S. Vincent Ferrier
5 avril

RÉSUMÉ :

Saint Vincent, né en Espagne en l’an 1350, entra à l’âge de dix-huit ans dans l’Ordre des Frères Prêcheurs et illustra l’Église par ses vertus et par sa parole.

Appelé « l’Ange du Jugement », il parcourut l’Europe entière, avertissant les pécheurs « d’être prêts parce que le Fils de l’homme viendra à l’heure où l’on n’y pense pas ».

Les paroles du Prophète : « Levez-vous, morts, et venez au jugement », qu’il répétait sans cesse, opérèrent les nombreux miracles de conversion qui remplissent sa vie.

Il proposa de faire cesser le schisme d’Occident en déposant les trois papes qui revendiquaient la tiare et se déclara pour Martin V.

Il mourut à Vannes (Bretagne) en 1419.

Méritons par la pénitence d’échapper à la condamnation de Celui qui doit nous juger un jour.

Timbre-poste émis par l’Espagne en 1955

pour le 5e centenaire de la canonisation de saint Vincent Ferrier

Saint Vincent Ferrier (1350-1419), Dominicain (de l
Saint Vincent Ferrier (1350-1419), Dominicain (de l'Ordre des Frères Prêcheurs).
Portrait par Francisco Vilar (XVIIe siècle) dans l'église San Esteban à Valence qui contient
les fonts baptismaux où le Saint fut baptisé.

1340

Cet apôtre extraordinaire naquit à Valence en Espagne, l’an 1357. Sa mère, avant sa naissance, eut quelque révélation extraordinaire sur son avenir. Inquiète, elle consulta un saint personnage et en reçut l’assurance que cet enfant prédestiné serait un grand saint dont l’éloquente parole ferait fuir les loups et ramènerait au bercail les brebis égarées.

Tout petit enfant, il réunissait ses camarades, leur parlait du bon Dieu et de la sainte Vierge avec tant d’onction et d’amour, qu’ils en étaient touchés.

Après avoir édifié quelques années le couvent des Dominicains de Valence, il fit ses premiers essais dans la prédication, et l’on accourut bientôt de loin pour entendre une parole si apostolique. Il puisait son éloquence dans les plaies sacrées du Sauveur et dans les lumières de l’oraison. Un jour qu’il devait prêcher devant un grand seigneur, il se prépara, contre son ordinaire, plus par l’étude que par la prière ; son sermon fut remarquable. Mais le lendemain, prêchant devant le même seigneur, après une longue préparation aux pieds du crucifix, il parla avec beaucoup plus de chaleur et d’onction. Le prince lui en demanda la raison : « Monseigneur, dit le Saint, c’est Vincent qui a prêché hier, et c’est Jésus-Christ qui a prêché aujourd’hui ».

Saint Vincent avait quarante ans quand il entra pleinement dans sa vocation de missionnaire, après avoir été guéri d’une grave maladie par Notre-Seigneur. Un bâton d’une main, un crucifix de l’autre, il parcourut à pieds presque toutes les provinces de l’Espagne, de la France et de l’Italie, instruisant, édifiant, convertissant les foules ; il alla jusqu’en Angleterre, en Écosse et en Irlande, répandre la semence de la parole divine. Les églises ne suffisant par à contenir la foules de ses auditeurs, il prêchait ordinairement sur les places publiques et en pleine campagne. On compte que ce prédicateur tout divin convertit vingt-cinq mille Juifs et autant de musulmans, et retira du vice plus de cent mille pécheurs. Dieu renouvela pour lui le miracle des premiers jours de l’Église : saint Vincent ne prêchait qu’en latin et en Espagnol, et tous ses auditeurs, quels qu’ils fussent, le comprenaient dans leur langue. Son triomphe était la prédication des fins dernières ; il fut l’apôtre du jugement dernier, et les foules frémissaient de terreur dès qu’il répétait les paroles du Prophète : « Levez-vous, morts, et venez au jugement ».

Quand saint Vincent prêchait en quelque lieu, les marchands de disciplines, de cilices et autres instruments de mortification accouraient et ne pouvaient suffire à satisfaire les acheteurs.

Tous les jours après le sermon son compagnon sonnait les miracles, et on apportait les malades en foule. Il ressuscita un enfant que sa mère avait coupé en morceaux et dont elle avait fait cuire une partie.

Saint Vincent Ferrier mourut à Vannes, en Bretagne, le 5 avril 1418, Martin V étant Pape, Rupert empereur des Romains et Charles VI roi de France.

S. Vincent Ferrier
CONVERSION DES JUIFS ET DES MUSULMANS
Jean-Baptiste Mauzaisse
Saint Vincent Ferrier prêchant les Maures de Grenade.
Saint Vincent Ferrier prêchant les Maures de Grenade.

2242

Saint Vincent Ferrier voyageait partout, par exemple, il allait dans les Alpes dans diverses sectes pour prêcher la vérité apostolique : chez les "vaudois", les "catharins", les "purs" de Lombardie, ou dans les sectes du soleil, "Saint Orient", en Suisse.

Il parvenait par sa sainteté et son amitié à mettre fin à ces cultes, en obtenant d’innombrables conversions.

Il passait aussi systématiquement dans les synagogues des juifs, pensant ainsi hâter le retour du Christ.

Sa connaissance de l’hébreu et des textes talmudiques et rabbiniques suscitait leur admiration, et la Lumière de ses prédications provoquait la conversion d’un grand nombre de rabbins, lesquels devenaient ensuite religieux, dominicains, et même évêques.

La conversion par exemple de l’élite juive d’Aragon entraîna celle de toutes les communautés israélites de ce royaume.

Il y avait un Juif riche en Andalousie, du nom d’Abraham, qui a quitté une église en colère tandis que Vincent était en prédication.

Le Juif n’avait pas aimé ce qu’il entendait.

Comme certaines personnes à la porte s’opposaient à son passage, Saint Vincent s’écria : «Laissez-le aller ! Laissez le passage libre ! »

Les gens obéirent, et à l’instant, une partie de la structure est tombée sur lui et l’a écrasé à mort.

Puis le Saint se dirigea vers le corps.

Il s’agenouilla dans la prière. Abraham revint à la vie, et ses premiers mots étaient :

"La religion des Juifs n’est pas la vraie foi, la vraie foi est celle des chrétiens ! "

Il fut rebaptisé Elias et créa une fondation pieuse, dans l’église du miracle.

On estime prudemment qu’il a converti 25 000 juifs et autant de musulmans, et retiré de leurs vices cent mille pécheurs.


Mercredi 21 août 2019
Ste Jeanne-Françoise

Frémiot de Chantal,

veuve
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Dieu tout-puissant et miséricordieux, qui, après avoir embrasé de Votre amour la bienheureuse Jeanne-Françoise, lui avez donné la force d’âme admirable qui la fit avancer en perfection dans toutes les situations de la vie, et qui avez voulu orner par elle Votre Église d’une nouvelle famille religieuse ; faites, en considération de ses mérites et de ses prières, que, conscients de notre faiblesse, mais confiants en Votre secours, nous puissions, à l’aide de la grâce céleste, surmonter tout ce qui nous est contraire. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Comme Marie, dont nous venons de célébrer l’Assomption, sainte Jeanne-Françoise de Chantal fut épouse, mère et veuve. Comme saint Bernard, elle naquit à Dijon et reçut au baptême le nom de Jeanne, parce que ce jour-là, 23 janvier 1572, le calendrier portait le nom de saint Jean l’Aumônier. Celui de Françoise qu’elle ajouta, lors de sa Confirmation, nous rappelle le doux Saint de Genève.


Comme autrefois saint Benoît et sainte Scholastique, comme saint François d’Assise et sainte Claire, saint François de Sales et sainte Jeanne-Françoise, correspondant aux desseins de la divine Providence, unirent leurs pieux efforts et illustrèrent l’Église par la « fondation d’une nouvelle famille ».


À la mort du baron de Chantal (1601), la jeune veuve se consacre au Seigneur par le vœu de chasteté perpétuelle, et elle écrit avec un fer rouge sur sa poitrine le nom de Jésus. Femme forte, elle quitta tout pour acheter à ce prix la perle précieuse de la vie religieuse. De ses six enfants il lui en restait encore quatre et son vieux père. « Arrêtons le cours de nos larmes, lui dit ce vénérable vieillard, pour faire plus d’honneur à la sainte volonté de Dieu ».


Son fils, Celse-Bénigne, s’oppose au départ de sa mère et se couche en travers de la porte : « Si je ne puis vous retenir, du moins vous passerez sur le corps de votre fils ». Madame de Chantal lutte contre les révoltes de son cœur, et, après avoir laissé couler librement ses larmes, elle s’arme de force et passe sur le corps de son fils. Elle devint la mère de nombreuses vierges de l’Ordre de la Visitation, aujourd’hui répandues dans le monde entier et auxquelles, toute pleine de l’esprit de charité divine elle répétait sans cesse comme saint Jean, son patron : « Aimons Dieu de tout notre cœur, et notre prochain comme nous-mêmes pour l’amour de Dieu ».


Elle mourut en 1641 à Moulins. À l’exemple et par l’intercession de sainte Jeanne-Françoise prions Dieu, afin que, connaissant notre faiblesse et confiants en Sa force, nous surmontions par Sa grâce tous les obstacles.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Retenez la belle devise de sainte Jeanne-Françoise : « Mourir à soi pour vivre à Dieu ».

Méditation du jour
Acte de conformité à la volonté de Dieu  suite

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