Les fêtes « mobiles »
CYCLE liturgique

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CYCLE. - Terme d’astronomie (du grec kuklos, cercle) qui indique toute période de temps correspondant aux intervalles qui séparent deux retours successifs d’un même phénomène céleste.

Les cycles annuel et quotidien sont connus de tous. Le premier constitue l’année liturgique et le second l’Office divin de chaque jour.

Le cycle lunaire est une période de 19 ans, après laquelle les nouvelles lunes se reproduisent aux mêmes dates.

(voir NOMBRE D’OR, EPACTE).

Le cycle pascal (dionysien ou victorien) est une période de 532 ans, après laquelle la fête de Pâques correspond aux mêmes dates, se reproduisant dans le même ordre.

Les liturgistes donnent plus volontiers le nom de cycle pascal à l’ensemble des fêtes mobiles qui dépendent de Pâques, depuis la Septuagésime jusqu’au dernier dimanche après la Pentecôte. Ils appellent aussi parfois cycle de Noël la période de l’année qui commence au premier dimanche de l’Avent et finit au dernier dimanche après l’Épiphanie.

En réalité, ce ne sont pas des cycles, mais seulement deux portions du cycle annuel.

Ce cycle pascal étant déterminé par la pleine lune du printemps varie chaque année et empiète forcément sur le cycle de Noël, qui dépend de l’année solaire. Un certain nombre de dimanches sont donc supprimés, soit avant la Septuagésime (si Pâques tombe de bonne heure en mars), soit à la fin des dimanches après la Pentecôte (si Pâques tombe tard en avril).

Ce sont ces dimanches qui servent à équilibrer le calendrier liturgique : ils sont tantôt après l’Épiphanie (Dominica III, IV, V, VI post Epiphaniam), tantôt entre le 23e et le 24e et dernier dimanche après la Pentecôte (Dominica III, IV, V, VI quæ superfuit post Epiphaniam).

(Robert Lesage)

Dictionnaire Pratique de Liturgie Romaine

sous la direction du chanoine Robert Lesage. Bonne Presse, Paris - 1952


Jeudi 16 août 2018
S. Joachim,

père de la Bienheureuse Vierge Marie,

confesseur
2e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui, de préférence à tous Vos Saints, avez choisi le bienheureux Joachim pour qu’il fût le père de la Mère de Votre Fils, accordez-nous, s’il Vous plaît, la grâce d’être constamment protégés par celui dont nous célébrons la fête. Par le même Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Voulant associer le nom de saint Joachim au triomphe de sa fille bénie, l’Église a transféré sa fête du 20 mars au lendemain de l’Assomption. Léon XIII, qui avait reçu au baptême le nom de Joachim, éleva sa fête et celle de sainte Anne au rite double de 2e classe (1879).


« Saint Joachim et sainte Anne, dit saint Épiphane, attirèrent sur eux, par une vie irréprochable, les divines complaisances, et méritèrent d’avoir un si beau fruit de leur union, la sainte Vierge Marie, temple et mère de Dieu. Saint Joachim, sainte Anne et la bienheureuse Vierge Marie offraient manifestement à eux trois un sacrifice de louange à la Trinité. Le nom de Joachim signifie préparation du Seigneur. N’est-ce pas lui, en effet, qui prépare le Temple du Seigneur, la Vierge ? ».


Aussi l’Introït et le Graduel de la Messe font-ils ressortir les vertus de ce grand Confesseur et nous rappellent-ils les nombreuses aumônes que faisait ce Saint, car, selon une tradition, il divisait ses biens en trois parties, dont la première était destinée au temple et ses ministres, la seconde aux pauvres, aux veuves et aux orphelins, il ne se réservait que la troisième.


« Bienheureux couple, dit à son tour saint Jean Damascène, toute la création vous est redevable. C’est en effet par vous qu’elle a pu offrir au Créateur un présent au-dessus de tous les présents, la chaste mère, qui seule était digne de ce Créateur. Réjouis-toi, Joachim, car un Fils nous est né de ta fille ». Et l’Évangile est consacré à nous montrer la descendance royale de ce Fils, car c’est en épousant Marie, fille de Joachim ou Héliachim, que Joseph fils de Jacob, fit de Jésus l’héritier légal de David.


Comme la grâce perfectionne la nature sans la détruire, l’on peut affirmer que saint Joachim, uni comme saint Joseph et sainte Anne par un lien très intime à la mère de Dieu et à son Fils, est appelé à exercer son patronage perpétuel à l’égard de l’Église, prolongement de Jésus, ou de nos âmes dont Marie est la mère.


« Offrons en ce jour à Dieu le Saint Sacrifice en l’honneur du saint Patriarche Joachim, père de la Vierge Marie, afin que sa prière, jointe à celle de son épouse et de leur enfant béni, nous mérite la pleine rémission de nos péchés et la gloire éternelle. »


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Nos marques de respect ne doivent pas seulement s’adresser à nos supérieurs, pas même seulement à nos égaux, nous devons nous respecter « l’un l’autre », nous devons respecter même nos inférieurs ; personne ne doit être exclu de notre respect. On peut, envers un serviteur, un homme sans éducation, un pauvre, employer d’autres formes de politesse, mais nous devons être polis même envers le dernier domestique de la maison, même envers le plus pauvre mendiant qui se tient à notre porte, même envers le plus simple illettré.

Méditation du jour
La patience est un moyen de parvenir à l’humilité  suite

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