N° 1027-1028
UN NOËL DE LA PETITE SAINTE THÉRÈSE

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Chacun connaît les raisons du pèlerinage à Rome de Thérèse Martin en novembre 1887. Le père et les sœurs religieuses de la petite Thérèse espéraient bien que son entrée au Carmel se feraient pour Noël. À l’audience des pélerins, elle a essayé de demander à Léon XIII la dispense d’âge pour son entrée. Le Pape n’a pas compris, et c’est le prêtre (représentant de l’évêque) qui accompagnait le groupe qui a repris : « C’est une enfant qui demande à entrer au Carmel à quinze ans, mais la chose est en train d’être examinée devant les supérieurs ». Le Pape lui dit alors qu’il fallait laisser faire ses supérieurs (très diversement disposés). Céline, carmélite, était effondrée de n’avoir pu aider sa sœur « au cœur palpitant de douleur et pourtant résigné ».

AMOUR DE DIEU ET ÉPREUVES

Cela s’est quelque peu arrangé au cours d’une visite de M. Martin au Supérieur des Frères des Écoles chrétiennes si admiratif pour la pieuse famille aux si nombreuses vocations. « Il comprenait très bien cela [le désir de Thérèse] et lui-même, s’il n’était entré jeune chez les Frères, il croit qu’il n’y serait pas allé et il remerciait Dieu tous les jours de l’avoir appelé jeune (il y a cinquante ans qu’il est Frère) » relate Céline. Mais il fallait que l’évêque de Bayeux lui-même en décide. En effet, le Supérieur du Carmel qui avait eu à souffrir dans une autre situation, ne déciderait jamais par lui-même comme l’indique à son père une autre sœur carmélite de Thérèse, sœur Agnès de Jésus (Pauline) :

« Si Thérèse entre à Noël, ce ne peut être que par Monseigneur; si Monseigneur se prononce, il [le Supérieur] consent bien entendu à ouvrir la porte, mais pour lui faire prendre sur lui la responsabilité de cet acte jamais on n’y arrivera. Je crois qu’il a des raisons bien sérieuses, pour agir ainsi et ces raisons sont faciles à deviner. Ce pauvre Père a été si calomnié par monsieur Fl. [Fleuriot] au moment de la démarche de sa fille [en marge de la lettre cette précision de sœur Geneviève : « …pour entrer au Carmel. C’était son aînée, Jeanne. Il fit tant et si bien qu’elle resta dans le monde. »]. C’était affreux… Et que dirait-il aujourd’hui en le voyant nous donner une enfant de quinze ans. Il faut donc que Notre Père puisse dire à tout le monde que c’est Monseigneur qui fait entrer notre ange. Comme cela personne ne dirait rien. » Car on respecterait sans doute la décision de l’Ordinaire…

LE RÊVE DE L’ENFANT-JÉSUS

Peinture à l’huile réalisée par sainte Thérèse (début 1894)
« Le Rêve de l
« Le Rêve de l'Enfant Jésus »

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Comme l’écrit Pauline à Thérèse : « Rappelle-toi, ma chérie, que les heures désespérées sont toujours les heures de Dieu. (…) Et sais-tu pourquoi je crois plus que jamais à son appel divin ? C’est parce que tu as souffert… Sans la croix, on n’est sûr de rien, sans la croix c’est l’humain, le vulgaire; sans la croix Jésus n’est pas là. (…) L’Enfant Jésus dans sa pauvre crèche ne soupirait qu’après la croix, ne rêvait que la croix et il a raconté son rêve à sa Thérésita chérie. »

C’est ce « rêve de l’Enfant-Jésus » que peindra plus tard sainte Thérèse, en 1894 (ci-dessus).

À CANNES

Le 29 novembre 1887, sur le chemin du retour, Céline écrit de Cannes à ses sœurs à Lisieux ce que le papa venait de dire au représentant de l’évêque en se rendant à la gare : « Vous savez qu’elle pense toujours à son petit Jésus de Noël… ». Rentrée à Lisieux, Thérèse écrit à l’évêque comme le lui conseillait sa sœur Pauline :

« (…) Le petit Jésus m’a si bien fait sentir qu’Il me voulait à Noël que je ne pouvais résister à la grâce qu’Il me faisait, que je suis bien jeune mais Monseigneur puisque le bon Dieu m’appelle et que Papa veut bien. (…) Oh! Monseigneur Noël approche, mais j’attends votre réponse avec une grande confiance dans la promesse que le petit Jésus m’a faite au fond de mon cœur, je n’oublierai jamais que c’est à votre Grandeur que je devrai l’accomplissement de la volonté de Dieu. (…) »

N° 1027-1028
GRAND CONCOURS


du BULLETIN DOMINICAL N° 1000

Comme il faut beaucoup d’humiliations pour faire un peu d’humilité, je profite de la publication de cet ancien numéro du Bulletin Dominical pour me rappeler (et m’inviter à poursuivre) que j’ai encore du travail sur la planche. Mais aussi pour rappeler à certains abonnés et lecteurs que contrairement aux apparences, ils ne sont pas oubliés et qu’au contraire ils représentent (sans le savoir) une belle épine dans mon pied (le droit…).

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Profitez du temps des vacances pour terminer votre travail. Avant de donner les dernières questions du Concours, j’attends les deux premiers bulletins-réponse qui devaient être envoyés pour le 15 décembre. Un sursis est accordé aux retardataires qui ont cru qu’il leur faudrait juste un peu de temps pour répondre. Ils se sont aperçu qu’il en fallait un peu plus pour consulter quelques ouvrages et documents, constatant le peu de ressources de leur mémoire… Les réponses parvenues ont parfois un très grand intérêt (j’apprends moi aussi) et provoquent même des surprises.

Pour nous aider à méditer

L’humilité est une vertu fort nécessaire pour recevoir abondamment les grâces qui découlent par les canaux des sacrements. (S. François de Sales, Les vrais entretiens spirituels, XVIII).

Recommandation spirituelle de la semaine

Noël ! La joie de recevoir Jésus, pour faire comme Jésus : la volonté de Son Père. Le but, c’est notre salut. « Le Bon Dieu ne peut pas me donner des épreuves qui sont au-dessus de mes forces. Il m’a donné le courage de supporter cette épreuve oh! elle est bien grande… (…) Je suis la petite Balle de l’Enfant Jésus, s’Il veut briser Son jouet Il est bien libre, oui je veux bien tout ce qu’Il veut. » (Sainte Thérèse)


Mardi 16 janvier 2018
S. Marcel Ier,

pape et martyr
3e classe

Temps après l’Épiphanie

S. Honorat,

évêque et confesseur


S. Bérard et ses compagnons,

martyrs chez les Maures du Maroc


voir Le Martyrologe #90-4




Oraison - collecte
Nous Vous supplions, Seigneur, d’exaucer, dans Votre clémence, les prières de Votre peuple, afin que nous soyons aidés par les mérites du bienheureux Marcel, Votre Martyr et Pontife, dont la passion est pour nous un sujet de joie. Par le même Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Chef suprême de l’Église lors des dernières persécutions des empereurs de Rome, saint Marcel rendit témoignage à la divinité du Christ « en perdant sa vie par amour pour Lui ».


La sainte veuve Lucine lui ayant offert sa maison, il en fit une église qui porte le titre de Saint-Marcel. Maxence y fit amener les fauves des écuries publiques et condamna le Saint Pape à les garder. Ses souffrances toutes pleines des consolations divines lui permirent de compatir plus pleinement encore aux peines des Chrétiens dont il était le pasteur.


Épuisé par les mauvais traitements, vaincu par la douleur, il mourut en l’an 309. Cette résistance héroïque contre laquelle se brise la violence du César prouve que Jésus est Dieu, car « c’est Sa main qui porte secours à Son serviteur, et c’est Son bras qui le fortifie pour que l’ennemi n’ait point sur lui l’avantage ».

Bientôt, en effet, le règne divin du Sauveur sera reconnu et à partir de l’empereur Constantin, l’Église de Rome, « Reine des Églises », comme l’appelait saint Marcel, sera la reine du monde, non seulement dans l’ordre spirituel, mais encore dans l’ordre temporel.


Imitons le courage du Saint Pontife Marcel à défendre les droits divins du Christ afin qu’ils puissent se manifester à nouveau par le triomphe de l’Église.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Travaillez, dans votre situation, au salut des âmes et à la gloire de Dieu.

Méditation du jour
C’est moi qui fais mon Éternité  suite

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