• Pour le Samedi après les Cendres :

1288

La messe stationnale se célèbre à Rome à Saint Tryphon, qui mourut martyr en Orient. Cette église, confiée aux ermites de Saint-Augustin, étant tombée en ruines, on la remplaça au XVe siècle par une construction plus importante consacré à Saint-Augustin.

Le Samedi est le jour du repos qui symbolise le Sabbat éternel (Épître). Pour y parvenir, il nous faut, au cours du Carême, lutter par « le jeûne solennel » (Oraison) et par les œuvres de charité (Épître) contre nos passions, figurées par la mer houleuse et les vents contraires dont nous parle l’Évangile. Dans ce rude labeur, comme pour les Apôtres, Jésus nous vient en aide (Postcommunion) et « guérit par le jeûne nos corps et nos âmes » (Oraison), comme Il guérit tous les malades du pays de Génésareth (Évangile). La lecture de cet Évangile se faisait très éloquente dans l’église stationnale où quantité de miracles s’obtenaient à la tombe de S. Tryphon.

L’Introït, le Graduel, l’Offertoire et la Communion de cette messe, sont les mêmes qu’hier parce qu’autrefois, cette seconde partie de la Semaine de la Quinquagésime ne faisant pas encore partie de la Sainte Quarantaine, on ne s’y réunissait que le mercredi et le vendredi.


Mercredi 29 mai 2024
Ste Marie-Madeleine de Pazzi,

vierge
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui aimez la virginité, et qui avez orné des dons célestes, Marie-Madeleine cette vierge embrasée de Votre amour, donnez-nous d’imiter, dans sa pureté et sa charité, celle que nous vénérons en célébrant sa fête. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Née à Florence (1566), de l’illustre famille des Pazzi, sainte Marie-Madeleine voua, dès l’âge de dix ans, sa virginité au Christ qu’elle prit pour époux.

Aussi Dieu l’aima d’un amour de préférence, et en fit l’une des vierges qui forment Sa cour d’honneur. Elle revêtit l’habit du Carmel (1584) et se livra à d’effrayantes mortifications.

L’Esprit-Saint, que lui envoya du haut du Ciel le divin ressuscité, l’enflammait d’un tel amour qu’elle devait répandre de l’eau fraîche sur sa poitrine brûlante.

Elle déplorait amèrement que les infidèles et les pécheurs fussent en voie de perdition et s’offrait à endurer tous les tourments pour leur salut. Elle avait pour devise : « Souffrir et non mourir ».

Elle mourut en l’an 1607 et son corps, qu’elle mortifia de toutes façons, s’est conservé jusqu’à nos jours sans corruption.

 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Excitez-vous à l’amour de Dieu par le souvenir des sublimes exemples des Saints.

Méditation du jour
Notre espérance  suite

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