• Pour le Lundi de la Passion :

Grand deuil de l’Église : statues et images voilées de violet.

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La Station est à Saint-Chrysogone au Transtévère. Sous le maître-autel de cette église, l’une des 25 paroisses de Rome au Ve siècle, repose le corps du saint Martyr, victime de la persécution de Dioclétien. Son nom est cité au Canon de la messe.

L’Église unit de la sorte le souvenir de ce Martyr à celui de la Passion de Jésus. L’Épître et l’Évangile, dont le choix a été déterminé par le fait que la Station se tenait pour la 3e fois dans le quartier des Juifs au delà du Tibre, opposent la soumission des païens à la grâce de Dieu à l’insoumission des Juifs.

Pour encourager les pénitents publics, et nous avec eux, à persévérer dans les austérités du Carême, l’Église nous rappelle dans l’Épître le pardon accordé aux Ninivites qui, émus à la voix de Jonas, jeûnèrent et se couvrirent de cendres pendant 40 jours. Quant aux catéchumènes, combien douce doit être leur espérance en entendant dans l’Évangile les promesses du divin Maître. La foi va faire jaillir de leur âme des fleuves d’eau vive dont la source sera l’Esprit-Saint introduit en eux par le Baptême. Les Juifs, au contraire, loin d’écouter comme les païens Celui dont Jonas n’était qu’une figure, cherchent à mettre la main sur Jésus que bientôt ils feront périr. Jésus, en le leur prédisant, leur annonce Son triomphe et leur réprobation : « encore un peu de temps et Je M’en vais à Mon Père et vous ne pourrez y venir ». — Demandons « à Dieu de sanctifier nos jeûnes et de nous accorder dans Sa bonté le pardon de nos péchés » (Or.), afin que nous jouissions toujours « de la santé du corps et de l’âme » (Or. sur le peuple).


Vendredi 21 août 2026
Ste Jeanne-Françoise

Frémiot de Chantal,

veuve
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Dieu tout-puissant et miséricordieux, qui, après avoir embrasé de Votre amour la bienheureuse Jeanne-Françoise, lui avez donné la force d’âme admirable qui la fit avancer en perfection dans toutes les situations de la vie, et qui avez voulu orner par elle Votre Église d’une nouvelle famille religieuse ; faites, en considération de ses mérites et de ses prières, que, conscients de notre faiblesse, mais confiants en Votre secours, nous puissions, à l’aide de la grâce céleste, surmonter tout ce qui nous est contraire. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Comme Marie, dont nous venons de célébrer l’Assomption, sainte Jeanne-Françoise de Chantal fut épouse, mère et veuve. Comme saint Bernard, elle naquit à Dijon et reçut au baptême le nom de Jeanne, parce que ce jour-là, 23 janvier 1572, le calendrier portait le nom de saint Jean l’Aumônier. Celui de Françoise qu’elle ajouta, lors de sa Confirmation, nous rappelle le doux Saint de Genève.


Comme autrefois saint Benoît et sainte Scholastique, comme saint François d’Assise et sainte Claire, saint François de Sales et sainte Jeanne-Françoise, correspondant aux desseins de la divine Providence, unirent leurs pieux efforts et illustrèrent l’Église par la « fondation d’une nouvelle famille ».


À la mort du baron de Chantal (1601), la jeune veuve se consacre au Seigneur par le vœu de chasteté perpétuelle, et elle écrit avec un fer rouge sur sa poitrine le nom de Jésus. Femme forte, elle quitta tout pour acheter à ce prix la perle précieuse de la vie religieuse. De ses six enfants il lui en restait encore quatre et son vieux père. « Arrêtons le cours de nos larmes, lui dit ce vénérable vieillard, pour faire plus d’honneur à la sainte volonté de Dieu ».


Son fils, Celse-Bénigne, s’oppose au départ de sa mère et se couche en travers de la porte : « Si je ne puis vous retenir, du moins vous passerez sur le corps de votre fils ». Madame de Chantal lutte contre les révoltes de son cœur, et, après avoir laissé couler librement ses larmes, elle s’arme de force et passe sur le corps de son fils. Elle devint la mère de nombreuses vierges de l’Ordre de la Visitation, aujourd’hui répandues dans le monde entier et auxquelles, toute pleine de l’esprit de charité divine elle répétait sans cesse comme saint Jean, son patron : « Aimons Dieu de tout notre cœur, et notre prochain comme nous-mêmes pour l’amour de Dieu ».


Elle mourut en 1641 à Moulins. À l’exemple et par l’intercession de sainte Jeanne-Françoise prions Dieu, afin que, connaissant notre faiblesse et confiants en Sa force, nous surmontions par Sa grâce tous les obstacles.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Retenez la belle devise de sainte Jeanne-Françoise : « Mourir à soi pour vivre à Dieu ».

Méditation du jour
Acte de conformité à la volonté de Dieu  suite

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