S. Michel des Saints
10 avril

On lit au Martyrologe Romain de ce jour :


À Valladolid, en Espagne, saint Michel des Saints, de l’Ordre des Trinitaires déchaussés pour le rachat des captifs, confesseur.

Il s’est distingué par la pureté de sa vie, son admirable pénitence, son grand amour pour Dieu.

Il a été inscrit au nombre des Saints par le souverain pontife Pie IX.

1350

Il est né à Vich, en Catalogne (Espagne), le 29 septembre 1591, Grégoire XIV étant Pape, Rodolfe II empereur du Saint Empire, Philippe II le roi prudent en Espagne et Henri IV roi de France deux ans avant son abjuration du Protestantisme. Cet enfant de bénédiction méprisa le monde avant de le connaître et dès sa plus tendre jeunesse, il fait le vœu de chasteté perpétuelle. À l’âge de six ans, pressé du désir de marcher sur les traces des Saints, il courut se cacher dans une caverne. Il s’y livrait à de pieuses méditations sur les souffrances de Notre-Seigneur, lorsqu’il fut découvert et obligé à revenir chez lui.

En rentrant sous le toit paternel, saint Michel ne diminua en rien la sévérité du genre de vie qu’il s’était proposé de suivre. Il jeûnait trois fois la semaine, couchait sur des sarments, n’avait qu’une pierre pour oreiller et prenait fréquemment la discipline. Ses mortifications étaient si rigoureuses qu’on a peine à comprendre comment un âge aussi tendre a pu les supporter.

Saint Michel n’avait que douze ans lorsqu’il prit la ferme résolution d’embrasser l’état religieux. Il se rendit à Barcelone et se présenta chez les Trinitaires qui l’admirent au noviciat. Dès qu’il eut atteint l’âge fixé par les canons de l’Église, il fit ses vœux, le 30 septembre 1607. Peu de mois après, il apprit que le bienheureux Jean-Baptiste de la Conception venait d’entreprendre la réforme de l’Ordre de la Sainte Trinité, fondé par le provençal saint Jean de Matha et par saint Félix de Valois et approuvé solennellement en 1198 par Innocent III.

Il se hâta d’aller se joindre aux fervents religieux qui secondaient le zélé réformateur. Il se distingua bientôt par son ardeur à pratiquer la Règle primitive de l’institut que les réformés observaient dans toute sa rigueur. Sa fidélité aux moindres observances était si grande que jamais on ne put le trouver en défaut sur aucun point de la Règle. Il ne possédait qu’une seule tunique, ne buvait jamais de vin et passait quelquefois une semaine entière sans prendre aucune nourriture. Il donnait très peu de temps au sommeil, et passait le reste de la nuit dans la contemplation des choses célestes. On a écrit qu’il passait des heures et des heures agenouillé devant le Saint Sacrement à la chapelle et qu’il fut souvent favorisé d’extases et de visions célestes pendant qu’il célébrait les saints Mystères.

Mais quelles que soient les consolations célestes que saint Michel des Saints goûta dans les exercices de piété, il savait s’en arracher pour remplir les devoirs imposés par la charité. Il passait un temps considérable au confessionnal, dévoué tout entier au service des âmes. Aux yeux de tous, de son vivant même, il a paru être un véritable Saint. On l’appelait : la fleur des Saints, d’où provient sans doute le nom de Michel des Saints que lui connaît la postérité. Son mérite le fit choisir par deux fois pour gouverner des maisons de son Ordre. Il est mort âgé de trente-trois ans, le 10 avril 1625, Urbain VIII étant Pape, Ferdinand II empereur du Saint Empire, Philippe IV roi d’Espagne et Louis XIII roi de France.


Dimanche 8 mars 2026
3e dimanche de Carême
1re classe
Temps du Carême

S. Jean de Dieu,

confesseur



Oraison - collecte
Nous Vous en prions, Dieu tout-puissant, ayez égard aux vœux de nos cœurs humiliés, et pour nous défendre, étendez le bras de Votre majesté. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Saint Jean de Dieu naquit au Portugal en 1495. Après une jeunesse orageuse, à l’âge de quarante ans, un jour qu’il entendait la parole divine, il se sentit tellement enflammé de charité envers Dieu dans le prochain, qu’il distribua tout ce qu’il possédait aux pauvres et consacra toute sa vie à leur service.


L’amour de Dieu se confond en effet avec celui du prochain, nous dit l’Évangile, car les hommes portent en eux l’image du Père céleste dont ils sont les fils en vertu de leur union avec Dieu et avec Jésus par la grâce.

Grâce à son détachement et aux aumônes que saint Jean obtint pour l’érection de deux vastes hôpitaux dans la ville de Grenade, « il enrichit l’Église d’une nouvelle famille » qui prit le nom de Frères-Hospitaliers de Saint-Jean de Dieu et qui, à l’imitation du Christ dans Sa vie d’apostolat, se dévoue pour guérir tout à la fois les corps et les âmes.


Un grand incendie s’étant déclaré dans un hôpital, il se jeta intrépidement au milieu des flammes et sauva tous les malades parce que le feu de l’amour divin qui embrasait son cœur était plus grand que celui qui brûlait au dehors.

Saint Jean, auquel son amour divin fit qu’on joignit à son nom celui de Dieu, était continuellement plongé dans la contemplation des choses célestes.


Atteint d’une grave maladie, il reçut les derniers Sacrements, puis se mettant à genoux, il mourut en pressant sur son cœur l’image de Jésus crucifié. C’était à Grenade en 1550.

Léon XIII le déclara le Patron des hospitaliers et des malades et ordonna qu’on mit son nom dans les Litanies des agonisants.


À l’exemple de saint Jean de Dieu remplissons nos cœurs du feu de la charité divine qui nous purifiera de nos vices et recourons à la protection de ce Saint pour que nous soyons toujours pourvus des remèdes qui conduisent à l’éternité.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Soyez bon pour les pauvres ; voyez en eux les membres souffrants de Jésus-Christ.

Méditation du jour
Relations de saint Joseph avec l’économie de la Rédemption  suite

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