Méditation du jour
S. Vincent de Paul,

confesseur - 19 juillet

Le génie de la Charité ”
Saint Vincent de Paul dans le Conseil de régence d
Saint Vincent de Paul dans le Conseil de régence d'Anne d'Autriche.
(D'après le tableau de Troy, XVIIe siècle.)

Volontiers on s’attribue une mission, si l’on se sent apte à faire quelque bien et si les circonstances s’y prêtent.

Saint Vincent de Paul n’eut point une si haute idée de lui.

Pénétré de l’amour des pauvres et du zèle des âmes, s’abandonnant tout entier pour le reste à la conduite de Dieu, il a fait le plus simplement du monde, et comme sans y penser, les plus grandes choses.

Son humilité était telle qu’elle ne lui eût pas permis de concevoir aucun projet important.

Du reste, il y a cela de remarquable dans la vie de saint Vincent de Paul qu’il n’a jamais paru agir de lui-même.

Quelques-uns, pour le louer davantage, en feraient volontiers un homme à grandes entreprises, une sorte d’instigateur puissant qui aurait tout mis en mouvement autour de lui.

Tel n’était pas l’humble saint Vincent de Paul.

N’ayant d’autre règle que la manifestation de la Volonté de Dieu, toujours prêt à prendre conseil des autres, défiant de lui-même jusqu’à l’excès, il n’a rien fait, pour ainsi dire, que par tâtonnements.

Plusieurs de ses créations ont été de simples essais ; dans les autres, il n’a guère fait que seconder des desseins qui se manifestaient à lui.

En toutes choses il s’est montré plutôt exécuteur qu’il n’était inventeur.

Le caractère propre de ses œuvres est d’avoir été inspirées des circonstances.

Son rôle fut de répondre admirablement aux vues de Dieu, et il eut du génie à force d’avoir de la Charité.

Saint Vincent de Paul n’est si grand que parce qu’il a été, avant tout, l’homme de la Providence.


(Arthur LOTH)


Lundi 22 juin 2026
S. Paulin,

évêque et confesseur
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui avez promis le centuple dans le siècle à venir et la vie éternelle à ceux qui abandonnent tout en ce siècle pour Vous ; accordez-nous, dans Votre bonté que, suivant fidèlement les traces du saint Pontife Paulin, nous ayons la force de mépriser les biens de la terre et de désirer les seuls biens du Ciel. Vous qui vivez et régnez avec Dieu le Père dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Saint Paulin, né l’an 353 d’une famille romaine très distinguée à Bordeaux, en Aquitaine, fit de brillantes études et devint sénateur à l’âge de vingt-cinq ans. Il fut ensuite consul et établit sa résidence à Nole, en Campanie.


Près du tombeau de saint Félix, le prêtre martyr dont l’Église célèbre la fête le 14 janvier, il est soudain touché de la grâce et reçoit bientôt le baptême. À l’exemple du Christ, « qui S’est fait pauvre de riche qu’Il était », et qui a conseillé la pratique de cette vertu de pauvreté, il abandonna les nombreuses richesses qu’il possédait et achète à ce prix le royaume des Cieux.


Il quitte son épouse, qui comme lui se donne à Dieu, et devient prêtre, puis évêque de Nole. Ses amis d’autrefois le blâment. Il « s’en tient à l’approbation de Jésus ». Mais bientôt surviennent les Goths qui ravagent la Campanie et tandis que, sans mérites pour eux, on arrache leurs biens aux riches de Rome, saint Paulin qui a quitté les siens volontairement et pour le Christ, en reçoit au contraire le centuple en l’autre monde et la vie éternelle. Il mourut à soixante-dix-huit ans, en 431, et fut enseveli près de saint Félix à Nole.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Soyez désintéressé dans les services que vous rendez à votre prochain.

Méditation du jour
L’Eucharistie, suprême marque du divin amour  suite

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