Marie, Reine
31 mai
LA TRÈS SAINTE VIERGE MARIE : REINE
Pie XII, Lettre encyclique « Ad Cœli Reginam » du 11 octobre 1954.

RÉSUMÉ :

Le peuple chrétien, en son instinct sûr, a toujours reconnu la dignité royale de la mère du « Roi des rois et Seigneur des seigneurs » : Pères, docteurs et papes s’en firent, tout au long des siècles, les interprètes autorisés, et le triomphal témoignage de cette commune croyance éclate dans les splendeurs de l’art et la pénétrante catéchèse de la liturgie.

Les théologiens, à leur tour, montrèrent avec succès combien ce titre royal convenait à la mère de Dieu, intimement associée à l’œuvre rédemptrice de son Fils, et médiatrice de toutes les grâces.

Répondant au vœu unanime des fidèles et des pasteurs, Pie XII, par son encyclique du 11 octobre 1954, institua la fête de Marie Reine, sanctionnant ainsi le culte qu’en leur cœur tous rendaient déjà à la souveraine du Ciel et de la terre.

L’Épître de la Messe de cette fête met en relief le règne de la Sagesse, dont la liturgie applique à Marie les privilèges ; l’Évangile annonce le règne du Christ, source de celui de Sa Mère.

L’ENCYCLIQUE DE PIE XII

Vers la fin de l’encyclique :

  • L’institution de la fête de Marie Reine par le Pape Pie XII.

  • Exhortation des fidèles à honorer leur Reine.

  • Invitation à imiter dans notre vie les grandes vertus de notre Reine et bienfaits qui s’ensuivront pour tous.

Pour la fête de l’an prochain (si Dieu veut), nous donnerons la fin qui, sans œcuménisme, donne la vraie solution aux maux contemporains.

Chromolithographie tirée du somptueux ouvrage « La Vie et les Mystères de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de Dieu », par l
Chromolithographie tirée du somptueux ouvrage « La Vie et les Mystères de la Bienheureuse Vierge Marie,
Mère de Dieu », par l'Imprimeur-Éditeur Henri Charpentier, Nantes - 1859, (coll. personnelle).

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Les monuments de l’antiquité chrétienne, les prières de la liturgie, le sens religieux inné du peuple chrétien, les œuvres d’art, nous ont fourni des témoignages qui affirment l’excellence de la Vierge Mère de Dieu en sa dignité royale ; Nous avons aussi prouvé que les raisons déduites par la théologie du trésor de la Foi divine confirment pleinement cette vérité.

De tant de témoignages cités, il se forme un concert dont l’écho résonne au loin pour célébrer le caractère suprême et la gloire royale de la Mère de Dieu et des hommes, « élevée désormais au royaume céleste au-dessus des chœurs angéliques ».

De longues et mûres réflexions Nous ayant persuadé que si cette vérité solidement démontrée était rendue plus resplendissante aux yeux de tous — comme une lampe qui brille davantage quand elle est placée sur le candélabre — l’Église en recueillerait de grands avantages ; par Notre autorité apostolique Nous décrétons et instituons la fête de Marie Reine, qui se célébrera chaque année dans le monde entier le 31 mai.

Nous ordonnons également que, ce jour-là, on renouvelle la consécration du genre humain au Cœur Immaculé de la Bienheureuse Vierge Marie. C’est là en effet que repose le grand espoir de voir se lever une ère de bonheur où régneront la paix chrétienne et le triomphe de la religion.

[Texte de la : Consécration du genre humain au Cœur Immaculé de la Bienheureuse Vierge Marie.] voir Consécration du genre humain #431-1

Que tous s’approchent donc avec une confiance plus grande qu’auparavant, du trône de miséricorde et de grâce de notre Reine et Mère, pour demander le secours dans l’adversité, la lumière dans les ténèbres, le réconfort dans la douleur et les larmes ; qu’ils s’efforcent surtout de s’arracher à la servitude du péché et qu’ils offrent un hommage incessant, pénétré de la ferveur d’une dévotion filiale, à la royauté d’une telle Mère. Que ses Sanctuaires soient fréquentés et ses fêtes célébrées par la foule des fidèles ; que la pieuse couronne du Rosaire soit dans les mains de tous et que, pour chanter ses gloires, elle rassemble dans les églises, les maisons, les hôpitaux, les prisons, aussi bien de petits groupes que les grandes assemblées de fidèles.

Que le nom de Marie plus doux que le nectar, plus précieux que n’importe quelle gemme soit l’objet des plus grands honneurs ; que personne ne prononce des blasphèmes impies, signe d’une âme corrompue, contre un nom qui brille d’une telle majesté et que la grâce rend vénérable, maternel ; qu’on n’ose même rien dire qui trahisse un manque de respect à son égard.

Que tous s’efforcent selon leur condition de reproduire dans leur cœur et dans leur vie, avec un zèle vigilant et attentif, les grandes vertus de la Reine du Ciel, Notre Mère très aimante. Il s’ensuivra en effet que les Chrétiens, en honorant et imitant une si grande Reine, se sentiront enfin vraiment frères et, bannissant l’envie et les désirs immodérés des richesses, développeront la charité sociale, respecteront les droits des pauvres et aimeront la paix. Que personne donc ne se croie fils de Marie, digne d’être accueilli sous sa puissante protection, si, à son exemple, il ne se montre doux, juste et chaste, et ne contribue avec amour à la vraie fraternité, soucieuse non de blesser et de nuire, mais d’aider et de consoler.


Jeudi 5 février 2026
Ste Agathe,

vierge et martyre
3e classe

Temps de la Septuagésime



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui, entre autres merveilles de Votre puissance, avez fait remporter la victoire du martyre même par le sexe le plus faible ; faites, dans Votre bonté qu’honorant la naissance au Ciel de la bienheureuse Agathe, Votre Vierge et Martyre, nous tendions vers Vous par l’imitation de ses exemples. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Sainte Agathe, vierge et martyre, naquit en Sicile de parents nobles, mais elle jugea que sa plus grande noblesse serait d’appartenir à Jésus qu’elle prit comme Époux.


Douée d’une beauté remarquable, elle eut à résister aux sollicitations du gouverneur Quintianus qui, ne pouvant arriver à ses fins par la persuasion, employa la violence.

Sur son ordre, on lui déchira la poitrine, mais elle fut guérie la nuit suivante par l’Apôtre saint Pierre qui lui apparut dans sa prison.

On roula alors le corps de la Sainte sur des têts de pots cassés et sur des charbons ardents, et lorsqu’elle fut ramenée dans son cachot elle y expira au milieu de sa prière.


C’était à Catane, en l’année 251, sous la persécution de l’empereur Dèce. Dieu, en accordant par sa toute-puissance la victoire du martyre à cette faible femme, voulut montrer que Lui seul est notre Rédempteur, car c’est dans ce « but qu’Il choisit ce qui est faible dans le monde pour réduire à néant ceux qui se confient dans leurs forces ».


Plusieurs fois le voile virginal qui couvrait le tombeau de sainte Agathe arrêta la lave qui descendait en torrents de feu de l’Etna et menaçait d’embraser la ville. Dieu honorait ainsi la résistance qu’opposa son âme très pure à tous les assauts des passions.


Son nom se trouve inscrit au Canon de la Messe. On sait que sa fête se célébrait déjà à Rome avant le VIe siècle.


Invoquons sainte Agathe pour préserver nos maisons de l’incendie et pour éteindre, par l’esprit de pénitence, les flammes impures qui brûlent nos corps et nos âmes.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Demandez à Dieu de vous faire comprendre qu’il est doux de se sacrifier pour Lui.

Méditation du jour
La Croix qu’il nous faut  suite

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