; et notre âme est simple lorsque nous n’avons point d’autre prétention en tout ce que nous faisons ou désirons. (S. François de Sales, Les vrais entretiens spirituels, XIII).

Notes tirées du sermon

Notre vie sur terre consistant à nous préparer à gagner le Ciel, nous devons utiliser les moyens naturels, humains et surnaturels que la Providence et l’Église mettent à notre disposition pour nous approcher chaque jour davantage du but. « Qui n’avance pas recule » car il n’y a pas de stagnation durable puisque tout mouvement tend au repos sauf à l’entretenir et même le contrecarrer, ce qui est le propre de la vie et des vertus luttant contre la mort et les vices.

Et ce qu’il y a de très particulier aussi en nous, c’est que tandis qu’avec l’âge le corps faiblit, les forces diminuent, et que la fatigue accompagnée parfois du découragement, se manifeste davantage, notre âme, quoique liée au corps, n’en a pas la pesanteur. Ce pourquoi, avec la grâce de Dieu, elle peut, elle doit progresser de jour en jour pour atteindre le degré de gloire que Dieu a prévu pour un chacun, profitant même des inconvénients, des faiblesses et des infirmités du corps. On le sait d’ailleurs avec la grâce sacramentelle de l’Eucharistie : chaque fois que nous communions dans les conditions requises (à commencer par l’état de grâce), et surtout avec le plus de ferveur possible, nous grandissons dans l’amour de Dieu avec une sorte « d’effet de cliquet ». C’est si vrai que lorsqu’on commet un péché mortel, on perd tout et c’est l’enfer assuré si on ne redresse pas la situation à temps. Mais si on le fait et qu’on recouvre l’état de grâce, alors l’âme retrouve la grâce qu’elle avait perdue au niveau où elle l’avait laissée.

Tandis que nous accumulons difficultés, faiblesses et déceptions, utilisons-les pour notre sanctification puisque c’est pour cela que le Bon Dieu nous maintient en vie et permet tant de misères : « Dicit Dominus : Ego cogito cogitationes pacis, et non afflictionis… » chante l’introït de la Messe : nos misères sont en fait pour notre bien, sâchons en profiter et rendre grâce.

Recommandation spirituelle de la semaine

Que ce mois consacré aux âmes du purgatoire nous aide —en les soulageant par nos suffrages— à méditer ce qu’elles souffrent pour avoir gaspillé sur terre redisant sans cesse : « Si j’avais su…, si j’avais su…, si j’avais su… »


Mardi 19 mars 2019
S. JOSEPH,

Époux de la Sainte Vierge,

Patron de l’Église universelle.
1re classe

Temps du Carême

Mémoire de mardi de la deuxième semaine de Carême


Oraison - collecte
Faites, Seigneur, que les mérites de l’Époux de Votre Mère nous viennent en aide ; afin que les grâces que nous ne pouvons obtenir par nous-mêmes nous soient accordées par son intercession. Vous qui vivez et régnez avec Dieu le Père dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire du mardi de la deuxième semaine de Carême :


Nous Vous supplions, Seigneur, de continuer à nous assister avec bonté, dans l’observation de ce saint jeûne ; afin qu’ayant appris de Vous-même ce que nous avons à faire, nous l’accomplissions par le secours de Votre grâce. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
L’Église honore toujours saint Joseph avec Marie et Jésus, spécialement aux fêtes de Noël, aussi l’Évangile de ce jour est celui du 24 décembre.


Elle rendit à ce Saint un culte liturgique à la date du 20 juillet, dès le VIIIe siècle, nous dit un calendrier copte. À la fin du XVe siècle sa fête fut placée le 19 mars et en 1621 Grégoire XV l’étendit à l’Église universelle. En 1870, Pie IX proclama saint Joseph Protecteur de l’Église universelle.


Ce Saint « de la race royale de David » était un homme juste. Comme, par le fait de son mariage avec la Sainte Vierge, saint Joseph a des droits sur le fruit béni du sein virginal de son épouse, une affinité d’ordre moral existe entre lui et Jésus.


Il exerça sur l’Enfant-Dieu un certain droit paternel, que la Préface de saint Joseph désigne délicatement par ces mots de « paterna vice ». Sans avoir engendré Jésus, saint Joseph, par les liens qui l’unissent à Marie, est, légalement et moralement, le Père du Fils de la Sainte Vierge. Il s’ensuit qu’il faut par des actes du culte reconnaître cette dignité ou excellence surnaturelle de saint Joseph.

« Il y avait dans la famille de Nazareth, dit Cornelius a Lapide, les trois plus grandes et plus excellentes personnes de l’univers, le Christ Homme-Dieu, la Vierge Mère de Dieu, saint Joseph, père matrimonial du Christ. C’est pourquoi au Christ est dû le culte de latrie, à la Vierge le culte d’hyperdulie, à saint Joseph le culte de suprême dulie ».


Dieu lui révéla le mystère de l’Incarnation et « le choisit entre tous » pour lui confier la garde du Verbe incarné et de la Virginité de Marie.

L’hymne des Laudes dit que : « Le Christ et la Vierge assistèrent à son heure suprême saint Joseph dont le visage restait empreint d’une douce sérénité ». Saint Joseph alla au Ciel pour y jouir à tout jamais de la vision face à face du Verbe dont il contempla si longtemps et de si près l’humanité sur terre.


Ce Saint est donc considéré à juste titre comme le patron et le modèle des âmes intérieures et contemplatives. Et dans la patrie céleste saint Joseph garde un puissant pouvoir sur le cœur du Fils de sa Très Sainte Épouse.


Imitons en ce Saint Temps la pureté, l’humilité, l’esprit de prière et de recueillement de saint Joseph à Nazareth, où il vécut avec Dieu comme Moïse dans la nuée.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Priez beaucoup pour les missionnaires qui vont porter la Foi dans les pays infidèles. Sans oublier que « la France est un pays de mission » où la Foi s’est perdue…

Méditation du jour
Grandeur de saint Joseph  suite

|Qui sommes-nous ?| Effectuer un don| Contacts|