Les Saints du calendrier
De F-08-1-06 :

« Quel Saint à fêter choisir ? : Lorsqu’on lit le nombre de Jean qui furent saints, lorsqu’une personne se prénomme Jean, lequel doit-on choisir pour lui souhaiter sa fête. Peut-on choisir le jour du Saint que l’on préfère. En union de prières. »

Il est vrai que certains prénoms ont été portés par de nombreux Saints, et c’est en effet le cas pour le prénom Jean, surtout lorsque en plus le prénom est doublé d’un second comme Jean-Marie (Vianney, le saint Curé d’Ars) ou Jean-François (Régis, confesseur). Sans parler des Saints qui ont plusieurs fêtes comme précisément saint Jean (le Baptiste avec sa nativité et sa décollation).

Le choix du Saint patron est fait par les parents en vue du Baptême de leur enfant. C’est celui-là qui est le protecteur céleste qu’il faut particulièrement honorer. Mais hélas, souvent, les parents sont plus attentifs au prénom qu’au Saint. Ce qui est une première difficulté. Dans ce cas, ils se reportent eux-mêmes, ou leurs proches, au Saint du calendrier des postes… Une deuxième difficulté surgit dans le cas de plusieurs Saints du même calendrier qui ont le même prénom. On se reporte encore au choix parental ou familial. C’est donc l’intéressé qui peut renseigner sur l’identité du Saint patron qui le protège.

Au-delà, les difficultés sont plus difficiles à résoudre, et le mieux est de nous poser la question, car il y a encore des critères… Nous pourrons les indiquer à l’occasion.

Il n’est donc pas question a priori de choisir arbitrairement un Saint à fêter à quelqu’un. Mais on peut admettre de fêter les différents Saints qui portent le même prénom : dévotion qui peut permettre de mieux connaître la vie de ces Saints ce qui pourra nous édifier et ils nous serviront de modèles variés. Tous les Saints Jean peuvent être honorés par quelqu’un qui porte ce nom de Baptême.

Souhaiter la fête à quelqu’un : c’est se réjouir avec lui d’avoir un élu du Ciel qui le protège, pour honorer ce Saint qui voit Dieu face à face après avoir eu sur terre à combattre comme nous devons le faire à son exemple pour gagner le Ciel en récompense.

Sur un ton que nous savons aimable (malgré la forme),

car il s’agit d’une pique amicale :


De F-08-1-33 :

« Sainte Geneviève : Ce n’est vraiment pas normal que la notice de sainte Geneviève n’y soit pas encore... »

La fête de Sainte Geneviève se trouve dans le calendrier du propre de France, et, vous le savez, elle se célèbre le 3 janvier.

Or, nous n’avons lancé notre site, dans les nuages d’internet, qu’à la fin du mois d’avril 2008, pour le vingt-cinquième anniversaire du Bulletin Dominical : voyez le N° 1307.

De plus, vous avez pu le constater, nous avançons —quelquefois avec grand peine— jour après jour. Aussi, tant que l’année complète ne sera pas passée, les notices ne se feront qu’au fur et à mesure, au moment de chaque fête.

Si Dieu veut, pour le début du prochain mois de janvier, ce sera fait, comme indiqué sur le site à la date de votre sainte patronne Sainte Geneviève que vous aurez la bonté de prier pour nous.

P.S. : Ce jour 3 janvier 2009 : voilà qui est fait ! Bonne et sainte fête ! À l’année prochaine pour des compléments…

De F-08-1-04 :

« Existe-t-il une (ou plusieurs) sainte Laure ? : Et en ce cas, quel est le jour de sa fête ? »

Votre prénom est assez courant aujourd’hui ; pourtant on ne trouve aucune Sainte de ce nom au Martyrologe romain. Plus exactement, on y trouve un Saint. Ce serait toujours cela puisqu’il y a plus d’un cas où le nom d’un Saint est porté par des femmes (voir saint Claude par exemple, et nous le verrons si un ou une Claude posent un jour la question…).

Remarquez encore que l’inverse se pratique : des hommes portant le nom de Saintes (sainte Anne, par exemple : on connaît le Connétable de France duc Anne de Montmorency, ami disgracié de François Ier).

Mais il n’y a pas que le Martyrologe romain, il y a tous les autres recueils moins généraux comme les Martyrologes locaux ou ceux des Ordres religieux. Voir : Le Martyrologe.

Il se trouve, sans doute pour votre consolation, qu’il existe justement une sainte Laure : à Cordoue, en Espagne, et elle a été victime des Sarrasins.

Vous en saurez davantage (si Dieu veut bien sûr) en patientant jusqu’à sa prochaine fête qui aura lieu le 19 octobre. Voilà donc un bon repère maintenant ! Et quoique avec un bon retard (ou en avance, comme vous voudrez) : bonne et sainte fête !

  • Voyez la vie de sainte Laure.
  • De F-09-1-83 :

    « Le jour où vous aurez un peu de courage, au frais à Moriez, donnez le récit de la vie du père de Marie [saint Joachim]. Quel bel abandon en Dieu ! Pour moi c’est un grand encouragement pour espérer. »

    C’est après le sermon de la fête de saint Joachim que vous avez eu ce pieux désir auquel je ne puis me soustraire.

    Notre Provence a illustré ce patriarche par sa dévotion tant auprès de sainte Anne « notre Provençale », que dans d’autres lieux comme la Basilique de Saint-Maximin.

    Vous pouvez donc aller à la date de la fête de saint Joachim dans la rubrique « Le Martyrologe » (16 août).

    De X-09-1-00 :

    « Saint Simplice : Ce qui marqua sa vie ? et le centre de son combat spirituel ? C’est ce que j’aimerais connaître. »

  • Saint Simplice : fête le 29 juillet. Martyr avec son frère saint Faustin et sa sœur sainte Béatrice. C’est le Saint qui se trouve au Martyrologe romain et dans tous les missels.

    Mais il y a bien d’autres Saints Simplice (Simplicius) : les Petits Bollandistes en donnent dix-huit dont plusieurs Français (ou Gaulois).

  • Comme pour beaucoup de Saints martyrs des premiers siècles, tandis que l’Église était dans les catacombes et vivait donc dans une relative discrétion et clandestinité, les « actes » sont peu développés, sauf lorsque leur popularité a été grande pour une raison ou une autre.

  • Saint Simplice fut « simplement » fidèle à son Baptême et témoin (sens du mot martyr) de Notre Seigneur Jésus-Christ au cours de la dernière et cruelle persécution impériale. Sa mort est l’aboutissement de sa vie, le sommet, la victoire, pour entrer triomphalement dans la vraie Vie de l’Éternité.

  • Le centre de son combat spirituel est certes la Foi. Le combat de la Foi dont parle saint Paul et dont le témoignage porté par la Charité — l’amour de Dieu par-dessus tout et de soi-même — va jusqu’au sacrifice de sa propre vie par amour de Dieu en suivant le divin modèle : le Fils de Dieu fait homme et crucifié pour nous racheter et nous sauver.

  • Je donne donc, au jour de la fête de saint Simplice, la notice des Petits Bollandistes que vous trouverez en cherchant dans le chapitre « le Martyrologe », à sa place alphabétique (ou en cliquant ci-dessus sur le nom du Saint souligné en pointillés rouges).
  • De F-09-2-00 :

    « [Je m’appelle Nicole]. À vrai dire, je n’ai jamais vraiment su qui était mon saint patron ou ma sainte patronne : saint Nicolas ou sainte Colette (Nicolette) ? »

    Nicole est en effet d’abord un prénom féminin. Il est donc normal de lui faire correspondre une Sainte s’il en existe une.

    Nicolas a donné Nicolette (pour se féminiser) dont l’abréviation est Colette.

    Or il y existe bien une sainte Colette, réformatrice des trois Ordres franciscains (fondés par saint François d’Assise). Sa fête se célèbre le 6 mars au « propre de France ». On l’appelle sainte Colette de Corbie (près d’Amiens) où elle est née.


    Maintenant, il y a une autre possibilité qui est de vous référer en premier à saint Nicolas : si cela a été le désir et la volonté de vos parents lorsqu’ils ont choisi votre nom de Baptême. Il est peut-être facile de le savoir si vous avez encore vos parents, ou encore si la tradition familiale vous faisait souhaiter votre fête le 6 mars plutôt que le 6 décembre (fête du grand saint Nicolas).

    Peut-être aussi vos origines familiales peuvent vous guider sur l’intention de vos parents : si vous êtes par exemple originaire de Franche-Comté où sainte Colette est encore très vénérée puisque ses reliques y ont été transférées de Gand, d’où les religieuses étaient chassées en 1783, au couvent des Clarisses de Poligny (dans le Jura), que sainte Colette avait fondé, où elles ont été accueillies et où la châsse de sainte Colette est demeurée.


    Il reste que vous pouvez avoir recours au grand saint Nicolas comme à l’un de vos protecteurs, ainsi d’ailleurs que les autres saints Nicolas, assez nombreux…

    Je tâcherai de donner la vie de sainte Colette pour le 6 mars, si Dieu veut…


    Pour les Niçois, ajoutons que sainte Colette fit en 1406 le voyage à Nice pour demander à Benoît XIII, qui y résidait provisoirement par crainte de la peste, l’approbation de son projet. Le 14 octobre, devant le Saint-Père et par la profession monastique, elle entrait dans l’Ordre de sainte Claire. Le Pape la nomma « Dame, mère et Abbesse à perpétuité de la Réforme ». Cette décision sera confirmée par Innocent IV, après la fin du Grand Schisme.

    De X-10-1-00 :

    « Sainte Suzanne : Des détails de sa vie pour offrir à une "jeune" amie qui fête aujourd’hui ses 99 ans. »

  • C’est avec plaisir et même émotion que je réponds à votre demande :

    Vous avez sans doute cherché dans « Le Martyrologe » de notre site avec seulement le résumé de la fête de sainte Suzanne au 11 août. Je vais donc m’attacher à satisfaire au plus vite à votre demande et je vous le signalerai.

    En attendant, transmettez à votre « jeune amie » mes vœux pour son anniversaire, cette nouvelle année et ce Temps de Noël, et l’assurance de mes prières pour elle et pour vous.

  • Maintenant, la page de sainte Suzanne est complétée, et vous pouvez avoir l’essentiel sur la vie de cette Sainte.

    Sachez aussi qu’il y a, comme pour beaucoup d’autres Saints, plusieurs saintes Suzanne : les Petits Bollandistes en indiquent six (à différentes dates bien sûr) dont la moitié au temps de Dioclétien.

    Voir : Bibliographie pour le Saint du jour.

  • De F-10-11-13 :

    « Sainte Ève : Je vais au catéchisme samedi et je devrai avoir un texte sur mon prénom : sainte Ève ; je ne trouve pas d’historique. Merci de m’aider. Ève, 8 ans. »

    Il y a beaucoup de Saints dont on ne connaît pas la vie parce qu’ils sont morts il y a longtemps, ou parce qu’on n’a pas de documents sur eux, ou parce que les traditions locales se sont perdues.

    À ma connaissance (qui est faible…) il y a deux Ève dont le nom est connu avec leur qualité de sainte. Il s’agit, vous l’avez vu sur notre site internet : « cassicia.com », de Sainte Ève de Dreux dans le diocèse de Chartres (fête le 6 septembre) et de la Vénérable Ève de Liège (religieuse en Belgique), fêtée le 25 juin.

  • Sainte Ève de Dreux est morte vierge et martyre, son corps repose dans l’église Saint-Étienne à Dreux dont elle est la sainte patronne. On ignore à quelle époque précise elle vivait. Il faudrait avoir des relations à Dreux, mais je n’ai pas pu avoir plus de précisions.

  • Vénérable Ève de Liège ou Ève de Saint-Martin. (Vénérable : premier degré dans le procès de canonisation des Saints —après : Bienheureuse, puis Sainte) : c’est une béguine « recluse » (religieuse cloîtrée) morte en 1265. Le Martyrologe français (recueil officiel dans l’Église des noms des Saints) indique qu’elle « contribua à l’établissement, par le Pape Urbain IV, de la fête du Saint-Sacrement (ou Fête-Dieu), dans le but particulier de confondre les hérétiques, ses contempteurs sacrilèges ». C’est à Liège qu’eut donc lieu la première grande procession en l’honneur du Saint-Sacrement, et chaque année encore, il y a de grandes cérémonies.

  • Il y a encore, certes, notre première mère, Ève, la femme d’Adam qui n’est pas canonisée, mais qui est au Ciel et donc sainte, puisqu’elle a amèrement pleuré son péché (le péché originel, origine de tous les malheurs de la terre jusqu’à la fin du monde) et fait pénitence et préparé la venue du Sauveur Jésus-Christ, le Fils de Dieu fait homme de la Vierge Marie.

  • Le prénom Évelyne est dérivé de celui d’Ève.
  • De F-11-7-00 :

    « Sainte Léa : Pouvez-vous donner la vie de cette Sainte et indiquer où se procurer une statue de sainte Léa ? »

    Il se trouve que je « connais » sainte Léa depuis longtemps car je suis né le jour de sa fête et j’ai une vieille cousine provençale qui porte son nom depuis son Baptême…

    Voici donc sur notre site une courte notice sur la vie de sainte Léa, courte, car on n’en connaît que peu de choses, essentiellement par saint Jérôme dont elle fut disciple.

    Quant à trouver une statue, je crains que ce soit vaine recherche : on ne trouve plus guère de fabricants, et comme ils doivent « vendre », il leur faut des Saints connus et dont le nom est répandu…


    Dimanche 25 juin 2017
    3e dimanche après la Pentecôte
    Solennité facultative du Sacré-Cœur

    2e classe
    Temps après la Pentecôte



    Oraison - collecte
    Ô Dieu, qui êtes le protecteur de ceux qui espèrent en Vous, et sans lequel il n’y a rien de ferme, ni de saint ; multipliez sur nous Vos miséricordes, afin que, sous Votre loi et Votre conduite, nous passions de telle sorte par les biens temporels, que nous ne perdions pas les éternels. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


    Pour la solennité du Sacré-Cœur :


    Ô Dieu, qui dans le Cœur de Votre Fils, blessé par nos péchés, daignez nous prodiguer les trésors infinis de Son amour ; faites, nous Vous en supplions, qu’en Lui rendant l’hommage de notre dévotion et de notre piété nous remplissions aussi dignement envers Lui le devoir de la réparation. Par le même Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

    Ainsi soit-il

    Vie du Saint du jour
    Saint Guillaume naquit de parents nobles à Verceil, en Piémont. Ayant quitté sa famille et ses biens, il bâtit sur le Mont de la Vierge un monastère. Comme Moïse, auquel Dieu donna Sa Loi sur la montagne, il fut guidé par le Ciel et donna à la Congrégation des Ermites, dont il devint le Père, une Règle inspirée en grande partie de celle de saint Benoît.


    À la sainteté de sa vie, tout entière passée dans la méditation des choses divines, s’ajouta le renom de ses nombreux miracles.


    Après avoir prédit le moment de sa mort, il s’endormit dans le Seigneur, en l’an 1142, et eut au Ciel le front ceint de « la couronne de pierres précieuses », symbole de ses vertus.

    Marchons sur les traces de saint Guillaume en nous aidant de ses prières.


     voir la grande vie du Saint


    Résolution pratique du jour
    Écoutez les inspirations du Ciel et gardez-vous de suivre en aveugle votre volonté propre.

    Méditation du jour
    La divine Eucharistie, excès de l’amour de Jésus-Christ pour Son Père et pour nous  suite

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