Litanies Majeures

L’Église célèbre aujourd’hui deux solennités qui n’ont pas de rapport entre elles : Les Litanies Majeures et la Fête de saint Mars, instituée postérieurement.

1155

À Rome, il y avait autrefois le 25 avril la solennité païenne des Robigalia. Elle consistait principalement en une procession qui sortait de la ville par la porte Flaminienne, se dirigeait vers le Pont Milvius et se terminait dans un sanctuaire suburbain situé sur la voie Claudia et où l’on immolait une brebis en l’honneur d’un dieu ou d’une déesse Robigo (dieu ou déesse de la gelée). La litanie majeure fut la substitution d’une cérémonie chrétienne à cette cérémonie païenne. Le parcours nous en est connu par une convocation de saint Grégoire le Grand. Il est sensiblement le même que celui de la procession païenne. Tous les fidèles de Rome se rendaient à l’église S. Laurent in Lucina, la plus voisine de la porte Flaminienne. La procession sortait par cette même porte, faisait station à saint Valentin, traversait le pont Milvius, puis obliquait à gauche vers le Vatican. Après s’être arretée à une croix, elle se rendait dans la basilique S. Pierre pour la célébration des Saints Mystères. Cette litanie se récite dans toute l’Église pour écarter les fléaux, et attirer la bénédiction de Dieu sur les moissons. « Daignez donner et conserver les fruits de la terre, nous Vous en prions, écoutez-nous », chante l’Église en traversant processionnellement les campagnes. La messe tout entière montre ce que peut obtenir la prière assidue, lorsqu’au milieu de nos adversités (Oraisons, Off.) nous recourons à notre Père du Ciel avec confiance (Ép., Év., Com.).


Mardi 15 septembre 2026
Les Sept Douleurs de la

Bienheureuse Vierge Marie
2e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, dans la Passion duquel, suivant la prophétie de Siméon, un glaive de douleur a percé le cœur très doux de la glorieuse Vierge Marie, Votre Mère, faites, dans Votre miséricorde, que célébrant avec respect le souvenir de ses douleurs, nous recueillions les heureux fruits de Votre Passion. Vous qui vivez et régnez avec Dieu le Père dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire de S. Nicomède, martyr :


Montrez-Vous favorable à Votre peuple, Seigneur, afin que, célébrant les mérites si glorieux de Votre bienheureux Martyr Nicomède, il soit toujours aidé de ses prières pour obtenir Votre miséricorde. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Marie se tenait debout au pied de la Croix où Jésus était suspendu, et, comme l’avait prédit le vieillard Siméon, un glaive de douleur transperça son âme.

Impuissante, « elle voit son doux enfant désolé dans les angoisses de la mort, et elle recueille Son dernier soupir ».

La compassion que son cœur maternel ressent au pied de la croix lui a mérité d’obtenir, sans passer par la mort, la palme du martyre.


Cette fête était célébrée avec une grande solennité par les Servites au XVIIe siècle. Elle fut étendue par Pie VII, en 1817, à toute l’Église, afin de rappeler les souffrances qu’elle venait de traverser dans la personne de son chef exilé et captif, et délivré grâce à la protection de la Vierge.


Comme la première fête des Douleurs de Marie, au Temps de la Passion, nous montre en effet la part qu’elle prit au sacrifice de Jésus, la seconde, au Temps après la Pentecôte, nous dit toute la compassion que ressent la Mère du Sauveur envers l’Église, l’épouse de Jésus qui est crucifiée à son tour et dont la dévotion aux Douleurs de Marie s’accroît dans les temps calamiteux qu’elle traverse.


Saint Pie X a élevé en 1908 cette fête au rang des solennités de deuxième classe.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Profitez des épreuves de la vie pour vous donner à Dieu sans réserve.

Méditation du jour
Ô Marie, je vous aime, surtout au Calvaire  suite

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