S. Serge, S. Bacchus,
S. Marcel et S. Apulée
8 octobre

« Dans la Basse-Syrie, dit le Martyrologe romain, les saints Martyrs Serge et Bacchus, nobles romains qui vécurent sous le règne de l’empereur Maximien.

« Saint Bacchus fut frappé avec des nerfs qui mirent sa chair en lambeaux ; il rendit l’âme dans ce supplice en confessant le Nom de Jésus.

« Saint Sergius, chaussé de souliers dont les clous lui perçaient les pieds, resta ferme dans sa Foi et fut décapité.

« À Rome les saints Martyrs Marcel et Apulée qui, d’abord disciples de Simon le Magicien, l’abandonnèrent pour suivre la doctrine de l’Apôtre saint Pierre. Après le supplice des Apôtres, ils obtinrent eux-mêmes la couronne du martyre sous Dioclétien, et furent ensevelis près de Rome ».

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Saint Serge et saint Bacchus étaient chevaliers romains et secrétaires d’État de l’empereur Maximien.


Un jour, ce prince, étant allé dans la ville d’Augusta, en la Basse-Syrie, s’ avisa d’offrir aux idoles un sacrifice solennel, auquel il ordonna à tous ses officiers de se trouver. Comme il n’y vit point ces deux-ci, il voulut savoir pourquoi ils s’en étaient absentés ; et, ayant appris qu’ils étaient Chrétiens, il leur fit ôter sur le champ les marques de leur dignité, les fit revêtir d’habits de femme et charger de gros colliers de fer, et ordonna qu’ils fussent conduits en cet état par toutes les rues de la ville pour être l’objet de la risée et des outrages du peuple.

Après avoir souffert cette ignominie avec joie et en bénissant Dieu, ils furent ramenés devant l’empereur, qui, à la sortie du temple, était revenu à son palais. Il employa toutes sortes d’artifices pour les obliger de renoncer à leur Foi ; mais, voyant qu’il ne pouvait altérer leur constance ni par les menaces ni par ses belles promesses, il les envoya à Antilchus, qui était préfet de l’Orient et qui passait pour l’homme le plus cruel et le plus inexorable de tout l’empire ; il espérait ébranler leur grande fermeté, tant par la fatigue des chemins et les affronts qu’ils recevaient sur leur route, que par la terreur qu’ils auraient de tomber entre les mains de ce barbare, qui était redouté de tout le monde. D’ailleurs, il voulait les humilier d’avantage en les renvoyant devant le tribunal d’un homme à qui ils avaient autrefois commandé et qui n’avait obtenu sa charge que par le crédit de saint Serge ; mais tout cela ne fut point capable de les séparer de Notre-Seigneur. Ils firent pour Son amour ce voyage avec plaisir, et, se réjouissant des outrages qu’on leur faisait, ils se soumirent généreusement à l’injustice d’un scélérat qui était indigne d’être leur juge.

Le lendemain de leur arrivée, Antiochus, les fit comparaître devant lui, et, après avoir inutilement tenté tous les moyens dont il se put aviser pour les faire sacrifier aux idoles, il condamna saint Bacchus à être fouetté par quatre bourreaux ; ce qui fut exécuté avec tant d’inhumanité, qu’il rendit l’âme dans la violence de ce supplice. Au milieu des fouets, il entendit une voix céleste qui l’invitait à venir recevoir la couronne de son martyre ; et la nuit suivante il apparut à saint Serge, dans la prison, et l’exhorta à endurer constamment les tourments qu’on lui préparait, afin qu’ayant été compagnon d’armes et de souffrances, ils eussent tous deux part à un même triomphe.

Ces tourments devaient être horribles. Antiochus, se voyant obligé d’aller dans une autre ville, fit mettre à saint Serge des souliers dont les semelles étaient garnies en dedans de pointes de clous, et il le contraignit, avec cette cruelle chaussure, de courir durant tout le chemin devant son chariot. La nuit suivante, le Saint fut guéri de toutes ses blessures par le ministère d’un Ange qui lui apparut ; le préfet, attribuant cela aux opérations de l’art magique, lui fit endurer une seconde fois le même supplice. Enfin, désespérant de le pouvoir séduire, il le condamna à avoir la tête tranchée : ce qui fut exécuté le 7 octobre, vers l’an de grâce 300.


La mémoire de saint Serge a été rendue célèbre par tant de miracles, que non seulement les Chrétiens allaient en pèlerinage à son tombeau, mais aussi les idolâtres. Chosroès, roi de Perse, fit présent à son église d’une très belle croix d’or, avec d’autres ornements précieux, en reconnaissance de ce que la reine Sira, son épouse, avait été préservée de la mort dont elle était menacée pour s’être recommandée à ses prières.

Le lieu où il souffrit le martyre est devenu si illustre, qu’il s’appelle maintenant Sergiopolis, c’est-à-dire la ville de Serge. L’empereur Justinien fit bâtir deux basiliques en son honneur : l’une à Constantinople et l’autre à Ptolémaïs. Il y en a encore une fort ancienne dans Rome, sous son nom et sous celui de saint Bacchus, laquelle est un titre de cardinal. Le Pape Grégoire III la fit réparer.

Quelques unes des reliques sacrées de l’un et de l’autre ont été transportées en France, savoir : un partie dans l’église Notre-Dame de Chartres et l’autre à Angers, dans un temple qui leur est consacré et dont le roi Clovis II est le fondateur. Saint Grégoire de Tours, au livre VII de son Histoire des Francs, chap. XXXI, fait mention du pouce de saint Serge, apporté dans les Gaules.


L’Église fait encore mémoire en ce jour de saint Marcel et de saint Apulée. Leurs Actes disent qu’ils suivirent d’abord Simon le magicien ; mais qu’ayant vu les grands miracles que faisait l’Apôtre saint Pierre, ils abandonnèrent ce mauvais maître et renoncèrent à son art diabolique pour embrasser la religion chrétienne. Ils furent martyrisés à Rome sous Aurélien, homme consulaire, vers la fin du Ier siècle.


Vendredi 28 février 2020
Vendredi après les Cendres
Ce vendredi on vénère
la sainte Couronne d'épines

3e classe
Temps du Carême

S. Léandre,

archevêque de Séville et confesseur,

éducateur de la Foi de S. Herménégilde



Le massacre des Lucs-sur-Boulogne

(La Terreur et les Colonnes infernales)

28 février 1794

Voir plus bas : Méditation du jour


voir Le Martyrologe #90-4



Oraison - collecte
Favorisez dans Votre bonté, nous Vous en supplions, Seigneur, les jeûnes dont nous avons commencé le cours afin qu’accomplissant corporellement cette observance, nous puissions aussi la poursuivre d’un cœur sincère. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire de saint Gabriel de l’Addolorata, confesseur :


Dieu qui avez appris au Bienheureux Gabriel à méditer sans cesse les douleurs de Votre douce Mère et qui l’avez élevé par elle à la gloire des miracles et de la sainteté, accordez-nous, par son intercession, de nous associer comme lui aux larmes de Votre Mère, afin d’être sauvés, nous aussi, par sa maternelle protection. Vous qui vivez et régnez avec Dieu le Père dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour

Mort à vingt-quatre ans comme saint Louis de Gonzague, ce jeune Saint italien nous donne, comme son compatriote, l’exemple d’une adolescence tout entière pénétrée par la grâce de Dieu.

Né en 1838, il entra en 1856 chez les Passionistes, y fit ses vœux, reçut les Ordres mineurs, et mourut le 27 février 1862.

Seule une exacte observation des devoirs d’état et un culte très vif pour la Vierge Marie, Mère des douleurs, l’avaient distingué de ses compagnons d’étude.

Benoît XV le canonisa en 1920.



POUR LE MASSACRE DES LUCS-SUR-BOULOGNE :


DEUX PAROISSES : 2150 ÂMES avec 563 FIDÈLES MASSACRÉS

dont 110 ENFANTS de moins de sept ans.

En 1793, les Vendéens s’insurgeaient contre le gouvernement révolutionnaire, persécuteur des prêtres et de la religion.

Pendant près d’un an, ils tinrent tête aux Armées de la Convention qui, pour en finir, organisa les Colonnes Infernales avec mission de mettre la Vendée à feu et à sang.

Le Massacre des Lucs —à la date du 28 février 1794— est l’un des épisodes les plus tragiques de cette histoire.


Pour plus de détails : Cliquer ci-dessous (Méditation du jour) ou ci-dessus sur le titre (Le massacre des Lucs-sur-Boulogne).



POUR SAINT LÉANDRE :


Saint Léandre appartenait à la race royale des Ostrogoths et fut d’une famille de Saints. Ses deux frères, saint Fulgence et saint Isidore, sa sœur sainte Florentine, ont reçu comme lui les honneurs sacrés, et son autre sœur Théodosie, mariée au roi Léovigilde, fut la mère de l’illustre martyr saint Herménégilde.


Simple religieux à Séville, saint Léandre fut promu à l’Archevêché de cette grande cité par les suffrages unanimes du clergé et du peuple.

Son beau-frère Léovigilde était arien et persécutait les Catholiques, à ce point qu’il fit mettre à mort son propre fils, saint Herménégilde, converti par saint Léandre.


Saint Léandre fut exilé, et du fond de son exil il combattit les spoliations de l’Église par d’admirables écrits. Léovigilde, au lit de mort, se repentit et recommanda à saint Léandre son fils Récarède, qui rentra publiquement dans le sein de l’Église.

Saint Léandre présida en qualité de légat du Saint-Siège le troisième concile de Tolède et mérita le titre d’ « apôtre de la nation gothique ». C’est lui qui réforma la liturgie d’Espagne.


Il était lié d’une tendre amitié avec saint Grégoire le Grand, qui lui envoya le pallium et qui, dit-on, lui fit présent de l’image de la Très Sainte Vierge attribuée à saint Luc et si profondément vénérée des pèlerins à Guadalupe.

Saint Léandre, plein de force et de bonnes œuvres, mourut à Séville l’an 596.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Soyez ferme ; mais doux, et gardez la sévérité surtout pour vous-même.

Méditation du jour
Le massacre des Lucs-sur-Boulogne
28 février 1794
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