S. Ulrich
4 juillet

RÉSUMÉ :

Saint Ulrich (ou Udalric), évêque d’Augsbourg en Bavière. Admirable par son abstinence, sa libéralité, sa vigilance, et illustre par le don des miracles. Sa nativité au Ciel le 4 juillet 973.

Saint Ulrich, évêque d
Saint Ulrich, évêque d'Augsbourg. Il défendit sa ville lors du siège des Hongrois encore barbares.
Priant et faisant prier, il posta des soldats au lieu des plus fortes attaques
les anima non avec des armes mais avec ses ornements d'Église.

1756

Saint Ulrich appartenait à l’une des plus nobles familles d’Allemagne ; il était né en 893, Formose étant Pape, Arnulf (Arnold) empereur d’Allemagne et Eudes roi de France. Il avait pour sœur Luitgarde, duchesse de Souabe.

Élevé dans l’abbaye de Saint-Gall, il passa sous la conduite d’Adalberon, évêque d’Augsbourg, remplit auprès de lui divers emplois, et lui succéda en 924.

Les Hongrois ayant dévasté la ville et ruiné l’abbaye de Saint-Gall dans une de leurs terribles incursions, un de ses premiers soins fut de soulager les malheureuses victimes, de réparer plusieurs édifices et d’élever des remparts ; précaution qui ne fut pas inutile, puisque les barbares, dans une course nouvelle, ne purent s’en rendre maîtres.

En sa qualité de prince de l’empire, il était obligé d’entretenir des troupes et de les envoyer en guerre ; mais il remit à son neveu l’exercice de ces fonctions, et se borna à remplir ses devoirs spirituels, qui absorbaient tous ses instants. Aucun prélat ne s’en acquitta plus exactement et ne donna, à cette époque de désordre général, un meilleur exemple.

Il visitait son diocèse chaque année, distribuait lui-même ses aumônes et redoublait en temps de jeûne ses austérités, déjà très grandes.

Il mourut, chargé d’ans et de mérites, le 4 juillet 973, Benoît VI étant Pape, Othon Ier empereur d’Allemagne et Lothaire roi de France.

Augsbourg, dont il est le patron, lui doit sa magnifique cathédrale et l’église Saint-Afre où il fut inhumé.

Il a été le premier saint catholique canonisé par décision de Rome. Auparavant les personnalités considérées comme saintes l’étaient par approbation de l’évêque du lieu, incité par la réputation de sainteté qu’il constatait en prêtant attention à la Vox populi.


Dimanche 23 août 2026
13e dimanche après la Pentecôte
2e classe
Temps après la Pentecôte


S. Sidoine,

l’aveugle-né de l’Évangile,

compagnon de saint Maximin,

2e Évêque d’Aix-en-Provence


voir Le Martyrologe #90-4




Oraison - collecte
Dieu tout-puissant et éternel, augmentez en nous la Foi, l’Espérance et la Charité ; et pour que nous méritions d’obtenir ce que Vous promettez, faites-nous aimer ce que Vous commandez. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Nous honorons aujourd’hui un Saint auquel la Sainte Vierge apparut pour lui faire connaître qu’il devait entrer dans l’Ordre des Servites, consacré à honorer les douleurs qui lui ont valu cette gloire dont nous venons de nous réjouir le 15 août.


Né à Florence de l’illustre famille des Béniti, saint Philippe donna dès son berceau des signes de sa future sainteté. Il y avait quinze ans que l’Ordre des Serviteurs de la Vierge Marie, appelés Servites, avait été institué. Le petit couvent était non loin de la ville. C’est là qu’entendant la Messe le jeudi de la Semaine de Pâques, saint Philippe fut frappé des paroles de l’Épître adressées par l’Esprit-Saint au diacre Philippe. Comme il portait le même nom, il s’appliqua ce texte de l’Écriture et se sentant invité par l’Esprit-Saint à entrer dans cet Ordre, il quitta tout pour s’acheter le trésor impérissable du Ciel.


Entré comme Frère convers, il fut plus tard ordonné prêtre, puis devint le général des Servites. Les Cardinaux assemblés à Viterbe, voulurent l’élire Pape et, par humilité il s’y refusa et se cacha dans les montagnes.

Il y fleurit comme le palmier, et y crût comme le cèdre du Liban. Dieu alors l’appela à évangéliser l’Italie, la France et l’Allemagne.


À son retour il fut confirmé dans sa charge pour toute sa vie. Il s’appliqua à calmer l’animosité qui existait entre les Guelfes partisans du Pape, et les Gibelins partisans de l’Empereur. Il courut alors de sérieux dangers auxquels l’Épître de la Messe fait allusion.

Une fièvre ardente le saisit le jour de l’Assomption, et il mourut à Todi en 1285 le jour de l’Octave en contemplant l’image du Sauveur étendu sur la Croix.


Demandons à Dieu l’humilité de saint Philippe, afin que, méprisant à son exemple les biens de la terre, nous recherchions toujours ceux du Ciel.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
« Aimez à être inconnu et compté pour rien » (Imitation de Jésus-Christ)

Méditation du jour
Le désir de Jésus-Christ dans la divine Eucharistie  suite

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