Méditation du jour
S. Vincent de Paul,

confesseur - 19 juillet

Le génie de la Charité ”
Saint Vincent de Paul dans le Conseil de régence d
Saint Vincent de Paul dans le Conseil de régence d'Anne d'Autriche.
(D'après le tableau de Troy, XVIIe siècle.)

Volontiers on s’attribue une mission, si l’on se sent apte à faire quelque bien et si les circonstances s’y prêtent.

Saint Vincent de Paul n’eut point une si haute idée de lui.

Pénétré de l’amour des pauvres et du zèle des âmes, s’abandonnant tout entier pour le reste à la conduite de Dieu, il a fait le plus simplement du monde, et comme sans y penser, les plus grandes choses.

Son humilité était telle qu’elle ne lui eût pas permis de concevoir aucun projet important.

Du reste, il y a cela de remarquable dans la vie de saint Vincent de Paul qu’il n’a jamais paru agir de lui-même.

Quelques-uns, pour le louer davantage, en feraient volontiers un homme à grandes entreprises, une sorte d’instigateur puissant qui aurait tout mis en mouvement autour de lui.

Tel n’était pas l’humble saint Vincent de Paul.

N’ayant d’autre règle que la manifestation de la Volonté de Dieu, toujours prêt à prendre conseil des autres, défiant de lui-même jusqu’à l’excès, il n’a rien fait, pour ainsi dire, que par tâtonnements.

Plusieurs de ses créations ont été de simples essais ; dans les autres, il n’a guère fait que seconder des desseins qui se manifestaient à lui.

En toutes choses il s’est montré plutôt exécuteur qu’il n’était inventeur.

Le caractère propre de ses œuvres est d’avoir été inspirées des circonstances.

Son rôle fut de répondre admirablement aux vues de Dieu, et il eut du génie à force d’avoir de la Charité.

Saint Vincent de Paul n’est si grand que parce qu’il a été, avant tout, l’homme de la Providence.


(Arthur LOTH)


Vendredi 27 février 2026
des Quatre-Temps de Carême
2e classe
Temps du Carême

S. Léandre,

évêque de Séville et confesseur


Une illustration de l’école de saint Léandre fut saint Herménégilde, un des fils du roi arien Léovigilde, c’est lui qui avait gravé au cœur de l’illustre jeune homme cette Foi invincible qui fit de lui la victime de son propre père.



voir Le Martyrologe #90-4




Oraison - collecte
Soyez, Seigneur, propice à Votre peuple ; et puisque Vous lui inspirez la piété envers Vous, que Votre miséricorde le soutienne de son bienfaisant secours. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire de saint S. Gabriel de l’Addolorata, confesseur :


Ô Dieu qui avez appris au Bienheureux Gabriel à méditer sans cesse les douleurs de Votre douce Mère et qui l’avez élevé par elle à la gloire des miracles et de la sainteté, accordez-nous, par son intercession, de nous associer comme lui aux larmes de Votre Mère, afin d’être sauvés, nous aussi, par sa maternelle protection. Vous qui vivez et régnez avec Dieu le Père dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Mort à vingt-quatre ans comme saint Louis de Gonzague, ce jeune saint Gabriel de l’Addolorata, italien, nous donne, comme son compatriote, l’exemple d’une adolescence tout entière pénétrée par la grâce de Dieu.


Né en 1838, il entra en 1856 chez les Passionistes, y fit ses vœux, reçut les Ordres mineurs, et mourut le 27 février 1862.


Seule une exacte observation des devoirs d’état et un culte très vif pour la Vierge Marie, Mère des douleurs, l’avaient distingué de ses compagnons d’étude.


Benoît XV le canonisa en 1920.


POUR SAINT LÉANDRE :


../FR/Vie-de-saint-Leandre-archeveque-de-Seville-Fete-le-27-ou-le-28-fevrier-Il-fut-le-maitre-de-saint-Hermenegilde-roi-et-fils-du-roi-des-Visigoths-et-martyr-et-l-ami-du-pape-saint-Gregoire-le-Grand-No_1235.htmSaint Léandre appartenait à la race royale des Ostrogoths et fut d’une famille de Saints. Ses deux frères, saint Fulgence et saint Isidore, sa sœur sainte Florentine, ont reçu comme lui les honneurs sacrés, et son autre sœur Théodosie, mariée au roi Léovigilde, fut la mère de l’illustre martyr saint Herménégilde.

Simple religieux à Séville, saint Léandre fut promu à l’Archevêché de cette grande cité par les suffrages unanimes du clergé et du peuple.

Son beau-frère Léovigilde était arien et persécutait les Catholiques, à ce point qu’il fit mettre à mort son propre fils, saint Herménégilde, converti par saint Léandre.

Saint Léandre fut exilé, et du fond de son exil il combattit les spoliations de l’Église par d’admirables écrits. Léovigilde, au lit de mort, se repentit et recommanda à saint Léandre son fils Récarède, qui rentra publiquement dans le sein de l’Église.

Saint Léandre présida en qualité de légat du Saint-Siège le troisième concile de Tolède et mérita le titre d’ « apôtre de la nation gothique ». C’est lui qui réforma la liturgie d’Espagne.

Il était lié d’une tendre amitié avec saint Grégoire le Grand, qui lui envoya le pallium et qui, dit-on, lui fit présent de l’image de la Très Sainte Vierge attribuée à saint Luc et si profondément vénérée des pèlerins à Guadalupe.

Saint Léandre, plein de force et de bonnes œuvres, mourut à Séville l’an 596. voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Ne vous liez pas avec tout le monde ; que vos amitiés soient fondées sur la Foi.

Méditation du jour
Jésus tenté par Satan ; lois de la tentation  suite

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