S. Maxime de Riez
27 novembre

  • Vie de saint Maxime de Riez

  • Litanies de saint Maxime

Saint Maxime, s
Saint Maxime, s'enfuyant des îles de Lérins pour se cacher (dans l'Estérel)
pour ne pas être choisi comme évêque de Fréjus.

1027

Saint Maxime, né à Décomer, aujourd’hui Château-Redon (Châteauredon), près de Digne, dans les Alpes de haute-Provence, vers l’an 388, saint Sirice étant pape et Théodose empereur. Il fut baptisé aussitôt après sa naissance.

Poussé par l’exemple et les conseils de ses pieux parents, il se sentit dès l’enfance un grand désir de la sainteté ; il sut, malgré tous les dangers, conserver la pureté de ses mœurs et son innocence baptismale. Son âme possédait un ensemble de vertus qui le rendaient à la fois aimable à Dieu et aux hommes.

Bien qu’il eût voué sa chasteté à Jésus-Christ dès l’âge de dix-huit ans, il voulut s’éprouver longtemps dans la pratique austère des vertus évangéliques, avant d’entrer dans le monastère de Lérins, qui était alors sous la direction de saint Honorat.

Il s’éleva, dans la vie religieuse, à un si haut point de perfection, que tous les religieux le regardaient presque déjà comme leur maître, bien qu’il s’estimât lui-même comme le dernier de tous. Devenu Abbé de Lérins, après l’élévation de saint Honorat sur le siège d’Arles, il sut maintenir par sa vigilance toute la régularité de la discipline. Comme il faisait souvent, le soir, la visite du monastère et de l’île, afin de s’assurer que tout était bien dans l’ordre, plusieurs fois le démon se montra à lui sous des formes terribles ou fantastiques ; mais il le chassait par le signe de la croix.

La réputation du saint Abbé s’accroissait de jour en jour, et, à chaque vacance des sièges épiscopaux des alentours, les regards du peuple se tournaient vers lui. Pour déjouer la détermination des habitants de Fréjus, il s’embarqua sur un bateau et alla se cacher sur le continent, dans la solitude profonde des bois ; il y essuya pendant trois jours et trois nuits les intempéries de la saison pluvieuse, et ne sortit que lorsqu’il fut sûr qu’on avait procédé à une autre élection.

Peu d’années après, il échappa encore par la fuite à son élection au siège de Riez ; mais l’obstination des habitants de cette ville alla le chercher jusqu’en Italie, et il fallut se saisir de sa personne par la force et le ramener sous bonne garde. L’humble moine, après s’être résigné à porter le fardeau sur ses épaules, montra combien il était digne de la confiance des peuples, et tout en restant moine par ses goûts et sa manière de vivre, il devint un grand évêque.

Il vivait sans cesse en la présence de Dieu et s’entretenait avec Lui longtemps chaque jour dans l’oraison. On raconte qu’il ne prenait jamais de nourriture sans dire ce verset du Psalmiste : « Quand donc paraîtrai-je devant la face de mon Dieu ! » Malgré tant de vertus, saint Maxime tremblait à la pensée des jugements de Dieu. En célébrant la sainte Messe, il eut révélation du jour de sa mort. Après avoir recommandé qu’on l’ensevelît avec le cilice qu’il n’avait jamais quitté, il s’endormit en Dieu au chant des psaumes, le 27 novembre 460, saint Léon Ier le Grand étant pape, Majorien l’un des tout derniers empereurs romains d’Occident, Léon Ier empereur d’Orient et Childéric Ier roi des Francs.

Les Litanies de saint Maxime,

Évêque de Riez en Provence

Abbé R. Luquet,

« Saint Maxime, Évêque de Riez »,

Imprimerie Chaspoul, Digne - 1928

  • Ces Litanies sont traduites sur un texte latin qui paraît ancien.

1688

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Dieu, le Père céleste, ayez pitié de nous.

Dieu, le Fils Rédempteur du monde, ayez pitié de nous.

Dieu, le Saint-Esprit, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Saint Maxime, qui avez été comblé des bénédictions de Dieu, priez pour nous.

Saint Maxime, qui, sous l’habit séculier avez été longtemps le soldat de Jésus-Christ, priez pour nous.

Saint Maxime, dès votre jeunesse consommé dans la vertu, priez pour nous.

Saint Maxime, qui avez eu en souveraine horreur les délices de la chair, priez pour nous.

Saint Maxime, qui avez cherché dans les divines Écritures la nourriture de votre âme, priez pour nous.

Saint Maxime, qui avez été humble de cœur et avez quitté le monde pour ne penser qu’à Dieu seul, priez pour nous.

Saint Maxime, le modèle et le pasteur des moines de Lérins, priez pour nous.

Saint Maxime, observateur très fidèle de la parfaite obéissance, priez pour nous.

Saint Maxime, courageusement épris de pauvreté et de travail, priez pour nous.

Saint Maxime, célèbre par votre vie, priez pour nous.

Saint Maxime, illustre par les prodiges et les miracles que vous avez opérés, priez pour nous.

Saint Maxime, la terreur et le vainqueur des démons, priez pour nous.

Saint Maxime, qui avez formé tant de prêtres et d’évêques, priez pour nous.

Saint Maxime, recherché et élu évêque par plusieurs villes, priez pour nous.

Saint Maxime, qui, vous dérobant par la fuite à cette haute dignité, avez enduré pendant trois jours les rigueurs de la faim et de la pluie, priez pour nous.

Saint Maxime, véritablement appelé de Dieu, enlevé par force et sacré malgré vous, priez pour nous.

Saint Maxime, pasteur parfait, qui avez nourri votre troupeau à la fois par la parole et par l’exemple, priez, pour nous.

Saint Maxime, l’honneur et l’illustration des Pontifes, priez pour nous.

Saint Maxime, le modèle de toutes les vertus, priez pour nous.

Saint Maxime, le guérisseur des malades, priez pour nous.

Saint Maxime, le consolateur des affligés, priez pour nous.

Saint Maxime, la lumière des aveugles, priez pour nous.

Saint Maxime, la vie des morts, priez pour nous.

Saint Maxime, qui étant abbé avez été orné des vertus d’un pontife et qui, étant pontife, avez conservé la sainteté d’un abbé, priez pour nous.

Saint Maxime, fondateur de temples divins dans le cœur de vos ouailles et dans l’enceinte de votre ville, priez pour nous.

Saint Maxime, défenseur de la Foi antique, priez pour nous.

Saint Maxime, défenseur de la dignité de la glorieuse Vierge Mère de Dieu, priez pour nous.

Saint Maxime, qui avez prédit votre mort prochaine, priez pour nous.

Saint Maxime, qui avez voulu être enseveli dans le cilice que vous aviez fidèlement porté, priez pour nous.

Saint Maxime, lumière de notre Église, priez pour nous.

Saint Maxime, qui triomphez dans le Ciel, priez pour nous.

Saint Maxime, évêque et patron de Riez, intercédez pour nous.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du, monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

V/ Saint Maxime, priez pour nous.

R/ Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.

ORAISON

Dieu miséricordieux, le Créateur de tous, écoutez les supplications de Vos serviteurs, afin que ceux à qui Vous avez donné pour patron le Bienheureux Pontife Maxime sentent qu’il intercède pour eux auprès de Vous. Par Notre Seigneur Jésus-Christ Votre Fils qui, étant Dieu, vit et règne avec Vous en l’unité du Saint-Esprit, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


  • Règle : Lorsque aucune indication d’imprimatur n’est donnée, on doit considérer que la prière est au seul usage privé.


Dimanche 24 juin 2018
NATIVITÉ DE S. JEAN-BAPTISTE

précurseur du Messie
1re classe

Temps après la Pentecôte

Mémoire de 5e dimanche après la Pentecôte


La solennité des Saints Apôtres Pierre et Paul

est empêchée ce dimanche.

Elle est transférée cette année

au dimanche suivant.



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui nous avez rendu ce jour vénérable par la Nativité du bienheureux Jean, accordez à Votre peuple la grâce des joies spirituelles, et dirigez les âmes de tous les fidèles dans la voie du salut éternel. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire du 5e dimanche après la Pentecôte :


Ô Dieu, qui avez préparé des biens invisibles à ceux qui Vous aiment, répandez dans nos cœurs la tendresse de Votre amour, afin que, Vous aimant en toutes choses, nous obtenions un jour ces biens que Vous nous avez promis et qui surpassent tous nos désirs. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
« Prophète du Très-Haut », saint Jean est figuré par Isaïe et Jérémie ; mieux qu’eux encore, il fut consacré dès le sein de sa mère pour annoncer Jésus et préparer les âmes à Sa venue.

L’Évangile nous retrace les prodiges qui marquèrent sa naissance. Zacharie impose à son enfant le nom que saint Gabriel lui a apporté du Ciel et qui signifie : Le Seigneur a fait grâce. Il recouvre aussitôt la voix et, rempli de l’Esprit-Saint, il prédit les grandeurs de son fils : « Il ira devant la face du Seigneur pour donner au peuple la connaissance du salut ».


L’Ange Gabriel avait annoncé à Zacharie que « beaucoup se réjouiraient de la naissance de saint Jean-Baptiste ». Ce ne furent pas seulement, en effet, « les voisins et les parents d’Élisabeth », qui fêtèrent cet événement, mais chaque année, au jour de l’anniversaire, l’Église toute entière convie ses enfants à partager cette sainte joie. Elle sait que la nativité « de ce Prophète du Très-Haut » en cette Noël d’été est intimement liée à l’avènement du Messie.


À partir de la fête de la Nativité de saint Jean, les jours décroissent, car le soleil ayant atteint le point culminant de sa course annuelle, se remet à descendre. Au contraire, la fête de la Nativité du Sauveur, dont celle-ci est le prélude, marque l’époque où le soleil recommence à monter sur son orbite.

Le Précurseur doit s’effacer devant Jésus qui est la vraie lumière des âmes. « Il faut qu’il croisse, dit saint Jean, et que je diminue ». Les solstices étaient l’occasion de fêtes païennes où l’on allumait des feux pour honorer l’astre qui nous donne la lumière. L’Église christianisa ces rites en y voyant un symbole de saint Jean qui était « une lampe ardente et brillante ». Aussi « encouragea-t-elle ce genre de manifestation qui correspondait si bien au caractère de la fête. Les feux de la Saint-Jean complétaient heureusement la solennité liturgique ; ils montraient unies dans une même pensée l’Église et la cité terrestre » (Dom Guéranger).


Le nom du Précurseur est inscrit au Canon de la Messe en tête de la 2e liste. On célébrait autrefois, au jour de sa fête, trois messes en son honneur, et nombreuses étaient les églises qui lui étaient dédiées. Les parents aimaient de même à donner son nom à leurs enfants. Paul diacre, moine du Mont-Cassin et ami de Charlemagne, avait composé en l’honneur de saint Jean-Baptiste l’hymne : « Ut queant laxis ».


Au XIIIe siècle, le moine bénédictin Guy d’Arezzo remarqua que les notes chantées sur les syllabes initiales formaient la série des six premiers degrés de la gamme. Il désigna chaque degré par la syllabe correspondante : (Ut, ré, mi, fa, sol, la, si) et facilita beaucoup par là l’étude des intervalles musicaux.

Ut queant laxis (do)

resonare fibris. (ré)

Mira gestorum (mi)

famuli tuorum. (fa)

Solve polluti (sol)

labii reatum. (la)

Sancte Johannes. (si)

« Afin que vos serviteurs puissent chanter à pleine voix les merveilles de vos œuvres, purifiez leurs lèvres souillées, ô saint Jean ».

Zacharie, faisant savoir qu’il voulait appeler son fils Jean, avait aussitôt retrouvé l’usage de la parole ; et voici qu’une hymne composée en l’honneur du Prophète dont la voix retentit au désert, devient l’instrument d’un nouveau progrès dans l’art musical.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Remerciez Dieu souvent des grâces de choix dont Il vous a prévenu dès votre apparition dans ce monde.

Méditation du jour
Le Précurseur reconnaissant le Sauveur du monde  suite

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