• Pour le Lundi de la Passion :

Grand deuil de l’Église : statues et images voilées de violet.

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La Station est à Saint-Chrysogone au Transtévère. Sous le maître-autel de cette église, l’une des 25 paroisses de Rome au Ve siècle, repose le corps du saint Martyr, victime de la persécution de Dioclétien. Son nom est cité au Canon de la messe.

L’Église unit de la sorte le souvenir de ce Martyr à celui de la Passion de Jésus. L’Épître et l’Évangile, dont le choix a été déterminé par le fait que la Station se tenait pour la 3e fois dans le quartier des Juifs au delà du Tibre, opposent la soumission des païens à la grâce de Dieu à l’insoumission des Juifs.

Pour encourager les pénitents publics, et nous avec eux, à persévérer dans les austérités du Carême, l’Église nous rappelle dans l’Épître le pardon accordé aux Ninivites qui, émus à la voix de Jonas, jeûnèrent et se couvrirent de cendres pendant 40 jours. Quant aux catéchumènes, combien douce doit être leur espérance en entendant dans l’Évangile les promesses du divin Maître. La foi va faire jaillir de leur âme des fleuves d’eau vive dont la source sera l’Esprit-Saint introduit en eux par le Baptême. Les Juifs, au contraire, loin d’écouter comme les païens Celui dont Jonas n’était qu’une figure, cherchent à mettre la main sur Jésus que bientôt ils feront périr. Jésus, en le leur prédisant, leur annonce Son triomphe et leur réprobation : « encore un peu de temps et Je M’en vais à Mon Père et vous ne pourrez y venir ». — Demandons « à Dieu de sanctifier nos jeûnes et de nous accorder dans Sa bonté le pardon de nos péchés » (Or.), afin que nous jouissions toujours « de la santé du corps et de l’âme » (Or. sur le peuple).


Vendredi 19 juin 2026
Ste Julienne Falconieri,

vierge
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui avez daigné soutenir et consoler miraculeusement au moyen du Corps précieux de Votre Fils, la bienheureuse Julienne, Votre Vierge, quand elle était réduite à l’extrémité par la maladie, accordez-nous, s’il Vous plaît, grâce à ses mérites et à son intercession, d’être également nourris et fortifiés par ce Corps divin, à l’heure critique de la mort, et conduit jusqu’à la Patrie céleste. Par le même Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire de saint Gervais et saint Protais, martyrs :


Ô Dieu qui nous réjouissez en la solennité annuelle de Vos saints Martyrs Gervais et Protais ; faites, dans Votre clémence, que notre piété s’enflamme aux exemples de ceux dont les mérites nous remplissent d’allégresse. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Née à Florence, en l’an 1270, de l’illustre famille des Falconieri, sainte Julienne donna, dès son enfance, de tels indices de sa sainteté que son oncle saint Alexis de Falconieri déclarait à sa mère que c’était un ange qu’elle avait mis au monde. Jamais dans tout le cours de sa vie elle ne leva les yeux pour considérer le visage d’un homme et le seul mot de péché la faisait trembler.


À l’âge de quinze ans, elle voua solennellement à Dieu sa virginité. « N’aspirant, ô Julienne, qu’après les noces du céleste Agneau, vous quittez la maison paternelle et vous dirigez un chœur de vierges. Vous gémissez nuit et jour sur les douleurs de votre Époux attaché à la croix et vous pleurez aux pieds de la Mère de Dieu, au cœur percé de sept glaives ».


Ayant établi en effet l’Ordre des Mantellates (car elles portaient un court mantelet), elle fut chargée par saint Philippe Béniti de s’occuper de tout l’Ordre des Servites qui honore spécialement les Douleurs de la Vierge. Deux jours chaque semaine, elle ne prenait pour nourriture que le pain des Anges.


À l’âge de soixante-dix ans, ne pouvant plus retenir aucun aliment, elle gémit de ne pouvoir communier. Elle demanda qu’on voulût au moins approcher le Saint-Sacrement de son cœur et, par un miracle, le Pain sacré disparut en imprimant sur sa chair la forme d’une hostie représentant l’image de Jésus crucifié. Elle rendit alors le dernier soupir et fut introduite dans l’allégresse auprès du trône du Roi divin. C’était le 19 juin 1340.


Demandons à l’Esprit-Saint, de nous obtenir, comme sainte Julienne, de pouvoir être nourris et fortifiés durant notre agonie par le Corps du Christ qui nous conduira jusqu’à la Patrie céleste.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Souvenez-vous qu’une des meilleures dispositions pour bien communier, c’est le désir.


Méditation du jour
Jésus, ami véritable  suite

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