Manifestation de la Médaille miraculeuse
27 novembre

RÉSUMÉ :

Le 27 novembre 1830, la Très Sainte Vierge apparut à une jeune religieuse de la Charité, à Paris, et lui ordonna de faire frapper une médaille à l’effigie qu’elle lui montra.

L’une des faces porte l’image de l’Immaculée avec cette prière en exergue : « Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ».

C’est la médaille que nous appelons la « Médaille miraculeuse », enrichie de tant d’indulgences et instrument de tant de faveurs merveilleuses.

Deuxième Apparition de Notre-Dame à sainte Catherine Labouré dans la Chapelle du « séminaire » des Filles de la Charité, rue du Bac à Paris.
Deuxième Apparition de Notre-Dame à sainte Catherine Labouré
dans la Chapelle du « séminaire » des Filles de la Charité, rue du Bac à Paris.

1028

Deuxième Apparition dans la soirée du 17 novembre 1830.

voir la Première Apparition #1029 : dans la nuit du 18 juillet 1830.

La Médaille miraculeuse
Modèle frappé par les Sœurs de Crézan (F-58220 Donzy)
Taille : environ 45 mm (photo Abbé JMS)

1030

Avers de la Médaille miraculeuse.
Avers de la Médaille miraculeuse.
« Comme j’étais occupée à la contempler, la Sainte Vierge abaissa les yeux sur moi et une voix me dit au fond du cœur :

« “Ce globe que vous voyez représente le monde entier, et particulièrement la France et chaque personne en particulier.

« Ici je ne sais pas exprimer ce que j’aperçus de la beauté et de l’éclat des rayons. Et la sainte Vierge ajouta :

« “Voilà le symbole des grâces que je répands sur les personnes qui me les demandent” ; me faisant entendre ainsi combien elle est généreuse envers les personnes qui la prient… Combien de grâces elle accorde aux personnes qui les lui demandent !… Dans ce moment, j’étais ou je n’étais pas… je ne sais… je jouissais ! Il se forma alors autour de la sainte Vierge un tableau un peu ovale sur lequel on lisait écrites en lettres d’or ces paroles : “Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous.

« Puis une voix se fit entendre qui me dit :

« “Faites, faites frapper une médaille sur ce modèle, les personnes qui la porteront indulgenciée recevront de grandes grâces, surtout en la portant au cou ; les grâces seront abondantes pour les personnes qui auront confiance.

1031

Revers de la Médaille miraculeuse.
Revers de la Médaille miraculeuse.
« À l’instant, dit la sœur, le tableau parut se retourner » ; alors elle vit le revers, tel qu’il a été décrit dans la relation tirée de l’enquête et citée plus haut.

Les notes de sœur Catherine ne mentionnent pas les douze étoiles qui entouraient le mono-gramme de Marie et les deux Cœurs. Cependant elles ont toujours figuré sur le revers de la médaille.

(M. Aladel, prêtre de la Mission, La Médaille mira-culeuse. Origine, histoire, diffusion, résultats, éd. revue et augmentée, p. 75, Pillet et Dumoulin, Paris - 1881)

On note ailleurs :

« Le tableau parut alors se retourner et Sœur Catherine vit au revers la lettre “M” surmontée d’une Croix ayant une barre à sa base. Au-dessous du monogramme de Marie, deux Cœurs, l’un entouré d’épines, le second transpercé d’un glaive.

« Comme elle se demandait s’il fallait graver autre chose au revers de la Médaille, la Très Sainte Vierge lui répondit :

« “Le « M » avec la Croix et les deux Cœurs en disent assez.” ».


Mercredi 24 juin 2026
NATIVITÉ DE S. JEAN-BAPTISTE

précurseur du Messie
1re classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui nous avez rendu ce jour vénérable par la Nativité du bienheureux Jean, accordez à Votre peuple la grâce des joies spirituelles, et dirigez les âmes de tous les fidèles dans la voie du salut éternel. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
« Prophète du Très-Haut », saint Jean est figuré par Isaïe et Jérémie ; mieux qu’eux encore, il fut consacré dès le sein de sa mère pour annoncer Jésus et préparer les âmes à Sa venue.

L’Évangile nous retrace les prodiges qui marquèrent sa naissance. Zacharie impose à son enfant le nom que saint Gabriel lui a apporté du Ciel et qui signifie : Le Seigneur a fait grâce. Il recouvre aussitôt la voix et, rempli de l’Esprit-Saint, il prédit les grandeurs de son fils : « Il ira devant la face du Seigneur pour donner au peuple la connaissance du salut ».


L’Ange Gabriel avait annoncé à Zacharie que « beaucoup se réjouiraient de la naissance de saint Jean-Baptiste ». Ce ne furent pas seulement, en effet, « les voisins et les parents d’Élisabeth », qui fêtèrent cet événement, mais chaque année, au jour de l’anniversaire, l’Église toute entière convie ses enfants à partager cette sainte joie. Elle sait que la nativité « de ce Prophète du Très-Haut » en cette Noël d’été est intimement liée à l’avènement du Messie.


À partir de la fête de la Nativité de saint Jean, les jours décroissent, car le soleil ayant atteint le point culminant de sa course annuelle, se remet à descendre. Au contraire, la fête de la Nativité du Sauveur, dont celle-ci est le prélude, marque l’époque où le soleil recommence à monter sur son orbite.

Le Précurseur doit s’effacer devant Jésus qui est la vraie lumière des âmes. « Il faut qu’il croisse, dit saint Jean, et que je diminue ». Les solstices étaient l’occasion de fêtes païennes où l’on allumait des feux pour honorer l’astre qui nous donne la lumière. L’Église christianisa ces rites en y voyant un symbole de saint Jean qui était « une lampe ardente et brillante ». Aussi « encouragea-t-elle ce genre de manifestation qui correspondait si bien au caractère de la fête. Les feux de la Saint-Jean complétaient heureusement la solennité liturgique ; ils montraient unies dans une même pensée l’Église et la cité terrestre » (Dom Guéranger).


Le nom du Précurseur est inscrit au Canon de la Messe en tête de la 2e liste. On célébrait autrefois, au jour de sa fête, trois messes en son honneur, et nombreuses étaient les églises qui lui étaient dédiées. Les parents aimaient de même à donner son nom à leurs enfants. Paul diacre, moine du Mont-Cassin et ami de Charlemagne, avait composé en l’honneur de saint Jean-Baptiste l’hymne : « Ut queant laxis ».


Au XIIIe siècle, le moine bénédictin Guy d’Arezzo remarqua que les notes chantées sur les syllabes initiales formaient la série des six premiers degrés de la gamme. Il désigna chaque degré par la syllabe correspondante : (Ut, ré, mi, fa, sol, la, si) et facilita beaucoup par là l’étude des intervalles musicaux.

Ut queant laxis (do)

resonare fibris. (ré)

Mira gestorum (mi)

famuli tuorum. (fa)

Solve polluti (sol)

labii reatum. (la)

Sancte Johannes. (si)

« Afin que vos serviteurs puissent chanter à pleine voix les merveilles de vos œuvres, purifiez leurs lèvres souillées, ô saint Jean ».

Zacharie, faisant savoir qu’il voulait appeler son fils Jean, avait aussitôt retrouvé l’usage de la parole ; et voici qu’une hymne composée en l’honneur du Prophète dont la voix retentit au désert, devient l’instrument d’un nouveau progrès dans l’art musical.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Remerciez Dieu souvent des grâces de choix dont Il vous a prévenu dès votre apparition dans ce monde.

Méditation du jour
Le Précurseur reconnaissant le Sauveur du monde  suite

|Qui sommes-nous ?| Effectuer un don| Contacts| |