À cette époque où la liturgie nous montre en Jésus un Dieu qui vient donner Sa divinité aux âmes, aimons à voir comment la grâce transforma cette humble bergère en une héroïne qui fut une gloire pour l’Église et pour la France.
Comme celle de l’Enfant Jésus, « sa naissance a été saluée par les Anges », nous déclare saint Germain d’Auxerre.
« —Voudrais-tu, lui demande cet évêque, alors qu’elle n’a que sept ans, être consacrée au Christ dans une pureté sans tache comme Son épouse ? »
« —Ce que vous me demandez est le plus cher désir de mon cœur » répond sainte Geneviève.
À 14 ans, elle consacre à Dieu sa virginité dont nous parlent l’Épître et l’Évangile.
« —Allez, dit le Graduel, et vos vertus vous feront faire des prodiges ».
La capitale de la France lui fut confiée et par ses prières elle obtint qu’Attila, surnommé « le fléau de Dieu », n’assiégeât pas Paris.
Elle mourut à 80 ans, le 3 janvier 512.
C’est le jour de la Nativité que, lors du Baptême de Clovis par saint Remi, naquit le royaume des Francs. Demandons donc à sainte Geneviève, qui reçut l’Époux « lorsqu’Il vint au milieu de la nuit », d’obtenir que sa noble patrie accueille toujours davantage Jésus.