Litanies Majeures

L’Église célèbre aujourd’hui deux solennités qui n’ont pas de rapport entre elles : Les Litanies Majeures et la Fête de saint Mars, instituée postérieurement.

1155

À Rome, il y avait autrefois le 25 avril la solennité païenne des Robigalia. Elle consistait principalement en une procession qui sortait de la ville par la porte Flaminienne, se dirigeait vers le Pont Milvius et se terminait dans un sanctuaire suburbain situé sur la voie Claudia et où l’on immolait une brebis en l’honneur d’un dieu ou d’une déesse Robigo (dieu ou déesse de la gelée). La litanie majeure fut la substitution d’une cérémonie chrétienne à cette cérémonie païenne. Le parcours nous en est connu par une convocation de saint Grégoire le Grand. Il est sensiblement le même que celui de la procession païenne. Tous les fidèles de Rome se rendaient à l’église S. Laurent in Lucina, la plus voisine de la porte Flaminienne. La procession sortait par cette même porte, faisait station à saint Valentin, traversait le pont Milvius, puis obliquait à gauche vers le Vatican. Après s’être arretée à une croix, elle se rendait dans la basilique S. Pierre pour la célébration des Saints Mystères. Cette litanie se récite dans toute l’Église pour écarter les fléaux, et attirer la bénédiction de Dieu sur les moissons. « Daignez donner et conserver les fruits de la terre, nous Vous en prions, écoutez-nous », chante l’Église en traversant processionnellement les campagnes. La messe tout entière montre ce que peut obtenir la prière assidue, lorsqu’au milieu de nos adversités (Oraisons, Off.) nous recourons à notre Père du Ciel avec confiance (Ép., Év., Com.).


Lundi 4 mai 2026
Ste Monique,

veuve
3e classe

Temps Pascal



Oraison - collecte
Ô Dieu, consolateur des affligés et salut de ceux qui mettent en Vous leur espérance, Vous qui avez miséricordieusement agréé les pieuses larmes que répandait la bienheureuse Monique pour la conversion de son fils Augustin, donnez-nous, à la pieuse intercession de l’un et de l’autre, la grâce de déplorer nos péchés et d’en trouver le pardon en Votre indulgence. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Née en Afrique en 332, sainte Monique se maria à un païen qu’elle convertit par ses vertus. Devenue veuve, elle se dévoua à son fils Augustin, dont l’esprit était corrompu par l’erreur manichéenne et le cœur par les mœurs dissolues de Rome.


Nuit et jour elle pria et « le pleura avec plus de larmes que d’autres mères n’en répandent sur un cercueil » (Saint Augustin, Les Confessions). Elle était en effet avant tout pénétrée de la crainte de Dieu et savait que pour ne pas être rejetée dans la séparation dernière des bons et des méchants, l’âme doit se sacrifier. Et elle expia pour les fautes d’Augustin. « Eussiez-Vous pu, Seigneur, écrit celui-ci, mépriser le cœur contrit et humilié d’une veuve chaste et sobre ? Eussiez-Vous bien rejeté les pleurs de celle qui ne Vous demandait ni argent, ni aucune autre chose temporelle, mais seulement le salut de l’âme de son fils ? »


« Dieu agréa dans Sa miséricorde les larmes de la charité de la bienheureuse Monique », et ces deux âmes partagent maintenant la joie de Jésus ressuscité. Sainte Monique mourut à Ostie l’an 387.

 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Se rappeler ce que saint Augustin doit aux larmes de sainte Monique, sa mère. Nous rappeler ce que nous devons à ceux qui ont versé des larmes pour nous.

Méditation du jour
Si un verre d’eau aura sa récompense, qu’en sera-t-il des larmes versées pour le salut des âmes ?  suite

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