• Pour le Lundi de la Passion :

Grand deuil de l’Église : statues et images voilées de violet.

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La Station est à Saint-Chrysogone au Transtévère. Sous le maître-autel de cette église, l’une des 25 paroisses de Rome au Ve siècle, repose le corps du saint Martyr, victime de la persécution de Dioclétien. Son nom est cité au Canon de la messe.

L’Église unit de la sorte le souvenir de ce Martyr à celui de la Passion de Jésus. L’Épître et l’Évangile, dont le choix a été déterminé par le fait que la Station se tenait pour la 3e fois dans le quartier des Juifs au delà du Tibre, opposent la soumission des païens à la grâce de Dieu à l’insoumission des Juifs.

Pour encourager les pénitents publics, et nous avec eux, à persévérer dans les austérités du Carême, l’Église nous rappelle dans l’Épître le pardon accordé aux Ninivites qui, émus à la voix de Jonas, jeûnèrent et se couvrirent de cendres pendant 40 jours. Quant aux catéchumènes, combien douce doit être leur espérance en entendant dans l’Évangile les promesses du divin Maître. La foi va faire jaillir de leur âme des fleuves d’eau vive dont la source sera l’Esprit-Saint introduit en eux par le Baptême. Les Juifs, au contraire, loin d’écouter comme les païens Celui dont Jonas n’était qu’une figure, cherchent à mettre la main sur Jésus que bientôt ils feront périr. Jésus, en le leur prédisant, leur annonce Son triomphe et leur réprobation : « encore un peu de temps et Je M’en vais à Mon Père et vous ne pourrez y venir ». — Demandons « à Dieu de sanctifier nos jeûnes et de nous accorder dans Sa bonté le pardon de nos péchés » (Or.), afin que nous jouissions toujours « de la santé du corps et de l’âme » (Or. sur le peuple).


Lundi 7 septembre 2026
de la Férie
4e classe
Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Seigneur, purifiez et fortifiez Votre Église par le continuel effet de Votre miséricorde ; et puisqu’elle ne peut subsister sans Vous, conduisez-la toujours au moyen de Votre grâce. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Saint Clodoald (saint Cloud) était le troisième des fils de Clodomir, roi des Francs d’Orléans. Il avait trois ans à peine quand son père fut tué. Confié à la tutelle de sa sainte aïeule, Clotilde, il fut attiré par ruse à Paris, dans le palais des Thermes, ainsi que ses infortunés frères, par leurs oncles Childebert et Clotaire. Ces deux princes massacrèrent les aînés et laissèrent le jeune Clodoald pour mort.


Rappelé à la vie, Clodoald renonça au monde, coupa lui-même les longs cheveux, insignes de sa race royale, et se retira dans la solitude.

Bientôt il vint se placer sous la direction du célèbre saint Séverin qui vivait en reclus près de Paris. Quelques temps éloigné de la capitale et résidant en province, il fut rappelé par le vœu des parisiens. L’évêque Eusèbe lui conféra les Ordres sacrés, et il exerça le saint ministère jusqu’à ce que l’amour de la solitude l’exilât encore.


Il se rendit sur une colline voisine de la Seine, en un lieu appelé Nogent, où il rassembla un nombre considérable de disciples qui, comme lui, fuyaient les vicissitudes de la vie publique.

Il y mourut saintement, l’an 560, et laissa, avec le souvenir de ses vertus, son nom au village formé autour de son monastère, lequel devint, sous l’ancienne monarchie, le titre ducal des archevêques de Paris.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Comprenez que votre salut est plus facile dans l’humilité que dans les honneurs.

Méditation du jour
Puissance d’une âme aimante sur le Cœur de Dieu  suite

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