Les Quatorze Saints Auxiliaires

On désigne sous le nom de Saints Auxiliaires un groupe de quatorze Saints particulièrement célèbres pour l’efficace de leur invocation. On les représentait souvent ensemble.

On les reconnaît à leurs attributs particuliers :

1- Saint Georges (23 avril) au dragon qu’il terrasse. On l’invoque contre les maladies dartreuses. Il est le patron des guerriers avec saint Sébastien et saint Maurice, et le patron des Scouts.

2- Saint Blaise (3 février) à ses deux cierges croisés. Il est invoqué pour les affections de la gorge.

3- Saint Érasme (2 juin) aux entrailles enroulées autour d’un treuil. Il est invoqué pour les maux d’entrailles. Les marins et les gens de mer l’ont pour patron.

4- Saint Pantaléon (27 juillet) à ses deux mains clouées. Invoqué dans les maladies de consomption, il est le patron des médecins avec saint Luc et les saints Côme et Damien.

5- Saint Vite (ou Guy) (15 juin) à sa croix. Invoqué contre la chorée (danse de saint-Guy), la léthargie, la morsure des bêtes venimeuses ou enragées.

6- Saint Christophe (25 juillet) à l’Enfant Jésus qu’il porte. On le prie dans les orages, les tempêtes, les temps de peste et pour éviter les accidents de voyage.

7- Saint Denys (9 octobre) à sa tête coupée qu’il porte. On l’invoque contre les possessions diaboliques.

8- Saint Cyriaque (8 août) à son habit de diacre. Invoqué pour les maladies d’yeux et les possessions du démon.

9- Saint Acace (8 mai) à sa couronne d’épines. Invoqué pour les maux de tête.

10- Saint Eustache (20 septembre) à son cerf et à son équipage de chasse. On le prie pour être préservé du feu éternel ou temporel.

11- Saint Égide (ou Gilles) (1er septembre) à sa coule bénédictine et à sa biche. Invoqué contre la panique, le mal caduc, la folie, les frayeurs nocturnes.

12- Sainte Marguerite (20 juillet) au dragon qu’elle tient enchaîné. Invoquée contre les maux de reins et par les femmes qui doivent être mères.

13- Sainte Barbe (4 décembre) à sa tour et au ciboire surmonté d’une hostie. Invoquée contre la foudre et la mort subite. Patronne des mineurs, des artilleurs et des gendarmes.

14- Sainte Catherine (25 novembre) à sa roue brisée. « La sage conseillère » est invoquée par les étudiants, les philosophes chrétiens, les orateurs, avocats, etc.

Liste alphabétique et date de leur Fête

- Saint Acace (8 mai)

- Saint Blaise (3 février)

- Saint Christophe (25 juillet)

- Saint Cyriaque (8 août)

- Saint Denys (9 octobre)

- Saint Érasme (2 juin)

- Saint Eustache (20 septembre)

- Saint Georges (23 avril)

- Saint Gilles (ou Égide) (1er septembre)

- Saint Guy (ou Vite) (15 juin)

- Saint Pantaléon (27 juillet)

- Sainte Barbe (4 décembre)

- Sainte Catherine (25 novembre)

- Sainte Marguerite (20 juillet)

Les Apparitions, origine de la dévotion

C’est en Allemagne que, le 24 septembre 1445, un jeune berger, Hermann Leicht du monastère cistercien, a vu un enfant pleurant dans un champ appartenant au monastère de Langheim près de Bamberg en Bavière. Ce dernier disparut au moment même où il voulut le recueillir.

Un peu plus tard, l’enfant réapparut au même endroit tandis que deux bougies brûlaient à ses côtés. En juin 1446, le berger a vu l’enfant une troisième fois, portant une croix rouge sur sa poitrine et accompagné de treize enfants.

L’enfant a dit au berger : « Nous sommes les quatorze intercesseurs et désirons que l’on construise ici une église en notre honneur. Si vous nous servez, nous vous servirons ! » Peu de temps après, le berger a vu deux bougies allumées descendre à cet endroit. Quelques jours après eut lieu une première guérison miraculeuse. Ce miracle acheva de convaincre les moines de l’abbaye au service de laquelle travaillait le berger. Ils érigèrent au plus vite une chapelle pour accueillir les premiers pèlerins.

La basilique des Quatorze Saints Auxiliaires
(Vierzehnheiligen)
Basilique des Quatorze Saints Auxiliaires en Bavière
Basilique des Quatorze Saints Auxiliaires en Bavière

La basilique des Quatorze Saints Auxiliaires (Vierzehnheiligen) construite sur le lieu des apparitions, près de Bad Staffelstein, est une des églises les plus connues en Haute-Franconie. Important lieu de pèlerinage.


Mardi 25 août 2026
S. Louis,

roi et confesseur
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui d’une royauté terrestre, avez élevé saint Louis, Votre Confesseur, à la gloire du céleste Royaume ; nous Vous prions, daignez nous accorder, en considération de ses mérites et de son intercession, la grâce d’être associés à la gloire du Roi des rois, Jésus-Christ Votre Fils, qui, étant Dieu, vit et règne avec Vous, dans l’unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Louis IX, né en 1215 et devenu roi de France à l’âge de douze ans, fut très pieusement élevé par la reine Blanche, sa mère, qui lui apprit à préférer mourir plutôt que de commettre un péché mortel.

Il aimait à s’appeler Louis de Poissy, lieu où il avait été baptisé, pour marquer que son titre de Chrétien était son plus glorieux titre de noblesse. « Méprisant les délices du monde, il ne chercha à plaire qu’à Jésus-Christ, le vrai Roi » et fut, dit Bossuet, « le roi le plus saint et le plus juste qui ait jamais porté la couronne ».


Assidu aux Offices de l’Église, il les faisait célébrer solennellement dans son palais où il entendait quotidiennement deux Messes. À minuit il se réveillait pour les Matines et commençait par l’office de Prime sa royale journée.


Il introduisit dans sa chapelle la coutume de fléchir le genou à ces mots du Credo : Et Homo factus est et de se prosterner à l’endroit de la Passion où il est dit que Jésus-Christ expira. Ces deux pieuses pratiques ont été ensuite adoptées par l’Église.

« On me fait un crime de mon assiduité à la prière, disait-il, mais on ne dirait mot si les heures que j’y donne je les passais au jeu ou à la chasse ».

Sa piété ne l’empêcha jamais en effet de donner la plus grande partie de son temps aux affaires de son royaume.


À la suite d’une maladie il fit vœu d’entreprendre une croisade pour reconquérir Jérusalem. D’abord victorieux, il tomba ensuite entre les mains des Sarrasins. Lorsqu’on lui eut rendu la liberté, il demeura encore cinq ans en Orient pour y secourir les Chrétiens. Revenu en France, il s’appliqua à de nombreuses fondations pieuses et fit élever la Sainte Chapelle, comme insigne reliquaire de la sainte Couronne d’épines et de l’importante parcelle de la vraie Croix que lui avait offertes Baudouin II, empereur de Constantinople.


D’une grande austérité pour lui-même, et d’une grande charité pour les autres, il disait : « Mieux vaut pour un roi se ruiner en aumônes pour l’amour de Dieu qu’en faste et vaine gloire. »

« Souvent, dit Joinville, j’ai vu le bon roi après la Messe aller au bois de Vincennes, s’asseoir au pied d’un chêne et donner audience à tous ceux qui avaient à lui parler. »


Sergent du Christ, il portait continuellement la croix pour marquer que son vœu restait à accomplir. Il entreprit en 1270 une nouvelle croisade, mais une épidémie décima son armée en Afrique et l’atteignit lui-même. Les bras en croix et couché sur la cendre, il rendit à Dieu son âme en 1270, à l’heure même où le Christ mourut sur Sa Croix.


La veille de sa mort, on l’entendait répéter : « Nous irons à Jérusalem ». C’est dans la Jérusalem céleste, conquise par sa patience au milieu de ses adversités, qu’il devait régner avec le Roi des rois.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Faites consister votre dignité, à porter noblement votre titre de Catholique.


Méditation du jour
La Charité fraternelle au temps de saint Louis  suite

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