• Pour le Lundi de la Passion :

Grand deuil de l’Église : statues et images voilées de violet.

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La Station est à Saint-Chrysogone au Transtévère. Sous le maître-autel de cette église, l’une des 25 paroisses de Rome au Ve siècle, repose le corps du saint Martyr, victime de la persécution de Dioclétien. Son nom est cité au Canon de la messe.

L’Église unit de la sorte le souvenir de ce Martyr à celui de la Passion de Jésus. L’Épître et l’Évangile, dont le choix a été déterminé par le fait que la Station se tenait pour la 3e fois dans le quartier des Juifs au delà du Tibre, opposent la soumission des païens à la grâce de Dieu à l’insoumission des Juifs.

Pour encourager les pénitents publics, et nous avec eux, à persévérer dans les austérités du Carême, l’Église nous rappelle dans l’Épître le pardon accordé aux Ninivites qui, émus à la voix de Jonas, jeûnèrent et se couvrirent de cendres pendant 40 jours. Quant aux catéchumènes, combien douce doit être leur espérance en entendant dans l’Évangile les promesses du divin Maître. La foi va faire jaillir de leur âme des fleuves d’eau vive dont la source sera l’Esprit-Saint introduit en eux par le Baptême. Les Juifs, au contraire, loin d’écouter comme les païens Celui dont Jonas n’était qu’une figure, cherchent à mettre la main sur Jésus que bientôt ils feront périr. Jésus, en le leur prédisant, leur annonce Son triomphe et leur réprobation : « encore un peu de temps et Je M’en vais à Mon Père et vous ne pourrez y venir ». — Demandons « à Dieu de sanctifier nos jeûnes et de nous accorder dans Sa bonté le pardon de nos péchés » (Or.), afin que nous jouissions toujours « de la santé du corps et de l’âme » (Or. sur le peuple).


Lundi 22 juin 2026
S. Paulin,

évêque et confesseur
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui avez promis le centuple dans le siècle à venir et la vie éternelle à ceux qui abandonnent tout en ce siècle pour Vous ; accordez-nous, dans Votre bonté que, suivant fidèlement les traces du saint Pontife Paulin, nous ayons la force de mépriser les biens de la terre et de désirer les seuls biens du Ciel. Vous qui vivez et régnez avec Dieu le Père dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Saint Paulin, né l’an 353 d’une famille romaine très distinguée à Bordeaux, en Aquitaine, fit de brillantes études et devint sénateur à l’âge de vingt-cinq ans. Il fut ensuite consul et établit sa résidence à Nole, en Campanie.


Près du tombeau de saint Félix, le prêtre martyr dont l’Église célèbre la fête le 14 janvier, il est soudain touché de la grâce et reçoit bientôt le baptême. À l’exemple du Christ, « qui S’est fait pauvre de riche qu’Il était », et qui a conseillé la pratique de cette vertu de pauvreté, il abandonna les nombreuses richesses qu’il possédait et achète à ce prix le royaume des Cieux.


Il quitte son épouse, qui comme lui se donne à Dieu, et devient prêtre, puis évêque de Nole. Ses amis d’autrefois le blâment. Il « s’en tient à l’approbation de Jésus ». Mais bientôt surviennent les Goths qui ravagent la Campanie et tandis que, sans mérites pour eux, on arrache leurs biens aux riches de Rome, saint Paulin qui a quitté les siens volontairement et pour le Christ, en reçoit au contraire le centuple en l’autre monde et la vie éternelle. Il mourut à soixante-dix-huit ans, en 431, et fut enseveli près de saint Félix à Nole.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Soyez désintéressé dans les services que vous rendez à votre prochain.

Méditation du jour
L’Eucharistie, suprême marque du divin amour  suite

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