S. Claude, archevêque de Besançon
6 juin
L
L'Évêque Saint Claude retournant à son couvent pour y mourir à quatre-vingt-douze ans.

447

Saint Claude illustra par ses vertus la partie orientale de la Bourgogne connue sous le nom de Franche-Comté. Il naquit à Salins vers l’an 607, Boniface III étant pape, Phocas empereur d’Orient et Clotaire II roi des Francs, d’une illustre famille romaine.

Dès l’âge de sept ans, il fut confié à des maîtres habiles qui lui enseignèrent en même temps les leçons de la science humaine, de la Foi et de la piété. Il se plaisait beaucoup dans la lecture des Livres saints, des Actes des Martyrs, de la vie des Saints et des sermons des Pères et des Docteurs de l’Église ; aussi, jeune encore, devint-il fort instruit. Tous les jours on le voyait assister à la Messe ; il passait à l’église la plus grande partie des dimanches et des fêtes ; il ne se plaisait que dans la compagnie des personnes sérieuses et édifiantes : c’étaient des indices d’une vocation spéciale. Pourtant saint Claude exerça le métier des armes jusqu’à vingt ans, et ce n’est qu’alors qu’il entra dans la sainte milice.

Il fut le modèle des chanoines de la cathédrale de Besançon ; sa vie était celle d’un austère religieux. Pourtant ce n’était pas encore assez pour sa grande âme ; il se retira, douze ans plus tard, dans un couvent ; là, il ne vivait que de racines, reposait sur un dur grabat, n’aimait que la prière. Cinq ans après, il est abbé de son monastère. Ce n’est qu’à l’âge de soixante-dix-huit ans qu’il est élu, malgré ses larmes, archevêque de Besançon. Son épiscopat dura sept années, pendant lesquelles il s’acquitta aussi parfaitement que possible de tous les devoirs d’un pasteur. Bien loin de diminuer ses austérités et son assiduité à la prière, il les augmenta de plus en plus.

Jamais il ne manqua d’assister aux divins Offices avec ses chanoines. Il écoutait toujours avec une grande patience et une grande douceur les causes que ses prêtres venaient plaider devant lui et portait des décisions si équitables, que tout se réglait à la satisfaction des deux parties. Ses occupations ne purent l’empêcher d’adresser souvent la parole lui-même à son clergé et à son peuple ; il parlait de l’abondance du cœur avec une grande facilité et une simplicité toute paternelle. Les sermons du saint vieillard avaient tant de force, qu’ils arrachaient les âmes au vice, inspiraient la vertu et furent une cause du renouvellement de la Foi et des mœurs dans son diocèse.

Il profitait de ses visites pastorales pour exercer les œuvres de miséricorde corporelle en même temps que les œuvres de miséricorde spirituelle, visitant les malades, assistant les pauvres et ne refusant à personne un conseil ou une consolation.

Son grand âge le porta à retourner dans son monastère, à l’âge de quatre-vingt-cinq ans, et il gouverna ses religieux pendant plusieurs années encore.

Après trois jours de maladie, il réunit ses frères, leur adressa une touchante exhortation, leur donna le baiser de paix et s’endormit doucement dans le Seigneur, à l’âge d’environ quatre-vingt-douze ans. C’était l’an 699, saint Serge Ier étant pape, Tibère III empereur d’Orient et Childebert III roi des Francs.


Jeudi 15 janvier 2026
S. Paul,

premier ermite
3e classe

Temps après l’Épiphanie



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui nous réjouissez par la solennité annuelle du bienheureux Paul, Votre Confesseur, accordez-nous aussi, dans Votre bonté, la grâce d’imiter sur la terre les actions de celui dont nous célébrons la naissance au Ciel. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire de saint Maur, abbé :


Nous Vous en prions, Seigneur, que l’intercession du bienheureux Maur, Abbé, nous recommande auprès de Vous, afin que nous obtenions, par son patronage, ce que nous ne pouvons espérer de nos mérites. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Saint Paul, père des Ermites, eut pour historien saint Jérôme. Orphelin à l’âge de quinze ans, il abandonna ses biens et se retira dans le désert où un palmier verdoyant, symbole de ses vertus, lui fournit sa nourriture et son vêtement.

Il méditait dans la solitude la Science des sciences qui est de connaître Jésus-Christ et le Père que le Christ révèle aux humbles. Il vécut de la sorte jusqu’à l’âge de 113 ans, goûtant dans l’exercice héroïque de l’oraison et de la pénitence, la suavité du joug du Seigneur.


Le grand saint Antoine du désert vint le visiter peu avant sa mort et saint Paul lui demanda, comme dernière faveur, de dormir son dernier sommeil enveloppé dans le manteau de saint Athanase, l’invincible défenseur de la divinité du Christ. Il attestait par là qu’il mourrait dans la communion de ce Saint et que toute sa vie de pénitence avait servi à soutenir ceux qui luttaient contre l’hérésie arienne.

Cette mort eut lieu vers 342.


En ce Temps après l’Épiphanie, consacré à la manifestation de la divinité de Jésus, pénétrons-nous, avec saint Paul, Ermite, de cette conviction que la vie chrétienne consiste à reconnaître le Christ comme Fils de Dieu et à nous sanctifier en rendant nôtre Sa sainteté divine.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Ne vous contentez pas d’admirer les Saints, suivez leurs traces.

Méditation du jour
La famille des enfants de Dieu  suite

|Qui sommes-nous ?| Effectuer un don| Contacts| |