• Pour le Lundi de la Passion :

Grand deuil de l’Église : statues et images voilées de violet.

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La Station est à Saint-Chrysogone au Transtévère. Sous le maître-autel de cette église, l’une des 25 paroisses de Rome au Ve siècle, repose le corps du saint Martyr, victime de la persécution de Dioclétien. Son nom est cité au Canon de la messe.

L’Église unit de la sorte le souvenir de ce Martyr à celui de la Passion de Jésus. L’Épître et l’Évangile, dont le choix a été déterminé par le fait que la Station se tenait pour la 3e fois dans le quartier des Juifs au delà du Tibre, opposent la soumission des païens à la grâce de Dieu à l’insoumission des Juifs.

Pour encourager les pénitents publics, et nous avec eux, à persévérer dans les austérités du Carême, l’Église nous rappelle dans l’Épître le pardon accordé aux Ninivites qui, émus à la voix de Jonas, jeûnèrent et se couvrirent de cendres pendant 40 jours. Quant aux catéchumènes, combien douce doit être leur espérance en entendant dans l’Évangile les promesses du divin Maître. La foi va faire jaillir de leur âme des fleuves d’eau vive dont la source sera l’Esprit-Saint introduit en eux par le Baptême. Les Juifs, au contraire, loin d’écouter comme les païens Celui dont Jonas n’était qu’une figure, cherchent à mettre la main sur Jésus que bientôt ils feront périr. Jésus, en le leur prédisant, leur annonce Son triomphe et leur réprobation : « encore un peu de temps et Je M’en vais à Mon Père et vous ne pourrez y venir ». — Demandons « à Dieu de sanctifier nos jeûnes et de nous accorder dans Sa bonté le pardon de nos péchés » (Or.), afin que nous jouissions toujours « de la santé du corps et de l’âme » (Or. sur le peuple).


Lundi 4 mai 2026
Ste Monique,

veuve
3e classe

Temps Pascal



Oraison - collecte
Ô Dieu, consolateur des affligés et salut de ceux qui mettent en Vous leur espérance, Vous qui avez miséricordieusement agréé les pieuses larmes que répandait la bienheureuse Monique pour la conversion de son fils Augustin, donnez-nous, à la pieuse intercession de l’un et de l’autre, la grâce de déplorer nos péchés et d’en trouver le pardon en Votre indulgence. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Née en Afrique en 332, sainte Monique se maria à un païen qu’elle convertit par ses vertus. Devenue veuve, elle se dévoua à son fils Augustin, dont l’esprit était corrompu par l’erreur manichéenne et le cœur par les mœurs dissolues de Rome.


Nuit et jour elle pria et « le pleura avec plus de larmes que d’autres mères n’en répandent sur un cercueil » (Saint Augustin, Les Confessions). Elle était en effet avant tout pénétrée de la crainte de Dieu et savait que pour ne pas être rejetée dans la séparation dernière des bons et des méchants, l’âme doit se sacrifier. Et elle expia pour les fautes d’Augustin. « Eussiez-Vous pu, Seigneur, écrit celui-ci, mépriser le cœur contrit et humilié d’une veuve chaste et sobre ? Eussiez-Vous bien rejeté les pleurs de celle qui ne Vous demandait ni argent, ni aucune autre chose temporelle, mais seulement le salut de l’âme de son fils ? »


« Dieu agréa dans Sa miséricorde les larmes de la charité de la bienheureuse Monique », et ces deux âmes partagent maintenant la joie de Jésus ressuscité. Sainte Monique mourut à Ostie l’an 387.

 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Se rappeler ce que saint Augustin doit aux larmes de sainte Monique, sa mère. Nous rappeler ce que nous devons à ceux qui ont versé des larmes pour nous.

Méditation du jour
Si un verre d’eau aura sa récompense, qu’en sera-t-il des larmes versées pour le salut des âmes ?  suite

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