S. Didier, évêque de Vienne
23 mai
Saint Didier, Archevêque de Vienne en Dauphiné.

  • On lit au Martyrologe romain de ce jour :

    Dans le Lyonnais, saint Didier, évêque de Vienne, qui par ordre du roi Thierry fut écrasé sous les pierres et obtint ainsi la couronne du martyre.

  • RÉSUMÉ :

    Ce saint évêque s’attira beaucoup de vénération par son savoir et par sa vertu. Il était né dans la ville d’Autun, mais il fut élevé dans celle de Vienne, en Dauphiné.

    Saint Grégoire lui recommanda Mélite et Laurent, missionnaires, qu’il envoyait à saint Augustin, en Angleterre. Il se servit encore de son zèle pour réformer des abus qui s’étaient glissés en quelques Églises de France.

La reine Brunehaut, nouvelle Hérodiade empêche son fils Thierry II d
La reine Brunehaut, nouvelle Hérodiade empêche son fils Thierry II d'écouter saint Didier
et fait assassiner le nouveau saint Jean-Baptiste.

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Ce saint évêque s’attira beaucoup de vénération par son savoir et par sa vertu. Il était né dans la ville d’Autun, mais il fut élevé dans celle de Vienne, en Dauphiné. Saint Grégoire lui recommanda Mélite et Laurent, missionnaires, qu’il envoyait à saint Augustin, en Angleterre. Il se servit encore de son zèle pour réformer des abus qui s’étaient glissés en quelques églises de France.

Il paraît que saint Didier enseignait encore les lettres humaines, après qu’il eut été élevé à l’épiscopat. Il était persuadé sans doute qu’on peut en tirer de grands avantages, pour éclaircir les vérités de la religion. Des personnes malveillantes prirent de là occasion de le décrier auprès de saint Grégoire. Le saint pape reconnut bientôt la vérité et rendit publiquement justice à l’évêque de Vienne.

Brunehaut gouvernait alors en souveraine, sous le nom de ses deux fils Théodebert, roi d’Austrasie, et Thierry, roi de Bourgogne. Divers désordres dont on l’accusait excitèrent le zèle de Didier, qui toutefois se conduisit avec beaucoup de prudence. Cette princesse, connaissant les sentiments du saint évêque, résolut de le perdre. Un sermon sur la chasteté qu’il prêcha en sa présence et en celle de Thierry, lui en fournit bientôt l’occasion. Le prédicateur n’avait pourtant rien dit qui ne fût dans saint Paul. Mais la vengeance est aveugle et fait trouver du crime partout. Trois assassins eurent l’ordre l’aller attendre sur la route, lorsqu’il retournerait à son église.

Ils le massacrèrent dans un village de la principauté de Dombes, appelé aujourd’hui Saint-Didier-de-Chalaronne, parce qu’il est près d’une petite rivière de ce nom. C’était en 608, Boniface IV étant pape, Phocas empereur d’Orient, Théodebert II roi d’Austrasie, Clotaire II roi de Neustrie et Thierry II roi de Bourgogne.


Mercredi 20 novembre 2019
S. Félix de Valois,

confesseur
3e classe

Temps après la Pentecôte


S. Bénigne,

prêtre et martyr


S. Colomban,

évêque et confesseur


voir Le Martyrologe #90-4




Oraison - collecte
Ô Dieu, qui par une inspiration céleste, avez daigné appeler Votre bienheureux Confesseur Félix, de la solitude du désert à l’œuvre du rachat des captifs ; faites, s’il Vous plaît, que son intercession nous obtienne de Vous la grâce d’être délivrés de l’esclavage de nos péchés, et de parvenir à la Patrie céleste. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Saint Félix de Valois, suscité par Dieu, institua avec le Bas-alpin saint Jean de Matha l’Ordre des Trinitaires pour le rachat des captifs.


Saint Félix appartenait à la famille royale de France ; il se distingua dès sa plus tendre enfance par sa compassion envers les malheureux. Voulant se dégager de toute prétention au trône, il quitta tout ce qu’il possédait et se retira dans un désert, près de Meaux, où vint le rejoindre saint Jean de Matha.


À la suite d’une vision, ils quittèrent leur solitude et se rendirent à Rome. Innocent III approuva l’Institut qu’ils fondèrent pour la Rédemption des captifs.

Ils étaient prêts à souffrir la faim et la soif et toutes sortes de mauvais traitements pour délivrer leurs frères. De retour en France, ils se présentèrent à Philippe-Auguste qui les favorisa de ses libéralités.

Le Seigneur de Chatillon leur donna un lieu appelé Cerfroi, où ils fondèrent le monastère qui fut le chef-lieu de leur Ordre. Saint Félix rendit son âme à Dieu l’an 1212.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Méditez cette parole de saint Félix mourant : « Heureux le jour où j’ai quitté la cour pour le désert ! »

Méditation du jour
Excellente préparation à la mort  suite

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