S. Mathias, Apôtre
24 février

(Les années bissextiles, les Saints du 24 février sont fêtés le lendemain 25 février, ceux du 25 le 26,… jusqu’aux Saints du 28 fêtés le lendemain 29 février.)


RÉSUMÉ :

Saint Pierre dans le Livre des Actes des Apôtres dit que le Prophète avait en vue Judas lorsqu’il déclare « que son épiscopat passerait en d’autres mains ».

C’est le Seigneur Lui-même qui montra celui qu’Il avait choisi pour être associé aux onze Apôtres. C’est à saint Mathias qu’Il a confié les secrets qu’Il puise Lui-même dans le sein de Son Père.

Aussi ce saint Apôtre participe-t-il à la gloire « des princes que Dieu a établis sur les âmes », et « il jugera les douze tribus d’Israël ».

Depuis leur infidélité en effet « leur maison est devenue déserte », et c’est aux Gentils, qui font pénitence, que passe le royaume des Cieux.

Son nom figure au Canon de la Messe. Il prit une part bien active à la propagation de la Foi dans la Palestine, et fut lapidé par les Juifs en 64.

Demandons à « Dieu qui a associé le bienheureux Mathias au collège des Apôtres de nous accorder par son intercession » d’ « expier nos fautes », afin que nous obtenions « paix et pardon ».

Peinture sur bois de Masolino, vers 1427
L
L'Apôtre saint Mathias, et son attribut caractéristique,
auprès du Pape saint Libère (?) ou saint Grégoire le Grand.

1280

SAINT JEAN CHRYSOSTÔME, Docteur de l’Église universelle :

« Ils tirèrent leurs noms au sort. Ne se jugeant pas encore dignes de faire l’élection par eux-mêmes, ils désirent être fixés par un signe extérieur. » (Œuvres complètes, T. VII, p. 550, Homélies sur les Actes des Apôtres, Homélie III, 3, traduction Abbé Bareille, Louis Vivès, Paris - 1878)


SAINT JÉRÔME, Docteur de l’Église universelle :

« Saint Jérôme fait observer, à ce propos, que l’exemple de ce choix ne prouve nullement qu’on doive se servir du sort pour les élections religieuses : car le privilège du petit nombre ne saurait constituer la loi de tous. » (Bienheureux Jacques de Voragine, dominicain, La Légende dorée, au 24 février. Vers 1260).


SAINT BÈDE LE VÉNÉRABLE, Docteur de l’Église universelle :

« Comme le dit, en effet, Bède, c’est seulement au jour de la Pentecôte que fut consommée l’hostie immolée dans la Passion ; c’est au jour de la Pentecôte que la vérité du dogme se trouva entièrement constituée.

« Or, l’élection de Mathias étant avant la Pentecôte, on s’y est servi du sort pour se conformer à la Loi ancienne suivant laquelle le grand prêtre était choisi au sort. Mais, dès que la Pentecôte eut achevé d’abroger l’ancienne Loi, ce n’est plus au sort que furent élus les sept Diacres, mais bien par le choix des Disciples ; et ils furent ensuite ordonnés par l’imposition des mains des Apôtres. » (Bienheureux Jacques de Voragine, dominicain, La Légende dorée, au 24 février. Vers 1260).

Après la trahison, l’apostasie et le suicide de Judas, une place était vacante dans l’auguste collège des Douze. Notre-Seigneur Jésus-Christ étant remonté au Ciel, saint Pierre, chef de l’Église, proposa qu’il fût pourvu au remplacement de l’Iscariote. Le choix des Apôtres et des Disciples se porta sur deux « de ceux qui étaient présents et qui avaient conversé avec le Seigneur depuis le baptême de Jean jusqu’au jour de l’Ascension. » C’était Joseph, dit Barsabas et surnommé « le Juste », et saint Mathias, qui l’un et l’autre faisaient partie des soixante-douze Disciples. L’assemblée se mit en prières, implorant la désignation divine. On tira les noms au sort, et le sort tomba sur saint Mathias, qui fut agrégé aux onze Apôtres.


À l’époque de la séparation, saint Mathias fut destiné à évangéliser la Judée et s’avança jusque dans l’Éthiopie. Les Juifs le persécutèrent durant trente-trois années et enfin le lapidèrent, l’an 63, sous l’empire de Néron et le pontificat de saint Pierre.


Le corps de saint Mathias fut apporté à Rome par sainte Hélène ; une partie est conservée dans la basilique de Sainte-Marie-Majeure ; une autre partie, donnée à saint Agricius, Évêque de Trèves, fut déposé dans l’église de Saint-Euchaire, hors des murs, laquelle prit le titre de Saint-Mathias.


Samedi 15 mai 2021
S. Jean-Baptiste de La Salle,

confesseur
3e classe

Temps Pascal

Sainte Dymphna ou Dimpna de Geel

en Brabant,

vierge et martyre avec

Saint Géréberne,

prêtre et martyr


voir Le Martyrologe #90-4


(Prière de ce jour) :
Voir « Mois de Marie » #1399-64




Oraison - collecte
Ô Dieu, qui pour l’instruction chrétienne des pauvres et pour la confirmation de la jeunesse dans la voie de la Vérité, avez suscité votre Confesseur Jean-Baptiste, et avez par lui fondé une nouvelle famille dans l’Église ; accordez-nous dans Votre bonté, qu’à son exemple et par son intercession, brûlants de zèle pour procurer Votre gloire au moyen du salut des âmes, nous puissions dans les Cieux partager sa récompense. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Né à Reims, le 30 avril 1651, d’une famille illustre, saint Jean-Baptiste de la Salle se rendit dès son enfance cher à tous par les vertus de son âme, la douceur de sa nature et la vivacité de son esprit.

Il alla à Paris pour étudier la Théologie à la Sorbonne. Il était chanoine de l’Église Métropole à dix-sept ans. Devenu prêtre, il offrit le Saint Sacrifice avec une Foi très vive et une très grande ardeur d’amour qu’il garda toujours lorsqu’il était à l’autel.


Dieu l’avait suscité « pour donner l’enseignement chrétien aux pauvres et pour affermir la jeunesse dans la voie de la vérité ». Il fonda dans ce dessein une nouvelle congrégation religieuse qu’il nomma les Frères des Écoles Chrétiennes et qui se répandit bientôt par tout le monde.

Par humilité et par amour de la pauvreté, il renonça à son Canonicat et distribua tous ses biens aux pauvres. « Enflammé de zèle pour le salut des âmes, il se dépensa toute sa vie, dit le Bréviaire, pour leur plus grand bien.


Sévissant assidûment contre lui-même par des jeûnes, des flagellations et d’autres austérités, il passait les nuits en prière. Tel fut son genre de vie jusqu’à ce que, remarquable en toutes les vertus, spécialement par son obéissance, son zèle pour l’accomplissement de la volonté divine, son amour et son dévouement envers le Siège apostolique, et chargé de mérites, il s’endormit dans le Seigneur à Rouen le Vendredi-Saint, 7 avril 1719 à l’âge de soixante-huit ans ».


Après s’être efforcé d’ensevelir sa vie dans les fonctions les plus humbles, en servant Jésus dans les petits enfants, il fut élevé par le divin Ressuscité dont il partage la gloire et qui continue à bénir son œuvre dans l’univers entier.

« Brûlons de zèle comme ce Saint pour procurer la gloire de Dieu en sauvant les âmes, afin de partager sa récompense dans les Cieux ».


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Défiez-vous de la présomption ; mettez votre confiance en la grâce de Dieu.

Méditation du jour
Les coopérateurs du Christ
[On rejette les Catholiques ? on aura les musulmans !…]
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