• Pour le Samedi de la Passion :

Grand deuil de l’Église : statues et images voilées de violet.

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Près de l’endroit où la voie Appienne se bifurque et donne naissance, à gauche, à la voie latine se trouve une église, élevée sur l’emplacement où saint Jean fut plongé, par ordre de Domitien, dans une chaudière d’huile bouillante. C’est là que se faisait en ce jour la Station. En ce saint Temps de la Passion ce Saint, qui se trouva aussi au pied de la Croix, nous dit que nous devons savoir tout souffrir pour Jésus-Christ et que nous devons unir nos sacrifices au sien. C’est la raison pour laquelle l’Église a choisi le sanctuaire d’un martyr pour chacun des jours de cette semaine.

La messe résume les grands mystères qui vont remplir la Semaine Sainte. L’Évangile montre en Jésus « le Roi d’Israël » acclamé par les Juifs, puis « élevé de terre » et crucifié. Les Gentils qui expriment à saint Philippe le désir de voir le Christ font prévoir les recrues que l’Église fera parmi les nations païennes. Jésus va mourir comme le grain de blé pour porter beaucoup de fruit. Pour le moment « Son Âme est troublée », comme elle le sera au jardin de Gethsémani. Mais « c’est pour cela qu’Il est venu », « pour glorifier Son Père ». Et comme nous le dit une voix du ciel, cette glorification sera complète, car « le Prince de ce monde sera jeté dehors » et le Sauveur élevé en Croix et jusqu’au Ciel « attirera tout à Lui ». Le sauveur nous révele ici tout Son Cœur qui veut, au prix de si cruelles souffrances, ruiner notre ennemi et assurer notre salut. Jésus parle enfin de ceux qui refusent de Le suivre et marchent dans les ténèbres sans savoir où ils vont ; et par la bouche de Jérémie dans l’Épitre, Il jette l’anathème « sur ceux qui complotent contre le Juste ». « Leurs enfants seront livrés à la famine et leurs époux mis à mort, car un ennemi imprévu fondra sur eux et les exterminera ». Cette prophétie se réalisa au siège de Jérusalem. — Pour éviter les effets de la justice divine mourons au péché et nous rapporterons beaucoup de fruits pour la vie éternelle.


Vendredi 28 août 2026
S. Augustin,

évêque, confesseur et

docteur de l’Église
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Recevez favorablement nos supplications, Dieu tout-puissant, et puisque Vous voulez bien nous permettre d’espérer en Votre bonté, daignez, grâce à l’intercession du bienheureux Augustin, Votre Confesseur et Pontife, nous accorder les effets de Votre miséricorde habituelle. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire de saint Hermès, martyr :


Ô Dieu, qui avez donné à Votre Martyr, le bienheureux Hermès, le courage et la constance au milieu des supplices, faites qu’à son exemple et pour Votre amour, nous méprisions les faveurs du monde, et ne redoutions aucune adversité. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Saint Augustin naquit en 354 à Tagaste (dans l’Algérie actuelle). Sa mère, sainte Monique, lui apprit de bonne heure à prier. Après avoir goûté avec délices ses saintes leçons, il se laissa bientôt aller aux plus graves désordres.

Carthage n’offrant pas un théâtre assez vaste pour son génie, il alla à Rome et obtint le poste de maître d’éloquence à Milan.


« Mes iniquités, confesse-t-il, faisaient comme la boule de neige qui grossit à mesure qu’on la fait rouler ». Sa mère désolée adressait à Dieu des prières continues, accompagnées de larmes, et s’attachait aux pas de son fils.

À sa demande saint Ambroise l’accueillit avec bonté et l’éclaira sur les sciences divines. Un jour, sur une inspiration du Ciel, Augustin ouvrit les Épîtres de saint Paul et lut : « Ne croupissez pas dans la débauche et l’impureté ; mais revêtez-vous de Notre-Seigneur Jésus-Christ ». Aussitôt ses irrésolutions cessèrent et il reçut à trente-trois ans, à la veille de Pâques 387, le baptême.


Sept mois après ce grand bonheur, sainte Monique mourut en demandant à son fils « de se souvenir d’elle à l’autel du Seigneur ». Saint Augustin, devenu prêtre, célébrait pour elle le Saint Sacrifice. « Seigneur, disait-il souvent, ayez pitié de ma mère ; elle était bonne, elle pardonnait facilement, pardonnez-lui aussi ses fautes ».

Créé évêque d’Hippone, à l’âge de quarante et un ans, il commença dès ce moment à vivre canoniquement, c’est-à-dire en commun avec ses clercs. Cette communauté fournit à de nombreuses églises des évêques et des prêtres, et c’est ainsi que l’institut de saint Augustin se répandit peu à peu en Afrique, et plus spécialement dans les Gaules.


La Règle de saint Augustin, qui fait de lui l’un des quatre grands fondateurs d’Ordres religieux, est tirée de l’épître 211e qu’il écrivit à des religieuses et qui fut adaptée à une époque plus reculée aux hommes.


Grâce à la sublimité de sa science et à l’ardeur de son amour, ce Saint est aussi l’un des quatre grands Docteurs de l’Occident. Il mourut après trente-six ans d’épiscopat, en l’an 430, en récitant les sept Psaumes de la Pénitence.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Répétez souvent cette belle parole de saint Augustin : « Ô Beauté toujours ancienne et toujours nouvelle, que je Vous ai tard aimée ! »

Méditation du jour
Dieu ne veut pas la mort du pécheur, mais sa conversion  suite

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