• Pour le Mercredi des Cendres :

1276

La Station à Rome en ce premier jour du saint Carême est à Sainte-Sabine sur le mont Aventin dans un sanctuaire élevé en l’an 425 sur l’emplacement de la maison de cette sainte Martyre. Convertie à la Foi par sa servante, elle y fut décapitée et ensevelie secrètement. C’est dans cette église que le Pape se rendait autrefois à pieds nus « pour inaugurer la milice chrétienne des saints jeûnes de Carême, où nous luttons contre les esprits mauvais avec l’arme de l’abstinence ». C’était une des 25 paroisses romaines au Ve siècle.

À l’exemple des Ninivites qui firent pénitence sous la cendre et le cilice, l’Église, pour humilier notre orgueil et nous rappeler la sentence de mort que nous devons subir par suite du péché originel et de nos péchés actuels, répand aujourd’hui sur nos têtes un peu de cendre en nous disant : « Souviens-toi, ô homme, que tu es poussière et que tu retourneras en poussière ». Nous venons de la poussière et nous y retournerons. Voilà de quoi abattre notre orgueil.

C’est le vestige d’une ancienne cérémonie dont nous parle le Pontifical Romain. Les Chrétiens qui avaient commis des fautes graves devaient se soumettre à la pénitence publique. Le Mercredi des Cendres, le Pontife bénissait les cilices qu’ils allaient porter durant la Sainte Quarantaine. Puis, tandis que les fidèles chantaient les 7 Psaumes de la Pénitence, « on expulsait les pénitents du Lieu saint à cause de leurs péchés, comme Adam, le premier homme, avait été chassé du paradis à cause de sa désobéissance ». Ils ne déposaient leurs vêtements pénitentiels et ne rentraient dans l’église que le Jeudi-Saint, après avoir obtenu leur réconciliation par le labeur de la pénitence quadragésimale, par la confession et l’absolution sacramentelles.

La cérémonie de la bénédiction et de l’imposition des Cendres, telle que nous la connaissons maintenant, en est comme une généralisation ; mais elle n’est pas d’origine romaine. On peut admettre qu’elle nous vient d’Angleterre où la liturgie s’était bien développée différemment de celle de Rome. Les premières traces dans la liturgie romaine remontent au XIe siècle, et c’est seulement le Pape Urbain II qui au concile de Bénévent (1091) prescrivit que les Cendres fussent imposées aux simples fidèles.

Recevons donc les Cendres et recevons-les dans un esprit d’humilité et de pénitence afin que ce puissant sacramental nous obtienne de Dieu les grâces que l’Église implore en les bénissant. « Dieu pardonne, en effet, les péchés des hommes à cause de leur repentir ». « Il est riche en bonté pour ceux qui se convertissent à Lui de tout cœur, dans le jeûne, les larmes et les lamentations ». Ce ne sont pas en effet nos vêtements que nous devons déchirer en signe de douleur, comme le faisaient les Pharisiens, mais bien nos cœurs, car « ce ne sont pas les hommes que nous devons rendre témoins de nos jeûnes, mais notre Père qui voit dans le secret de nos âmes et qui nous le rendra », dit Jésus dans Son sermon sur la montagne.

« Puisons dans l’Eucharistie le secours qui nous est nécessaire », afin que, « célébrant aujourd’hui l’ouverture solennelle du jeûne sacré », « nous en finissions la carrière avec une dévotion que rien ne puisse troubler ».

Timbre-poste émis par le co-Principat d’Andorre en 1967

premier d’une série de trois valeurs sur la Passion de Notre Seigneur

Fresque du XVIe siècle de la Maison de la Vallée, le parlement, à Andorre-la-Vieille, la capitale

L
L'Agonie de Jésus au Jardin des Oliviers.
Au premier plan les trois Apôtres endormis (de gauche à droite : S. Jean, S. Pierre et S. Jacques).
Au-dessus, l'Ange portant calice et croix venu pour conforter Jésus.

Vendredi 23 janvier 2026
S. Raymond de Pegnafort,

confesseur
3e classe

Temps après l’Épiphanie

Mémoire de Ste Émérentienne,

vierge et martyre


Mariage de la Sainte Vierge


S. Parménas,

l’un des sept premiers diacres


S. Ildefonse,

évêque et confesseur


voir Le Martyrologe #90-4




Oraison - collecte
Ô Dieu, qui avez choisi le bienheureux Raymond pour en faire un ministre admirable du sacrement de pénitence, et qui lui avez fait traverser les eaux de la mer d’une façon merveilleuse, accordez-nous cette grâce, que, par son intercession, nous puissions porter de dignes fruits de pénitence et parvenir au port du salut éternel. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire de sainte Émérentienne, vierge et martyre :


Que la bienheureuse Émérentienne, Vierge et Martyre, nous Vous en prions, Seigneur, implore pour nous Votre miséricorde, elle qui Vous a toujours été agréable, et par le mérite de sa chasteté, et par la profession qu’elle a faite d’une force d’âme dont Vous êtes la source. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Saint Raymond naquit en 1175 de la noble famille de Pegnafort, en Espagne. C’est par sa doctrine et ses miracles que le Christ Se montra le Fils de Dieu. C’est par la science et les miracles de saint Raymond que l’Église nous montrera aujourd’hui comment, grâce à ses Saints, elle participe aussi à la divinité du Verbe.


Ayant tout abandonné pour entrer dans l’ordre de saint Dominique, dont il est une des gloires, saint Raymond « médita la loi de Dieu » et écrivit la Somme des cas de conscience, précis de morale chrétienne très estimé. Aussi l’Église lui donne-t-elle le titre « d’insigne ministre du sacrement de pénitence ».


L’oraison Collecte fait allusion au miracle par lequel, ayant étendu son manteau sur les eaux, saint Raymond traversa en six heures les 53 lieues de mer qui séparent l’île Majorque de Barcelone. Il engagea saint Pierre Nolasque (fête dans cinq jours) à sacrifier sa fortune à l’œuvre du rachat des Chrétiens captifs dans les états barbaresques, et obtint à cette fin l’institution de l’Ordre de la Merci.


Saint Raymond, ne voulant pas être surpris par l’arrivée inopinée du Seigneur, employa très spécialement les 35 dernières années de sa vie à se préparer à la mort. Il rendit saintement son âme à Dieu, à l’âge de 99 ans, en l’an 1275.


Par l’intercession de saint Raymond, qui fut un insigne ministre du sacrement de pénitence et traversa miraculeusement la mer, obtenons de faire de dignes fruits de pénitence et d’arriver au port du salut éternel.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Ayez une grande Foi ; la Foi accomplit des merveilles.

Méditation du jour
Pensons à l’Éternité  suite

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