Litanies Majeures

L’Église célèbre aujourd’hui deux solennités qui n’ont pas de rapport entre elles : Les Litanies Majeures et la Fête de saint Mars, instituée postérieurement.

1155

À Rome, il y avait autrefois le 25 avril la solennité païenne des Robigalia. Elle consistait principalement en une procession qui sortait de la ville par la porte Flaminienne, se dirigeait vers le Pont Milvius et se terminait dans un sanctuaire suburbain situé sur la voie Claudia et où l’on immolait une brebis en l’honneur d’un dieu ou d’une déesse Robigo (dieu ou déesse de la gelée). La litanie majeure fut la substitution d’une cérémonie chrétienne à cette cérémonie païenne. Le parcours nous en est connu par une convocation de saint Grégoire le Grand. Il est sensiblement le même que celui de la procession païenne. Tous les fidèles de Rome se rendaient à l’église S. Laurent in Lucina, la plus voisine de la porte Flaminienne. La procession sortait par cette même porte, faisait station à saint Valentin, traversait le pont Milvius, puis obliquait à gauche vers le Vatican. Après s’être arretée à une croix, elle se rendait dans la basilique S. Pierre pour la célébration des Saints Mystères. Cette litanie se récite dans toute l’Église pour écarter les fléaux, et attirer la bénédiction de Dieu sur les moissons. « Daignez donner et conserver les fruits de la terre, nous Vous en prions, écoutez-nous », chante l’Église en traversant processionnellement les campagnes. La messe tout entière montre ce que peut obtenir la prière assidue, lorsqu’au milieu de nos adversités (Oraisons, Off.) nous recourons à notre Père du Ciel avec confiance (Ép., Év., Com.).


Dimanche 12 juillet 2026
7e dimanche après la Pentecôte
2e classe
Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, dont la providence n’est jamais trompée dans ce qu’elle dispose, nous Vous supplions de détourner de nous tout ce qui nous serait nuisible, et de nous accorder tout ce qui doit nous être avantageux. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Saint Jean Gualbert naquit à Florence, vers l’an 999. Un Vendredi-Saint, escorté de ses gens en armes, il rencontra, seul et sans défense, le meurtrier de son frère. Il allait le percer de sa lance, quand celui-ci se jeta à ses pieds et implora son pardon pour l’amour de Jésus crucifié. Saint Jean se souvint de la parole d’amour de l’Évangile et l’embrassa comme un frère.


Touché davantage encore de la grâce, il revêtit l’habit monastique et bientôt, législateur comme Moïse, il fonda, à Val-Ombreuse (Toscane), un Ordre nouveau auquel il donna la règle de saint Benoît, et qui fleurit encore de nos jours, après plus de huit siècles d’existence.


La simonie régnait partout en Italie. Sa fermeté et son éloquence bannirent ce désordre de l’Étrurie et ramenèrent sa patrie à l’intégrité de la Foi et des mœurs. Aussi quand il mourut en 1073, on écrivit sur sa tombe : « À Jean Gualbert, citoyen de Florence, libérateur de l’Italie ».


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Réconciliez-vous avec vos ennemis, pour l’amour de Jésus crucifié.

Méditation du jour
L’amour émanant du foyer eucharistique  suite

|Qui sommes-nous ?| Effectuer un don| Contacts| |