S. Victorien et ses Compagnons
23 mars

On lit au début du Martyrologe Romain de ce jour :


En Afrique, les saints martyrs Victorien, proconsul de Carthage, et deux frères de la ville d’Aquarège ; en outre deux marchands, nommés Frumence.

Selon ce que rapporte Victor, évêque d’Afrique, ces Saints, à l’époque de la persécution des Vandales, sous le roi arien Hunéric, souffrirent les plus cruelles tortures pour avoir confessé avec constance la Foi catholique, puis reçurent la couronne de gloire.

1655

Saint Victorien, natif d’Adramète, en Afrique, était proconsul de Carthage. Le roi, nommé Hunéric, homme barbare, employa tous ses efforts pour le détourner de la Religion et lui fit les plus magnifiques promesses ; mais il reçut cette réponse simple et ferme : « Rien ne sera capable de me faire séparer de la Foi et de l’Amour de Jésus-Christ. Vous pouvez m’exposer aux flammes, me jeter aux bêtes, me soumettre à toutes sortes de supplices, jamais je ne trahirai la vraie foi ; ce serait de ma part une ingratitude, une perfidie ; n’eussé-je pas à craindre les châtiments éternels ni à espérer une récompense sans fin, je ne saurais manquer de fidélité à mon Dieu ». Le tyran, irrité, lui inflige tous les tourments que peut lui suggérer sa rage : saint Victorien les endure avec joie et constance et va bientôt recevoir au Ciel la couronne qu’il a glorieusement conquise aux prix de son sang.

Plusieurs autres Chrétiens furent aussi les victimes de ce tyran cruel : parmi eux, deux frères qui s’étaient promis par serment de mourir l’un avec l’autre et d’un même supplice. Dieu permit en effet qu’ils obtinssent de leurs bourreaux la grâce touchante qu’ils avaient désirée.

On commença par les suspendre avec de gros poids attachés à leurs pieds. Au bout d’un jour passé dans cette douloureuse situation, l’un deux, succombant à la douleur, demanda quelque répit. Son frère, craignant qu’il n’eût la faiblesse de renoncer à sa Foi, lui cria du haut de sa potence : « Gardez-vous bien de faiblir, mon frère ; est-ce là ce que nous avons promis ensemble à Jésus-Christ ? Si vous trahissez votre Foi et votre serment, je serai moi-même votre accusateur au tribunal de Dieu ». Le pauvre Martyr chancelant reprit alors courage et s’écria d’une voix forte : « Ajoutez les supplices aux supplices, je suis prêt à souffrir tout ce que souffrira mon frère ».

Les bourreaux ne se laissent pas répéter ; ils emploient contre ces deux héroïques Martyrs les lames de fer rougies au feu, les ongles de fer et d’autres tortures non moins affreuses. Chose étonnante, on ne voyait sur eux aucune meurtrissure ni aucune trace des affreux tourments qu’on leur faisait endurer.

À la fin, voyant que le courage des Martyrs et les merveilles que Dieu opérait en leur faveur semblait fortifier dans la Foi ou convertir ceux qui en étaient les témoins, les bourreaux se hâtèrent d’achever leurs victimes, et les deux frères, désormais frères par la naissance au Ciel comme par la naissance à la terre, allèrent recevoir, avec saint Victorien, la palme due aux victorieux soldats du Christ.


Mardi 13 octobre 2026
S. Édouard-le Confesseur,

roi et confesseur
2e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui avez couronné de la gloire éternelle le roi Édouard, Votre bienheureux Confesseur ; faites, s’il Vous plaît, que nous l’honorions sur la terre de manière à mériter de régner avec lui dans les Cieux. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Saint Édouard, surnommé le Confesseur, était petit-fils de saint Édouard, roi et martyr.


Ayant été élevé sur le trône d’Angleterre « on vit alors, dit un historien, ce que peut un roi qui est véritablement le père de ses sujets. Tous ceux qui s’approchaient de sa personne essayaient de régler leur conduite sur la sienne. On ne connaissait à sa cour ni l’ambition, ni l’amour des richesses, ni aucune de ces passions qui malheureusement sont si communes parmi les courtisans ».


Partout on l’appelait le père des orphelins et des indigents, et il n’était jamais plus heureux que lorsqu’il pouvait faire l’aumône. Il accordait toujours ce qu’on lui demandait au nom de saint Jean l’Évangéliste.

Il mourut en 1066.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
La sainteté est de tous les états ; ne la cherchez pas au loin, elle est près de vous.

Méditation du jour
De la sagesse et de l’ignorance  suite

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