Ste Suzanne
11 août

RÉSUMÉ :

Le même jour (que la fête de saint Tiburce) sainte Suzanne, vierge d’une grande noblesse, qui avait refusé, à cause de son vœu de virginité, l’alliance de Galère Maxime, fils de l’empereur Dioclétien, fut décapitée dans sa maison vers 295. Son corps se trouve avec celui de son père, saint Gabinus et celui de sainte Félicité, la mère des Sept Frères Martyrs que l’on honore le 10 juillet, dans l’église de Sainte-Suzanne où l’on fait la Station le samedi de la 3e semaine de Carême.

On représente souvent sainte Suzanne avec une couronne à ses pieds : c
On représente souvent sainte Suzanne avec une couronne à ses pieds :
c'est qu'elle ne voulut point épouser le fils de l'empereur Dioclétien par amour pour la virginité consacrée à Jésus.

1514

Saint Gabin appartenait à une famille dalmate, obscure avant qu’elle eût donné au trône des Césars un empereur, Dioclétien, ce soldat de fortune, et à la Chaire de saint Pierre un pape, saint Caïus.

Saint Gabin et saint Caïus étaient frères ; Dioclétien était leur neveu. Saint Gabin se maria et eut une fille nommée Suzanne. Sa femme étant morte, il fut reçu dans le clergé de Rome et honoré de la prêtrise.

Dioclétien, proclamé empereur en 284, s’associa bientôt Maximien-Hercule, qu’il décora du titre d’Auguste. En 292, il s’adjoignit deux autres collègues, qu’il nomma Césars, titre qui équivalait à celui d’héritier présomptif de l’empire : ce furent Constance-Chlore et Galérius. C’était l’institution de la provisoire tétrarchie romaine. Dioclétien désirait marier Galérius avec sa cousine sainte Suzanne. L’impératrice Prisca fut chargée de négocier l’affaire. Sainte Suzanne refusa formellement la main de Galérius, ajoutant qu’elle était Chrétienne et qu’elle s’était consacrée à Dieu.

Par ordre de Dioclétien, un de ses officiers, Macédonius, se rendit chez la jeune vierge avec une statuette de Jupiter Capitolin, posée sur un socle enrichi de diamants : « L’empereur, dit-il, me charge de vous remettre ce présent ; adorez le dieu de César ». Sainte Suzanne saisit et jeta par la fenêtre le présent impérial, qui se brisa sur le pavé, à la vue des passants ébahis.

L’officier revint au palais et raconta la scène à Dioclétien.

Celui-ci était déjà irrité contre le Christianisme, qui pénétrait dans son palais et dans sa famille : sa femme, l’impératrice Prisca, et sa fille Valérie étaient chrétiennes ; le capitaine des gardes, saint Sébastien, était l’un des plus fervents disciples de Jésus-Christ ; la conduite de sainte Suzanne acheva de l’exaspérer. Allez, dit-il à Macédonius, d’un coup d’épée vous me débarrasserez de cette jeune fanatique ». Aussitôt Macédonius court chez sainte Suzanne, et, tirant son épée, lui tranche la tête. C’était l’an 295, saint Caïus étant pape et la Tétrarchie romaine dirigeant encore l’empire.

L’impératrice vint la nuit éponger le sang de la martyre, dont le corps fut enseveli dans le cimetière d’Alexandrie, sur le mont Arenarius. Saint Gabin, son père, et saint Caïus, son oncle, furent aussi décapités, pour l’avoir encouragée à garder inviolablement la Foi et les vœux qu’elle avait faits au Seigneur.

Le nom de sainte Suzanne est encore aujourd’hui un des titres cardinalices.

Les reliques de saint Gabin se trouvent à Lyon, dans l’église des Révérends Pères Jésuites : elles furent données à l’ambassadeur de France, d’Alincourt, par le Pape Paul V, au XVIIe siècle.


Mardi 27 janvier 2026
S. Jean Chrysostôme,

évêque, confesseur et

docteur de l’Église universelle
3e classe

Temps après l’Épiphanie



Oraison - collecte
Nous Vous en prions, Seigneur, que Votre céleste grâce accroisse Votre Église, que Vous avez voulu illustrer par les mérites glorieux et par la doctrine du bienheureux Jean Chrysostôme, Votre Confesseur et Pontife. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Saint Jean Chrysostôme né à Antioche vers 344, était un homme d’un grand génie et sa puissante éloquence lui a valu le surnom de Chrysostôme ou bouche d’or.


Le peuple de Constantinople, avide de l’entendre, se pressait en foule dans sa cathédrale. Il s’était épris d’un amour ardent pour saint Paul dont il disait : « Le cœur de saint Paul, c’est le cœur du Christ ». Lui aussi, il a aimé passionnément le Christ, et comme le grand Apôtre, il a tout souffert plutôt que de laisser porter atteinte à Ses droits divins.


Avec saint Athanase, saint Grégoire de Nazianze et saint Basile, il forme le groupe des quatre grands docteurs de l’Église d’Orient.


Sacré Archevêque de la ville impériale, il donna toujours à ceux dont il devenait le père, le pain de la parole et de la grâce. Son courage à flétrir les vices, « à reprendre à temps et à contre-temps », afin d’être toujours le sel de la sagesse qui garantit les âmes contre la corruption, lui valut l’exil et toute sorte de mauvais traitements.


Ce Docteur de l’Église universelle mourut dans le Pont le 14 septembre 407. Ce jour 27 janvier est l’anniversaire de la translation de ses reliques sous Théodose II, en 438.


Aimons à entendre la parole divine, et mettons-la dans notre cœur, afin que notre vie puisse être un reflet de celle de Dieu.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Jurez haine au respect humain ; ne transigez jamais avec le mal.

Méditation du jour
Nécessité et fécondité de la pleine correspondance à la grâce  suite

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