N° 591-592
EN CE 15 AOÛT
« Nice-Matin » 12 août 1994

1483

D’aucuns s’étonnent de toute une campagne incitant les magasins à ouvrir ce lundi 15 août. C’est qu’il faut choisir entre Dieu et Mammon qui est le dieu de l’argent. Bien sûr les puissances d’argent ont choisi depuis longtemps, et les personnes qui en sont devenues les esclaves conscients ou inconscients ne peuvent plus faire autrement car « il faut bien vivre » (et la vie éternelle ?) ou encore « il y a les traites à payer ». Alors faisons travailler le 15 août ce qui empêchera les gens de chercher des occupations (des fois qu’ils se mettent « à penser» —à l’inutilité de leur vie : « à quoi servira à l’homme de gagner le monde si c’est pour perdre son âme ?— ou pire : qu’ils aillent à la Messe… ).

Ce n’est pas nouveau, et l’on n’aura peut-être pas assez remarqué que le jour habituel de fermeture des commerces n’est évidemment pas le dimanche mais le lundi. Justement, le lundi. Mais cette année le 15 août est un lundi. Voyez-vous comme cela tombe bien mal…

Et si l’on parle de fête, ayant usé jusqu’à la corde il y a peu un certain bicentenaire (de 1789), profitons de l’occurence d’un micentenaire pour faire commerce et mieux chanter la « liberté » retrouvée, celle qui nous vient d’outre-Atlantique et qui est offerte au monde sous forme de consommation de « chewing-gum » ou avortement (libre et) gratuit. C’est cela qu’il faut imposer et que n’avait pas bien compris le Liban, la Bosnie ou le Rouanda…

Mais croit-on sérieusement, sincèrement, que cela va durer longtemps ? Relisons fort opportunément le Message et le Secret de Notre-Dame à La Salette puis à Fatima.

LE PÈLERINAGE À LA SALETTE DE NOTRE CONFRÉRIE

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Et c’est pourquoi nous irons prier Notre-Dame cette année encore, si Dieu veut, en notre pèlerinage annuel à La Salette. Notre petite Communauté de la Confrérie de la Mère de Dieu et ses amis comprennent à quel point il y a urgence, et que nous devons de tout notre être, de toutes nos forces, de tout notre cœur, de tout notre esprit et de toute notre âme, prier et nous sanctifier.

Le pèlerinage se déroulera comme les années précédentes, dans les mêmes conditions du vendredi 23 au samedi 24 septembre.

BÉNÉDICTION POUR DIVORCÉS « REMARIÉS » !

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C’EST VRAI, CELA M’A RASSURÉE

Lorsque je suis revenu voir la personne qui voulait épouser un divorcé elle m’a dit : « Nous avons trouvé un prêtre qui a accepté de nous donner une bénédiction ». Mais elle a reconnu que de me revoir cela la troublait à nouveau, et que : « Oui, c’est vrai, cela m’a rassurée de recevoir cette bénédiction ». Rassurée dans l’erreur, rassurée dans le mal, rassurée dans l’état de péché mortel, et par un prêtre ! Je n’ai pu que lui dire que je préférais continuer à lui donner mauvaise conscience, et si possible toute sa vie.

On imagine tout « le bien » que l’Angleterre et la moitié du monde eussent retiré s’il s’était trouvé un pape pour rassurer Henri VIII en annulant son mariage et permettant très catholiquement son « mariage » avec Anne Boleyn...

C’est que nous sommes arrivés en un temps où on ne sait plus, on ne comprend plus pourquoi des Chrétiens sont morts martyrs en confessant leur Foi catholique, y compris saint Jean Fischer, précepteur de Henri VIII, mort la tête sur le billot car n’approuvant pas son roi.

Pour nous aider à méditer

III - Notre Seigneur estime si fort notre amour et notre compagnie que, de temps en temps, même au milieu de nos divertissements, Il nous appelle afin de nous rapprocher de Lui ; et si nous retombons dans le péché, Il nous relève et nous fait rentrer en Son amitié. (Sainte Thérèse d’Avila, Château de l’âme, ch. 1, dem. I).

Recommandation spirituelle de la semaine

Au beau milieu de l’insouciance estivale, sera-t-il encoren permis de réclamer de la part des enfants de Notre-Dame quensont tous les baptisés, de la part de tous les Français qui sont sujets de la Reine du Ciel et Reine de laFrance, de réclamer un acte de piété filiale, un acte de dévotion, un acte de soumission, en bien honorant ce 15 août ?


Vendredi 27 février 2026
des Quatre-Temps de Carême
2e classe
Temps du Carême

S. Léandre,

évêque de Séville et confesseur


Une illustration de l’école de saint Léandre fut saint Herménégilde, un des fils du roi arien Léovigilde, c’est lui qui avait gravé au cœur de l’illustre jeune homme cette Foi invincible qui fit de lui la victime de son propre père.



voir Le Martyrologe #90-4




Oraison - collecte
Soyez, Seigneur, propice à Votre peuple ; et puisque Vous lui inspirez la piété envers Vous, que Votre miséricorde le soutienne de son bienfaisant secours. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire de saint S. Gabriel de l’Addolorata, confesseur :


Ô Dieu qui avez appris au Bienheureux Gabriel à méditer sans cesse les douleurs de Votre douce Mère et qui l’avez élevé par elle à la gloire des miracles et de la sainteté, accordez-nous, par son intercession, de nous associer comme lui aux larmes de Votre Mère, afin d’être sauvés, nous aussi, par sa maternelle protection. Vous qui vivez et régnez avec Dieu le Père dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Mort à vingt-quatre ans comme saint Louis de Gonzague, ce jeune saint Gabriel de l’Addolorata, italien, nous donne, comme son compatriote, l’exemple d’une adolescence tout entière pénétrée par la grâce de Dieu.


Né en 1838, il entra en 1856 chez les Passionistes, y fit ses vœux, reçut les Ordres mineurs, et mourut le 27 février 1862.


Seule une exacte observation des devoirs d’état et un culte très vif pour la Vierge Marie, Mère des douleurs, l’avaient distingué de ses compagnons d’étude.


Benoît XV le canonisa en 1920.


POUR SAINT LÉANDRE :


Saint Léandre appartenait à la race royale des Ostrogoths et fut d’une famille de Saints. Ses deux frères, saint Fulgence et saint Isidore, sa sœur sainte Florentine, ont reçu comme lui les honneurs sacrés, et son autre sœur Théodosie, mariée au roi Léovigilde, fut la mère de l’illustre martyr saint Herménégilde.

Simple religieux à Séville, saint Léandre fut promu à l’Archevêché de cette grande cité par les suffrages unanimes du clergé et du peuple.

Son beau-frère Léovigilde était arien et persécutait les Catholiques, à ce point qu’il fit mettre à mort son propre fils, saint Herménégilde, converti par saint Léandre.

Saint Léandre fut exilé, et du fond de son exil il combattit les spoliations de l’Église par d’admirables écrits. Léovigilde, au lit de mort, se repentit et recommanda à saint Léandre son fils Récarède, qui rentra publiquement dans le sein de l’Église.

Saint Léandre présida en qualité de légat du Saint-Siège le troisième concile de Tolède et mérita le titre d’ « apôtre de la nation gothique ». C’est lui qui réforma la liturgie d’Espagne.

Il était lié d’une tendre amitié avec saint Grégoire le Grand, qui lui envoya le pallium et qui, dit-on, lui fit présent de l’image de la Très Sainte Vierge attribuée à saint Luc et si profondément vénérée des pèlerins à Guadalupe.

Saint Léandre, plein de force et de bonnes œuvres, mourut à Séville l’an 596.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Ne vous liez pas avec tout le monde ; que vos amitiés soient fondées sur la Foi.

Méditation du jour
Jésus tenté par Satan ; lois de la tentation  suite

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