S. Pie V
5 mai

  • Résumé

  • « Grande vie » de saint Pie V

  • La Messe dite de saint Pie V

RÉSUMÉ :

Saint Pie V, né à Bosco (Lombardie), entra à quatorze ans dans l’Ordre des Frères Prêcheurs.

Évêque, Cardinal et Pape, il mit en valeur les talents que Dieu, lui avait confiés. Son pontificat, quoique court, fut l’un des plus glorieux du XVIe siècle.

Le protestantisme avait proclamé la réforme et l’islamisme menaçait l’Occident.

Pour apporter un remède aux maux dont gémissait la Chrétienté, saint Pie V veilla à l’application des décrets du Concile de Trente, publia une nouvelle édition du Missel et du Bréviaire et obtint, par les prières qu’il demanda, la victoire glorieuse que les armées catholiques emportèrent à Lépante, en 1571.

Il institua à cette occasion la fête de Notre-Dame des Victoires qui fut plus tard la fête du Très Saint Rosaire.

Il mourut le 5 mai 1572, en récitant l’hymne du Temps Pascal.

Vitrail de la Basilique N.-D. de La Salette. Photo Abbé JMS
Tandis qu
Tandis qu'il adressait au Ciel de ferventes prières pour le succès des armes chrétiennes,
Saint Pie V a la vision de la victoire de Lépante au moment où elle s'opère.

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Saint Pie V est né l’an 1504, Jules II étant pape, Maximilien Ier empereur et Louis XII roi de France.

Deux religieux dominicains cheminaient un jour à travers la Lombardie. Dans un village, ils rencontrèrent un petit pâtre nommé Michel Ghislieri, d’une noble famille ruinée par les guerres civiles. La physionomie ouverte et spirituelle de l’enfant, ses questions, ses réponses, frappèrent vivement ces bons religieux, qui lui proposèrent de l’emmener pour le faire entrer dans leur Ordre. Le pâtre, joyeux, ne prit que le temps d’aller demander la bénédiction de ses parents et suivit les deux fils de saint Dominique.

Ce jour-là, la Providence avait accompli, de la manière la plus simple, un merveilleux dessein, car cet enfant devait être l’immortel saint Pie V.

Les études du jeune Michel furent brillantes ; l’élève devint lui-même, à vingt ans, un professeur distingué. Bientôt il lui fallut courber ses épaules sous la charge de supérieur, puis d’inquisiteur. C’est dans cette fonction épineuse qu’il se créa, en défendant les droits de l’Église, des ennemis implacables. Il dut aller à Rome justifier sa conduite.

Ce voyage de Rome marque dans la vie du jeune religieux. Les Dominicains du couvent Sainte-Sabine, le voyant arriver avec un extérieur négligé, lui firent mauvais accueil ; le supérieur alla même jusqu’à lui dire avec raillerie : « Que venez-vous chercher ici, mon Père ? Venez-vous voir si le collège des cardinaux est disposé à vous faire pape ? » Le religieux peu charitable ne se doutait pas qu’il prédisait l’avenir. Le cardinal Caraffa jugea autrement le jeune inquisiteur ; sous cet extérieur modeste, il reconnut une grande âme destinée par Dieu à combattre vaillamment l’hérésie ; et plus tard, quand il fut devenu pape sous le nom de Paul IV, il eut hâte de donner un évêché à Michel Ghislieri, qui dut l’accepter malgré ses larmes.

Dès lors on vit briller en lui toutes les vertus apostoliques, surtout l’amour des pauvres et le dévouement pour les humbles gens des campagnes. Peu de temps après, l’évêque était cardinal. Il n’accepta des exigences de sa dignité que ce qu’il ne pouvait éviter ; son palais ressemblait à un couvent, sa vie à celle d’un moine. Jamais plus grande violence ne lui fut faite que quand on lui imposa de force la charge du souverain pontificat. Il prit le nom de Pie V.

Peu de papes ont vu autour d’eux le rayonnement de plus grands Saints et de plus grands hommes ; c’était le temps où vivaient les saint Jean l’Aumônier, les saint Thomas de Villeneuve, les saint Jean de Dieu, les saint Jean de la Croix, les sainte Thérèse d’Avila, les saint François de Borgia, saint Louis de Gonzague, saint Stanislas Kostka, saint Charles Borromée

Le grand événement de son règne fut la victoire de Lépante, dont il eut la révélation à l’heure même où elle fut remportée.

Ce grand pape mourut le 1er mai, âgé de soixante-huit ans. C’était l’an 1572, Maximilien II étant empereur germanique et Charles IX roi de France.

La Messe dite de saint Pie V

  • La Messe catholique est celle dite de saint Pie V, qu’il a canonisée.

  • La « nouvelle messe » est celle dénommée « n.o.m. de Paul VI », fabriquée avec les avis et l’approbation au Vatican de ministres protestants.

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L’histoire des Conciles dans l’Église, est l’histoire des combats que l’Église doit mener contre ceux qui s’opposent à elle, à son enseignement traditionnel reçu pacifiquement et faisant partie du « dépôt de la Foi » à elle confié.

Lorsque les contestations doctrinales ou morales avaient pris trop d’ampleur, tandis que le temps avait passé laissant aux uns le temps de l’approfondissement des vérités et de leur enseignement, et aux autres le temps de la réflexion et de l’acceptation de la vérité enseignée, l’Église devait alors prendre des mesures de discipline pour rassurer le peuple fidèle et le protéger des loups en condamnant ces derniers si nécessaire.

Le protestantisme faisant ses ravages sous différentes formes en Europe au XVIe siècle, l’Église a pris des moyens conservatoires concernant ses œuvres vives comme le Catéchisme, la Liturgie et les Sacrements qui étaient directement attaqués.

C’est ainsi que le Concile de Trente, faisant en quelque sorte le point doctrinal de la situation, a demandé en particulier ce que saint Pie V a mis ensuite en œuvre : le « Catéchisme du Concile de Trente », le « Bréviaire Romain » revu et la Messe codifiée.

En fait, il s’agit de la Messe romaine, qui se disait de temps immémorial à Rome, qui a été retenue pour être la référence précise, tandis que quelques rites, vénérables par leurs origines et antiquité, ont été conservés localement (tels le rite Ambrosien à Milan, le rite Lyonnais ou encore le rite Dominicain), et les rites (évidemment valides) datant de moins de deux siècles ont été supprimés.

C’est cette Messe romaine qui a été « canonisée » par saint Pie V. D’où sa désignation par l’expression : « Messe dite de saint Pie V », et non pas « Messe de saint Pie V » car ce n’est ni une nouveauté ni une fabrication.

En revanche, le Novus Ordo Missæ est ainsi désigné officiellement par Paul VI après le concile vatican II. Il doit être désigné par l’expression « n.o.m. de Paul VI », ou plus simplement « synaxe » puisque c’est aussi le nom officiel qui lui a été donné. Cette dite « nouvelle messe » (car elle se désigne comme tel : nouvel ordre de la messe) est une fabrication.

Désignée à Vatican II sous l’expression officielle de « messe normative », la première manière de cette « nouvelle messe » fut rejetée par la majorité des évêques, et Paul VI se réserva d’en traiter lui-même après le concile. Ce qu’il fit, en particulier avec les conseils et l’approbation de ministres protestants, et l’imposa ensuite.


Dimanche 21 juin 2026
4e dimanche après la Pentecôte
3e classe
Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Accordez-nous, Seigneur, cette grâce, nous Vous en prions, que le cours du monde soit pour nous calme et paisible sous la conduite de Votre Providence, et que Votre Église Vous serve avec joie dans la tranquillité. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
L’Esprit-Saint, « distributeur des dons célestes », fit de Louis, jeune prince de la noble famille de Gonzague, un ange de la terre en réunissant en lui toutes les merveilles de l’innocence et de la mortification. Aussi l’Église lui applique-t-elle le verset du Psaume où l’humanité d’Adam avant sa chute et celle du Christ, sont déclarées à peine inférieures à la nature angélique.


Sa naissance à la vie céleste précéda en quelque sorte sa naissance à la vie naturelle, car il vint au monde au château de Castiglione en Italie, dans de si périlleuses circonstances qu’on se hâta de le baptiser. Encore enfant, tous ceux qui le portaient dans leurs bras croyaient tenir un Ange.


À l’âge de neuf ans, il fit à Florence, devant l’autel de !a bienheureuse Vierge, le vœu de virginité et durant toute sa vie, il pratiqua la plus sévère modestie dans les regards. Au milieu des séductions des cours princières, où l’envoya son père, toujours il garda si fidèlement sa première innocence qu’on l’aurait cru confirmé en grâce. Vers l’âge de onze ans, il reçut pour la première fois des mains de saint Charles Borromée le pain des Anges.


À seize ans il entra à Rome dans la Compagnie de Jésus, dont il est l’une des gloires. Il se distingua tellement par sa mortification et son amour divin qu’on le compare aux élus dans la condition où les fixera la résurrection générale. « Ils vivent comme des Anges », dit Jésus, parce que l’âme exercera un plein empire sur le corps qui participera de sa nature spirituelle.

À l’âge de vingt-deux ans (1591), revêtu de son innocence comme d’une robe nuptiale, sur laquelle brillaient les perles de ses larmes continuelles, il mourut victime de son dévouement pour les pestiférés et gravit la montagne sainte pour y prendre part au Banquet céleste où Dieu convie ceux dont le cœur est pur.


Recourons aux mérites et à l’intercession de saint Louis. Benoît XIII le donna comme modèle à la jeunesse, afin que ne l’ayant pas toujours imité dans son innocence, elle l’imite du moins dans sa pénitence.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Vivez dans une grande pureté de corps, de cœur et d’esprit.

Méditation du jour
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