S. Marcellin, Pape
26 avril

RÉSUMÉ :

La vie de saint Marcellin, Pape, décapité sur l’ordre de Dioclétien.

Saint Marcellin condamné au martyre par Dioclétien en 304.
Saint Marcellin condamné au martyre par Dioclétien en 304.

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Saint Marcellin, Romain d’origine, gouverna l’Église pendant huit ans, de 295 à 304. À cette époque, la persécution de Dioclétien contre les Chrétiens fut si acharnée, qu’en un mois, dix-sept mille Chrétiens de tout sexe et de tout âge furent immolés en diverses provinces.

Un grand nombre de Chrétiens se laissèrent gagner par les menaces ou les promesses ; un pape, même eut la faiblesse de se laisser circonvenir, mais il répara ensuite sa faute en s’offrant lui-même au martyre : ce fut saint Marcellin.

Urbain, le pontife païen du Capitole, vint le trouver. La discussion s’engagea entre eux sur la question de savoir si c’était un grand crime de brûler de l’encens en l’honneur des dieux :

« —Votre Christ, dit le païen, ne reçut-Il point à Son berceau l’encens des mages ? Brûler de l’encens aux dieux est donc, même d’après vous, un hommage légitime.

« —Les mages, dit saint Marcellin, n’offraient point l’encens à une idole vaine, mais au vrai Dieu.

« —Voulez-vous, reprit Urbain, venir un de ces jours au palais de l’empereur ? En sa présence je répondrai à vos objections sur ce point. »

Saint Marcellin y consentit, et le jour venu, prenant la parole devant Dioclétien, il lui dit :

« —Pourquoi semer l’univers de deuil et de carnage, et cela pour un culte faux et superstitieux comme celui de vos idoles ? Pourquoi forcer les Chrétiens, sous peine de mort, à brûler de l’encens devant des statues muettes ? »

Dioclétien espérant, par une feinte douceur, gagner l’esprit de saint Marcellin, et, par lui, obtenir la soumission de tous les Chrétiens de Rome, lui dit :

« —Je reconnais, Marcellin, ta sagesse et ta prudence ; tu es peut-être destiné à changer en amitié fidèle la haine que je portais jusqu’ici au nom chrétien. Viens, et que tout le monde soit témoin de notre réconciliation. »

L’empereur se fit suivre alors du souverain pontife au temple de Vesta ; mais les trois prêtres et les deux diacres qui accompagnaient saint Marcellin refusèrent d’entrer et coururent raconter au clergé romain le triste événement qui menaçait de se produire. Une foule de Chrétiens, accourue au temple pour voir ce qui se passait, vit saint Marcellin, trompé par les fausses paroles de Dioclétien, jeter de l’encens sur le trépied de la déesse et recevoir les félicitations de l’empereur. Mais cette faiblesse lui coûta bien des larmes.

Une fois libre, rentrant en lui-même, nouveau Pierre, après avoir trahi son Maître, il résolut d’expier grandement sa faute. Il parut, couvert d’un cilice, au concile de Sinuesse (en Campanie), et reconnut que, sans avoir sacrifié aux dieux, il avait laissé tomber quelques grains d’encens sur le trépied :

« —J’ai péché devant Dieu et devant vous » s’écria-t-il en présence des évêques, et il signa lui-même sa condamnation. Mais on vit, peu de jours après, saint Marcellin reparaître devant l’empereur et lui reprocher sa perfidie. Pour toute réponse l’empereur le fit décapiter.

C’était en l’an 304, Dioclétien, Galère, Maximien et Constance Chlore étant empereurs (régnant en tétrarchie).


Dimanche 24 juin 2018
NATIVITÉ DE S. JEAN-BAPTISTE

précurseur du Messie
1re classe

Temps après la Pentecôte

Mémoire de 5e dimanche après la Pentecôte


La solennité des Saints Apôtres Pierre et Paul

est empêchée ce dimanche.

Elle est transférée cette année

au dimanche suivant.



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui nous avez rendu ce jour vénérable par la Nativité du bienheureux Jean, accordez à Votre peuple la grâce des joies spirituelles, et dirigez les âmes de tous les fidèles dans la voie du salut éternel. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire du 5e dimanche après la Pentecôte :


Ô Dieu, qui avez préparé des biens invisibles à ceux qui Vous aiment, répandez dans nos cœurs la tendresse de Votre amour, afin que, Vous aimant en toutes choses, nous obtenions un jour ces biens que Vous nous avez promis et qui surpassent tous nos désirs. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
« Prophète du Très-Haut », saint Jean est figuré par Isaïe et Jérémie ; mieux qu’eux encore, il fut consacré dès le sein de sa mère pour annoncer Jésus et préparer les âmes à Sa venue.

L’Évangile nous retrace les prodiges qui marquèrent sa naissance. Zacharie impose à son enfant le nom que saint Gabriel lui a apporté du Ciel et qui signifie : Le Seigneur a fait grâce. Il recouvre aussitôt la voix et, rempli de l’Esprit-Saint, il prédit les grandeurs de son fils : « Il ira devant la face du Seigneur pour donner au peuple la connaissance du salut ».


L’Ange Gabriel avait annoncé à Zacharie que « beaucoup se réjouiraient de la naissance de saint Jean-Baptiste ». Ce ne furent pas seulement, en effet, « les voisins et les parents d’Élisabeth », qui fêtèrent cet événement, mais chaque année, au jour de l’anniversaire, l’Église toute entière convie ses enfants à partager cette sainte joie. Elle sait que la nativité « de ce Prophète du Très-Haut » en cette Noël d’été est intimement liée à l’avènement du Messie.


À partir de la fête de la Nativité de saint Jean, les jours décroissent, car le soleil ayant atteint le point culminant de sa course annuelle, se remet à descendre. Au contraire, la fête de la Nativité du Sauveur, dont celle-ci est le prélude, marque l’époque où le soleil recommence à monter sur son orbite.

Le Précurseur doit s’effacer devant Jésus qui est la vraie lumière des âmes. « Il faut qu’il croisse, dit saint Jean, et que je diminue ». Les solstices étaient l’occasion de fêtes païennes où l’on allumait des feux pour honorer l’astre qui nous donne la lumière. L’Église christianisa ces rites en y voyant un symbole de saint Jean qui était « une lampe ardente et brillante ». Aussi « encouragea-t-elle ce genre de manifestation qui correspondait si bien au caractère de la fête. Les feux de la Saint-Jean complétaient heureusement la solennité liturgique ; ils montraient unies dans une même pensée l’Église et la cité terrestre » (Dom Guéranger).


Le nom du Précurseur est inscrit au Canon de la Messe en tête de la 2e liste. On célébrait autrefois, au jour de sa fête, trois messes en son honneur, et nombreuses étaient les églises qui lui étaient dédiées. Les parents aimaient de même à donner son nom à leurs enfants. Paul diacre, moine du Mont-Cassin et ami de Charlemagne, avait composé en l’honneur de saint Jean-Baptiste l’hymne : « Ut queant laxis ».


Au XIIIe siècle, le moine bénédictin Guy d’Arezzo remarqua que les notes chantées sur les syllabes initiales formaient la série des six premiers degrés de la gamme. Il désigna chaque degré par la syllabe correspondante : (Ut, ré, mi, fa, sol, la, si) et facilita beaucoup par là l’étude des intervalles musicaux.

Ut queant laxis (do)

resonare fibris. (ré)

Mira gestorum (mi)

famuli tuorum. (fa)

Solve polluti (sol)

labii reatum. (la)

Sancte Johannes. (si)

« Afin que vos serviteurs puissent chanter à pleine voix les merveilles de vos œuvres, purifiez leurs lèvres souillées, ô saint Jean ».

Zacharie, faisant savoir qu’il voulait appeler son fils Jean, avait aussitôt retrouvé l’usage de la parole ; et voici qu’une hymne composée en l’honneur du Prophète dont la voix retentit au désert, devient l’instrument d’un nouveau progrès dans l’art musical.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Remerciez Dieu souvent des grâces de choix dont Il vous a prévenu dès votre apparition dans ce monde.

Méditation du jour
Le Précurseur reconnaissant le Sauveur du monde  suite

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