S. Isidore
4 avril

RÉSUMÉ :

Saint Isidore, frère de saint Léandre qui convertit saint Herménégilde, lui succéda en 601 comme archevêque de Séville.

Dans son homélie sur l’Évangile de ce jour, où Jésus compare les Apôtres et leurs successeurs « au sel de la terre et à la lumière qui éclaire tous ceux qui sont dans la maison », ce Saint trace les devoirs de l’évêque.

« Avant tout l’évêque doit, pour accomplir son office, lire la Sainte Écriture, étudier les Canons, imiter les exemples des Saints, s’adonner aux veilles, au jeûne, à la prière, unir l’humilité à l’autorité et mettre sa chasteté sous la garde de la charité, vertu sans laquelle toutes les autres ne sont rien. »

Saint Isidore a réalisé cet idéal.

Versé dans les sciences, il fut considéré comme l’homme le plus savant de son siècle.

Prédicateur infatigable de l’Évangile, il lutta contre les Ariens et d’autres hérétiques « qui fermaient l’oreille à la vérité pour l’ouvrir à des fables ».

Aussi, seize ans à peine après sa mort, survenue en 636, le Synode de Tolède, composé de cinquante-deux évêques, le proclama : « Docteur excellent et la gloire la plus récente de l’Église catholique ».


Le Pape Innocent XIII le canonisa et le proclama docteur de l’Église en 1722.


Saint Isidore a été pour nous ici-bas un Docteur de vie, puisse-t-il être maintenant au Ciel un intercesseur.

Chromolithographie tirée de « La Vie des Saints d’après les anciens manuscrits de tous les siècles »,
Henry de Riancey, éd. F. Kellerhoven, Paris - 1866, (coll. personnelle)
Saint Isidore, archevêque de Séville et désigné par saint Grégoire le Grand comme son vicaire et Vicaire du Saint-Siège apostolique dans toute l
Saint Isidore, archevêque de Séville et désigné par saint Grégoire le Grand comme son vicaire
et Vicaire du Saint-Siège apostolique dans toute l'Espagne.

1337

Saint Isidore, frère et successeur de saint Léandre sur le siège archiépiscopal de Séville, était de famille princière ; il eut aussi pour frère saint Fulgence et pour sœur sainte Florentine, vierge et religieuse, illustre parses chants sacrés.

On rapporte que la nourrice de saint Isidore l’ayant laissé seul un instant dans le jardin de son père, il fut environné d’un essaim d’abeilles, dont quelques-unes se posèrent sur son visage et sur ses lèvres sans lui faire aucun mal : présage des flots de persuasives éloquence qui devaient couler un jour de la bouche du grand docteur. Il fut confié, jeune encore, à son frère aîné, saint Léandre, qui l’aimait comme un fils, mais qui usa envers lui d’une grande sévérité. Un jour, saint Isidore, découragé par l’insuccès de ses efforts et rebuté par les énergiques corrections de l’Archevêque, s’enfuit de l’école de Séville. Après avoir erré quelques temps dans la campagne, exténué de soif et de fatigue, il s’assit auprès d’un puits et se mit à regarder avec curiosité les sillons qui en creusaient la margelle. Il se demandait d’où provenait ce travail, lorsqu’une femme qui venait chercher de l’eau au puits, touchée de la beauté et de l’humble innocence de l’écolier, lui expliqua que les gouttes d’eau, en tombant sans cesse sur le même endroit, avaient creusé la pierre. Alors l’enfant rentra en lui-même et se dit que si la dureté de la pierre se laissait ainsi creuser goutte à goutte par l’eau, son esprit finirait bien aussi par subir l’empreinte de l’enseignement. Il retourna auprès de son frère et acheva son éducation de façon à posséder bientôt le latin, le grec et l’hébreu, et à devenir le collaborateur actif de saint Léandre dans l’œuvre de la conversion des Ariens.

Son zèle et sa science irritèrent tellement ces hérétiques, qu’ils résolurent de le tuer ; mais la Providence le tira de leurs mains. C’est alors que, pour approfondir encore davantage la science de la Foi, il entra dans un monastère, où il s’adonna autant aux vertus religieuses qu’à l’étude.

À la mort de saint Léandre, il était tout désigné pour le remplacer, et il fut reçu par les unanimes applaudissements du peuple. Pendant que tous se réjouissaient de son élévation, lui seul pleurait. Dès qu’il eut ceint la mitre et pris en main la houlette pastorale, sa vie ne fut plus qu’un perpétuel sacrifice, et il ne cessa de se dépenser pour son troupeau, au point qu’il est incompréhensible comment la vie d’un homme si occupé par le ministère extérieur a pu suffire à tant de savants écrits qu’il a légués à la postérité.

Prévenu par le Ciel de son prochain trépas, il se fit porter à l’église, quitta ses vêtements, se fit donner un cilice et s’étendit sur la cendre ; puis il reçut le saint Viatique, demanda pardon à tous de fautes qu’il n’avait point commises, et s’endormit dans le Seigneur en bénissant une dernière fois son peuple, le 4 avril 638. Honorius Ier étant Pape, Héraclius empereur de Byzance et Dagobert Ier roi des Francs.


Mercredi 28 octobre 2026
S. Simon et S. Jude,

apôtres
2e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui nous avez accordé la grâce d’arriver à la connaissance de Votre Nom par Vos bienheureux Apôtres Simon et Jude ; faites qu’en nous avançant dans la vertu, nous célébrions leur gloire éternelle, et qu’en la célébrant nous avançions dans la vertu. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour

Saint Jude ou Thaddée avait demandé au Maître à la dernière Cène pourquoi Il Se manifestait aux Apôtres et non pas au monde. Et Jésus lui répondit qu’Il ne Se manifeste qu’aux âmes qui Lui témoignent leur fidélité en observant Ses commandements.


Tandis que saint Simon annonce l’Évangile aux peuples d’Orient, saint Jude écrit son Épître catholique que nous lisons encore en Occident et « qui, en peu de lignes, déclare Origène, contient une forte doctrine ». Il y prédit dans une première partie la condamnation exemplaire des hérétiques qu’il compare à des nuées sans eau, à des arbres d’automne sans fruits et à des astres errants auxquels l’obscurité des ténèbres est réservée pour toute l’éternité.


Comme les anges infidèles, ils brûleront à tout jamais dans les flammes vengeresses. Dans une deuxième partie, il exhorte les fidèles à ne pas se laisser corrompre par ces séducteurs, mais à rester fermes dans leur Foi en Dieu et dans le Christ.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
L’union fait la force ; unissez-vous, pour faire le bien, aux personnes qui ont du zèle.

Méditation du jour
Moyen de s’attirer les grâces du Ciel  suite

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