S. Hervé
17 juin
On représente souvent saint Hervé avec un loup qui avait dévoré l’âne avec lequel le Saint labourait.
On représente souvent saint Hervé avec un loup qui avait dévoré l’âne avec lequel le Saint labourait.

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Saint Hervé est le fils d’un barde venu de Grande-Bretagne. Aveugle, il choisit une vie d’ermite avec quelques compagnons à Plouvien, dans l’actuel Finistère. Plein d’humilité, il refuse le titre d’Abbé. Sa réputation de sainteté gagne toute la région. La tradition le fait grand ami des animaux : les grenouilles l’écoutent, un renard lui rapporte une poule vivante. Il vivait au VIe siècle.

LES PETITS BOLLANDISTES :

On lit au Martyrologe de France, revu et augmenté (dans Les Petits Bollandistes, Mgr Paul Guérin, d’après le P. Giry, à la date du 17 juin, T. VII, p. 104, Bloud et Barral, 7e éd., Paris - 1878) :

« Aux diocèses de Quimper et Léon et de Rennes, saint Hervé, Hoüarné ou Harvian, ermite, qui eut l’âme d’autant plus éclairée des lumières de la grâce et de la connaissance des choses célestes, que son corps était privé par la cécité de la vue du soleil et de tout ce qui est sur la terre.

« Le lieu où notre Saint fut enterré, a depuis porté son nom et s’appelle encore aujourd’hui Lan-Hoüarné : c’est une église paroissiale de l’ancien diocèse de Léon, entre Landiviziau et Lesneven (Finistère).

« Le précieux corps y resta jusqu’en 878, époque à laquelle, pour éviter la fureur des Normands, il fut transféré à la chapelle du château de Brest, où il resta jusqu’en 1002. Le duc Geoffroi Ier l’ayant alors fait mettre dans une châsse d’argent, le donna en présent à l’évêque de Nantes, qui en enrichit le trésor de son Église, où les précieuses reliques se sont conservées jusqu’à la Révolution.

« Les serments ordonnés par la justice se faisaient autrefois sur cette châsse. L’église de Faouet, dans l’ancien diocèse de Tréguier, a saint Hervé pour patron et possède une petite portion de ses reliques. Il y en a aussi dans l’ancienne cathédrale de Léon. Vers 568. »

C’était vers l’an 568 que mourait saint Hervé, Jean III étant pape, Justin II Tibère empereur d’Orient et Chilpéric Ier roi des Francs.


Vendredi 10 juillet 2026
Les Sept Frères martyrs et

Ste Rufine et Ste Seconde,

vierges et martyres
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Nous Vous en prions, ô  Dieu tout-puissant, faites qu’ayant connu combien Vos glorieux Martyrs ont été fermes dans la confession de leur Foi, nous ressentions les effets de leur charitable intercession auprès de Vous. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
L’Église, en célébrant aujourd’hui le triomphe des sept fils de sainte Félicité (fête le 23 novembre) qui furent martyrisés sous les yeux de leur mère, loue cette femme forte qui, en les exhortant à mourir, « fut elle-même victorieuse en eux tous ». Elle étendit en effet sa maternité jusqu’aux âmes de ses enfants en leur faisant accomplir la volonté de Dieu. Ils moururent en l’an 150, sous l’empereur Antonin.


Le Martyrologe romain donne ces indications :

« À Rome, la passion des Sept Frères martyrs, fils de la martyre sainte Félicité, savoir : Janvier, Félix, Philippe, Sylvain, Alexandre, Vital et Martial, qui souffrirent au temps de l’empereur Antonin, sous Publius, préfet de la Ville. Janvier, d’abord battu de verges, puis soumis aux rigueurs de la prison, fut tué à coups de cordes garnies de plomb ; Félix et Philippe furent assommés à coups de bâton ; Sylvain fut précipité d’un lieu élevé ; Alexandre, Vital et Martial eurent la tête tranchée. »


Un siècle plus tard sainte Rufine et sainte Seconde, sœurs par la nature, le devenaient doublement en mêlant leur sang dans un même supplice, plutôt que de perdre la virginité qu’elles avaient vouée à Jésus, leur époux. Elles furent martyrisées à Rome sous les empereurs Valérien et Gallien en 257.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
N’écoutez pas la voix de la chair et du sang ; mais la voix seule du devoir et de la vertu.

Méditation du jour
Sachons donc accepter les croix  suite

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