S. Joseph Calasanz
27 août

  • Pour préparer une bonne rentrée scolaire priez ce Saint et lisez sa vie (et sa courte notice sous la date du jour de sa fête, colonne de droite, ou le résumé ci-dessous).

RÉSUMÉ :

L’Église qui vient de célébrer la fête de l’Assomption honore aujourd’hui un Saint qui voua à la Vierge un culte tout spécial.

Saint Joseph Calasanz naquit en Aragon, d’une famille noble, et donna dès sa jeunesse des marques de charité envers les enfants.

Alors qu’il étudiait la théologie à Valence, il eut à se défendre des séductions d’une femme puissante et noble et fit le vœu d’entrer dans les saints Ordres.

Devenu prêtre, il apprit par révélation divine qu’il était destiné à instruire et à former à la piété les enfants et surtout les enfants pauvres.

Il fonda alors l’Ordre des Pauvres Clercs réguliers des Écoles Pies de la Mère de Dieu. Comme Jésus il fit venir à lui les petits enfants et leur enseigna la crainte de Dieu. L’Évangile de la Messe nous redit la consolante parole du Maître : « Quiconque reçoit en Mon Nom un de ces petits, c’est Moi qu’il reçoit ».

« Malgré les sollicitudes du gouvernement général de son Ordre, dit le Bréviaire, et bien qu’il continuât de travailler de tout son pouvoir au salut des âmes, jamais il ne cessa d’instruire les enfants, surtout les indigents. Balayer leurs classes et les reconduire chez eux lui était habituel ».

Il persévéra pendant cinquante-deux ans, même étant malade, dans ces admirables pratiques de patience et d’humilité.

Saint Joseph Calasanz mourut à 92 ans, l’an 1648.

Saint Joseph Calasanz a fondé la première école publique gratuite de toute l’Europe à Rome en 1597. Le pape Pie XII l’a proclamé patron des écoles populaires chrétiennes en 1948.

La dernière communion de saint Joseph Calasanz par le peintre espagnol Goya.
La dernière communion de saint Joseph Calasanz par le peintre espagnol Goya.

695

Saint Joseph Calasanz, Espagnol de race royale, naquit le 15 septembre 1556, Paul IV étant Pape, Ferdinand Ier empereur et Henri II roi de France.

On raconte que, dès l’âge de cinq ans, cet enfant au sang généreux s’armait d’une petite épée, se mettait, à la tête de ses compagnons et s’élançait pour faire, comme il le disait naïvement, « la guerre au diable ».

Dès son jeune âge il récitait le Rosaire, prêchait ses petits camarades et présidait les exercices de piété qu’il leur faisait accomplir. Avec quelle avidité n’écoutait-il pas la lecture de la Vie des Saints, qu’on faisait en famille ! Il s’essayait déjà à suivre leurs admirables exemples, prenait son repos sur la dure et savait trouver mille moyens de faire pénitence.

Au collège, on l’appelait le petit Saint ; ses succès furent, du reste, à la hauteur de sa vertu.

Il avait vingt-cinq ans, quand ses parents lui proposèrent un mariage en rapport avec sa condition ; mais le saint jeune homme avait fait vœu de chasteté et n’aspirait qu’à l’apostolat. Dieu favorisa sa vocation en lui envoyant une maladie fort grave, dont il guérit miraculeusement. Dès lors les obstacles étaient aplanis, et Joseph fut ordonné prêtre le 17 décembre 1583.

Il occupa pendant huit ans de hautes charges dans son diocèse, où un bien immense s’opéra par son zèle ; mais il entendit plusieurs fois une voix lui dire : « Va à Rome, Joseph, va à Rome ! » Il quitta tout pour suivre l’appel de Dieu et partit pour Rome en pèlerin pauvre et inconnu. Il eut occasion de s’y dépenser généreusement, en attendant la manifestation définitive de la volonté de Dieu : visiter et soigner les malades dans les hôpitaux, exhorter les prisonniers, consoler les pauvres, tel était, avec ses exercices de piété, le programme de ses journées.

Levé à minuit, il se livrait à une longue méditation en présence du Saint-Sacrement, récitait Matines et Laudes à genoux, faisait ensuite la visite des sept basiliques à jeun, course de douze à quinze kilomètres, et passait une partie de son temps à l’étude. Les ceintures de fer, les cilices, les flagellations, les jeûnes, complétaient son règlement de vie.

Que d’âmes lui ont dû leur salut ! Il suffisait de tomber entre ses mains pour être assuré d’une conversion sincère. Après cinq ans de cette rude vie, saint Joseph, éclairé sur les besoins du peuple, sentit la nécessité de fonder des écoles gratuites : c’était l’œuvre voulue de Dieu ; elle prit le nom d’Écoles pies, c’est-à-dire écoles pieuses et charitables.


Saint Joseph Calasanz a fondé la première école publique gratuite de toute l’Europe en 1597. Le pape Pie XII l’a proclamé patron des écoles populaires chrétiennes en 1948.


1496

Quelques années après, il pouvait dire : « Si j’avais dix mille religieux, je pourrais les employer dans un mois, tant on m’en demande ».

Il mourut le 25 août 1648, Innocent X étant Pape, Ferdinand III empereur et Louis XIV roi de France, à l’âge de quatre-vingt-douze ans, après s’être dévoué cinquante-deux ans à l’éducation de la jeunesse : « Gagner une âme, disait-il souvent, oh ! combien cela vaut ! combien cela plaît à Dieu ! »

Planche du timbre-poste émis par la Hongrie après le communisme en 1992

Pour le 350e anniversaire de la création des Écoles pies en Hongrie

Saint Joseph Calasanz, fondateur des Écoles pies qui se propagèrent rapidement, non seulement en Italie, mais en Espagne, en Autriche, en Moravie, en Hongrie (à partir de 1642) et en Pologne.
Saint Joseph Calasanz, fondateur des Écoles pies qui se propagèrent rapidement,
non seulement en Italie, mais en Espagne, en Autriche, en Moravie,
en Hongrie (à partir de 1642) et en Pologne.

2127



Vignettes du centre de la feuille de timbres-poste ci-dessus


Saint Joseph Calasanz, fondateur des Écoles pies,  apprend à lire à l
Saint Joseph Calasanz, fondateur des Écoles pies,
apprend à lire à l'enfant, mais surtout lui montre comment faire le signe de la Croix.
Noter que les textes sont en latin.

2128



Timbre-poste de 10 Forint de Hongrie, partie de la planche ci-dessus


Armoiries de l
Armoiries de l'Ordre des Pauvres Clercs réguliers
des Écoles Pies de la Mère de Dieu.
Province de Hongrie.

2129

ARMOIRIES DE L’ORDRE

des Pauvres Clercs réguliers des Écoles Pies de la Mère de Dieu


Ce sont les lettres A et M entrelacées, et surmontées d’une couronne et d’une croix. Au-dessous de ces initiales de l’Ave Maria se voient les sigles en lettres grecques ΜΡ ΘΥ (Μήτηρ Θεοῠ, Mère de Dieu), pour rappeler que l’Ordre des Piaristes fut mis par son fondateur sous la protection spéciale de la Très sainte Vierge.


Mardi 19 mars 2019
S. JOSEPH,

Époux de la Sainte Vierge,

Patron de l’Église universelle.
1re classe

Temps du Carême

Mémoire de mardi de la deuxième semaine de Carême


Oraison - collecte
Faites, Seigneur, que les mérites de l’Époux de Votre Mère nous viennent en aide ; afin que les grâces que nous ne pouvons obtenir par nous-mêmes nous soient accordées par son intercession. Vous qui vivez et régnez avec Dieu le Père dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire du mardi de la deuxième semaine de Carême :


Nous Vous supplions, Seigneur, de continuer à nous assister avec bonté, dans l’observation de ce saint jeûne ; afin qu’ayant appris de Vous-même ce que nous avons à faire, nous l’accomplissions par le secours de Votre grâce. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
L’Église honore toujours saint Joseph avec Marie et Jésus, spécialement aux fêtes de Noël, aussi l’Évangile de ce jour est celui du 24 décembre.


Elle rendit à ce Saint un culte liturgique à la date du 20 juillet, dès le VIIIe siècle, nous dit un calendrier copte. À la fin du XVe siècle sa fête fut placée le 19 mars et en 1621 Grégoire XV l’étendit à l’Église universelle. En 1870, Pie IX proclama saint Joseph Protecteur de l’Église universelle.


Ce Saint « de la race royale de David » était un homme juste. Comme, par le fait de son mariage avec la Sainte Vierge, saint Joseph a des droits sur le fruit béni du sein virginal de son épouse, une affinité d’ordre moral existe entre lui et Jésus.


Il exerça sur l’Enfant-Dieu un certain droit paternel, que la Préface de saint Joseph désigne délicatement par ces mots de « paterna vice ». Sans avoir engendré Jésus, saint Joseph, par les liens qui l’unissent à Marie, est, légalement et moralement, le Père du Fils de la Sainte Vierge. Il s’ensuit qu’il faut par des actes du culte reconnaître cette dignité ou excellence surnaturelle de saint Joseph.

« Il y avait dans la famille de Nazareth, dit Cornelius a Lapide, les trois plus grandes et plus excellentes personnes de l’univers, le Christ Homme-Dieu, la Vierge Mère de Dieu, saint Joseph, père matrimonial du Christ. C’est pourquoi au Christ est dû le culte de latrie, à la Vierge le culte d’hyperdulie, à saint Joseph le culte de suprême dulie ».


Dieu lui révéla le mystère de l’Incarnation et « le choisit entre tous » pour lui confier la garde du Verbe incarné et de la Virginité de Marie.

L’hymne des Laudes dit que : « Le Christ et la Vierge assistèrent à son heure suprême saint Joseph dont le visage restait empreint d’une douce sérénité ». Saint Joseph alla au Ciel pour y jouir à tout jamais de la vision face à face du Verbe dont il contempla si longtemps et de si près l’humanité sur terre.


Ce Saint est donc considéré à juste titre comme le patron et le modèle des âmes intérieures et contemplatives. Et dans la patrie céleste saint Joseph garde un puissant pouvoir sur le cœur du Fils de sa Très Sainte Épouse.


Imitons en ce Saint Temps la pureté, l’humilité, l’esprit de prière et de recueillement de saint Joseph à Nazareth, où il vécut avec Dieu comme Moïse dans la nuée.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Priez beaucoup pour les missionnaires qui vont porter la Foi dans les pays infidèles. Sans oublier que « la France est un pays de mission » où la Foi s’est perdue…

Méditation du jour
Grandeur de saint Joseph  suite

|Qui sommes-nous ?| Effectuer un don| Contacts|