S. Roch
16 août

RÉSUMÉ :

Dans les Gaules, dit le Martyrologe, à Montpellier, la déposition du bienheureux confesseur Roch qui délivra de l’épidémie beaucoup de villes d’Italie par le signe de la Croix. Son corps, transporté à Venise, y fut enseveli avec beaucoup d’honneurs dans une église élevée à son nom.

ORAISON-COLLECTE :

Gardez Votre peuple, nous Vous en supplions, Seigneur, avec une bienveillance continuelle ; et en vertu des mérites du Bienheureux Roch, préservez notre âme et notre corps de toute maladie contagieuse. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Timbre-poste émis par le Grand-Duché du Luxembourg pour Noël 1977

Deuxième valeur d’une série de quatre sujets religieux

Saint Roch.Sculpture baroque de Erasmus Kern (XVIIe siècle).
Saint Roch.
Sculpture baroque de Erasmus Kern (XVIIe siècle).

1776

Saint Roch de Montpellier, Saint populaire entre tous, naquit vers la fin du XIIIe siècle, en 1295, Boniface VIII étant Pape, Adolphe Ier roi des Romains et Philippe IV-le Bel roi de France.

Saint Roch est célèbre par sa pauvreté volontaire, qui lui fit distribuer aux pauvres, à l’âge de vingt ans, l’immense fortune que ses parents lui avaient laissé en héritage ; il est célèbre aussi par ses pèlerinages. Il est souvent représenté en pèlerin de Saint-Jacques de Compostelle, ce qui le fait parfois confondre avec le grand Apôtre.

Dans une ville d’Italie, il guérit tous les pestiférés sur lesquels il fit le signe de la Croix. À Rome où la peste sévissait d’une manière plus terrible, sa présence opéra les mêmes merveilles. Rome sauvée, il parcourut les campagnes et un grand nombre de villes d’Italie, qu’il délivra.

On le représente avec un chien, parce que, dans une grave maladie où il fut abandonné de tous, un chien lui apporta sa nourriture.

Il mourut inconnu après plusieurs années de prison dans le château de son oncle, à Montpellier. Sa mort fut glorifiée par de nombreux miracles. C’était en 1327, saint Roch était âgé de trente-deux ans, Jean XXII étant Pape, Louis V roi de Germanie et roi des Romains et Charles IV-le Bel roi de France.

Bronze flamand du XVIIIe siècle
Bronze flamand du XVIIIe siècle

Mardi 25 août 2026
S. Louis,

roi et confesseur
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui d’une royauté terrestre, avez élevé saint Louis, Votre Confesseur, à la gloire du céleste Royaume ; nous Vous prions, daignez nous accorder, en considération de ses mérites et de son intercession, la grâce d’être associés à la gloire du Roi des rois, Jésus-Christ Votre Fils, qui, étant Dieu, vit et règne avec Vous, dans l’unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Louis IX, né en 1215 et devenu roi de France à l’âge de douze ans, fut très pieusement élevé par la reine Blanche, sa mère, qui lui apprit à préférer mourir plutôt que de commettre un péché mortel.

Il aimait à s’appeler Louis de Poissy, lieu où il avait été baptisé, pour marquer que son titre de Chrétien était son plus glorieux titre de noblesse. « Méprisant les délices du monde, il ne chercha à plaire qu’à Jésus-Christ, le vrai Roi » et fut, dit Bossuet, « le roi le plus saint et le plus juste qui ait jamais porté la couronne ».


Assidu aux Offices de l’Église, il les faisait célébrer solennellement dans son palais où il entendait quotidiennement deux Messes. À minuit il se réveillait pour les Matines et commençait par l’office de Prime sa royale journée.


Il introduisit dans sa chapelle la coutume de fléchir le genou à ces mots du Credo : Et Homo factus est et de se prosterner à l’endroit de la Passion où il est dit que Jésus-Christ expira. Ces deux pieuses pratiques ont été ensuite adoptées par l’Église.

« On me fait un crime de mon assiduité à la prière, disait-il, mais on ne dirait mot si les heures que j’y donne je les passais au jeu ou à la chasse ».

Sa piété ne l’empêcha jamais en effet de donner la plus grande partie de son temps aux affaires de son royaume.


À la suite d’une maladie il fit vœu d’entreprendre une croisade pour reconquérir Jérusalem. D’abord victorieux, il tomba ensuite entre les mains des Sarrasins. Lorsqu’on lui eut rendu la liberté, il demeura encore cinq ans en Orient pour y secourir les Chrétiens. Revenu en France, il s’appliqua à de nombreuses fondations pieuses et fit élever la Sainte Chapelle, comme insigne reliquaire de la sainte Couronne d’épines et de l’importante parcelle de la vraie Croix que lui avait offertes Baudouin II, empereur de Constantinople.


D’une grande austérité pour lui-même, et d’une grande charité pour les autres, il disait : « Mieux vaut pour un roi se ruiner en aumônes pour l’amour de Dieu qu’en faste et vaine gloire. »

« Souvent, dit Joinville, j’ai vu le bon roi après la Messe aller au bois de Vincennes, s’asseoir au pied d’un chêne et donner audience à tous ceux qui avaient à lui parler. »


Sergent du Christ, il portait continuellement la croix pour marquer que son vœu restait à accomplir. Il entreprit en 1270 une nouvelle croisade, mais une épidémie décima son armée en Afrique et l’atteignit lui-même. Les bras en croix et couché sur la cendre, il rendit à Dieu son âme en 1270, à l’heure même où le Christ mourut sur Sa Croix.


La veille de sa mort, on l’entendait répéter : « Nous irons à Jérusalem ». C’est dans la Jérusalem céleste, conquise par sa patience au milieu de ses adversités, qu’il devait régner avec le Roi des rois.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Faites consister votre dignité, à porter noblement votre titre de Catholique.


Méditation du jour
La Charité fraternelle au temps de saint Louis  suite

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